Longtemps considéré comme un simple loisir, le streaming vidéo est en passe de devenir un poste de dépense à part entière dans le budget des ménages. À l’horizon 2030, la somme consacrée chaque mois aux plateformes de vidéo à la demande pourrait atteindre jusqu’à 75 euros, sous l’effet cumulé de la multiplication des offres et de la hausse continue des tarifs.
Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large des usages numériques, marquée par la généralisation du modèle par abonnement et par une inflation structurelle des services dématérialisés.
Le streaming, pilier du budget numérique
D’ici la fin de la décennie, le streaming vidéo pourrait représenter à lui seul près d’un tiers des dépenses numériques mensuelles d’un foyer. La coexistence de plusieurs plateformes devenues incontournables explique en grande partie cette dynamique. Chacune cherche à fidéliser ses abonnés grâce à des catalogues exclusifs, rendant les arbitrages de plus en plus difficiles pour les consommateurs.
Ce phénomène illustre un basculement profond : l’accès aux contenus audiovisuels repose désormais sur une addition d’abonnements, là où une offre unique suffisait encore il y a quelques années.
Un budget numérique global estimé à 230 euros par mois
Au-delà du streaming, l’ensemble des services numériques pèserait lourdement sur les finances des ménages. À l’horizon 2030, un foyer pourrait consacrer environ 230 euros par mois à ses abonnements numériques, soit près de 2 800 euros par an.
Ce budget inclurait notamment :
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la vidéo à la demande, autour de 75 euros mensuels
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les outils de productivité et d’intelligence artificielle, estimés à 45 euros
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les services financiers et de cybersécurité, pour environ 30 euros
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la musique et l’audio, autour de 25 euros
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l’information et la presse en ligne, également autour de 25 euros
Le streaming et les outils numériques liés au travail et à la productivité représenteraient à eux seuls plus de la moitié de cette facture.
Vers un « mur des abonnements » ?
Plusieurs tendances expliquent cette progression rapide des coûts. Les hausses tarifaires annuelles, estimées entre 10 et 15 %, s’ajoutent à une fragmentation croissante des offres. De nombreux services autrefois inclus ou accessibles gratuitement basculent progressivement vers des formules premium.
Cette accumulation pose une question centrale : celle de l’accessibilité. Culture, information, divertissement, mais aussi outils professionnels, deviennent de plus en plus conditionnés à la capacité financière des ménages.
Une transformation qui dépasse le divertissement
Si le streaming attire aujourd’hui l’attention par son poids croissant dans les dépenses, il n’est qu’un symptôme d’un phénomène plus large. Le numérique fonctionne désormais comme une succession de péages mensuels, transformant silencieusement la structure du budget des foyers.
À mesure que ces services deviennent indispensables pour s’informer, se divertir ou travailler, la frontière entre dépense de confort et dépense contrainte tend à disparaître. À terme, l’enjeu ne sera plus seulement de choisir à quels abonnements renoncer, mais de préserver un accès au numérique sans qu’il ne devienne un nouveau facteur de fracture sociale.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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