Une trentaine d’agriculteurs bretons affiliés à la FDSEA et aux Jeunes Agriculteurs ont intercepté, le 14 janvier, un camion frigorifique à la sortie de la voie express entre Pontorson et Dinan, à hauteur de Dol-de-Bretagne. L’opération s’inscrivait dans le cadre des barrages filtrants menés partout en France contre l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.
À l’ouverture du camion, les agriculteurs découvrent une cargaison inattendue. « Il contenait 22 tonnes de poulets surgelés venant du Brésil et qui allaient être reconditionnées par Galliance, la filiale volaille de la Coopérative Terrena », a expliqué Thierry Bourgeault, responsable FDSEA cantonal présent sur place et cité par Le Figaro. Les manifestants annoncent alors leur intention de décharger la cargaison devant un site de la coopérative, en signe de protestation.
Sur les sachets plastiques figure la mention « Découpes de poulet salé et congelé, groupe Agrosul », une multinationale brésilienne du secteur agro-industriel. Une situation qui suscite la colère des éleveurs. « Notre coopérative nous demande d’être plus vertueux en France, joue sur notre sérieux et la qualité de nos élevages mais de l’autre elle importe en douce du poulet brésilien, on en a marre d’être les dindons de la farce », a dénoncé un jeune agriculteur. Pour les manifestants, cette importation illustre un décalage croissant entre les exigences imposées aux producteurs français et les pratiques des grands groupes.
Selon Ouest-France, la cargaison était destinée à l’usine de Saint-Nicolas-du-Pélem, dans les Côtes d’Armor, appartenant au groupe Terrena. La coopérative n’a pas tardé à réagir. « Sur 140 000 tonnes de volailles crues que nous utilisons chaque année, les importations en provenance du Brésil représentent seulement environ 1 % du volume », a affirmé son président Olivier Chaillou. Il justifie ces importations par le fait que « la production française et européenne ne couvre pas totalement la demande sur certaines découpes très attendues par le consommateur comme les filets ».
Terrena précise enfin que ces poulets « n’étaient pas destinés à nos marques mais à la restauration hors domicile ». Pour les agriculteurs mobilisés, cet épisode confirme néanmoins leurs craintes : avant même toute ratification officielle, les effets du Mercosur se font déjà sentir sur le terrain.
Crédit photo : animaux.l214.com (photo d’illustration)
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11 réponses à “Dol-de-Bretagne (35). Des agriculteurs interceptent plus de 20 tonnes de poulets brésiliens”
Alors les cocus! un petit coup de barrage républicain anti-France?
Demat d’an holl ; soutien indéfectible à nos paysans résistants ; pour ce faire, un don par virement vient d’être réalisé sur le site » https://resistance-paysanne.fr ; non au Mercosur ; non au prochain accord avec l’Inde et la Thailande = Frexit ; la chanson proposée de ce samedi ? je vous envoie le groupe « The Police »: « Message In A Bottle (Official Music Video) » : https://www.youtube.com/watch?v=MbXWrmQW-OE ; kenavo
Je suppose que des escadrons de poulets atteints de fièvres aviaires républicaines et équipés de Centaures surveillaient notre paysannerie survivante.
Mais… Sait-on jamais ! Si le poulet brésilien chante la samba dans le four, pourquoi pas ? Cela ambiancerait la maisonnée ! Sinon eh bien que le consommateur sache lire les étiquettes alimentaires bordel, il a passé le CM2 non ?
Les étiquettes seront-elles suffisantes pour authentifier l’origine de la viande ?
Les grandes distributions savent tellement bien maquiller ce qu’ils vendent.
Mercosur,
Ou l’art de sacrifier la santé de la jeunesse d’un pays pour … ?
Et qui va devenir obèse à force de consommer boisson sucrée, poulet aux antibiotiques, boeuf aux hormones, tous certifiés OGM ? L’étudiant à qui sera servi les repas à un euro.
Pour vous détendre :
YouTube.com / Jean Ferrat-La Montagne
On sait très bien qui sont les destinataires de ces poulets : des gens qui ne lisent pas les étiquettes car ils bouffent de la merde toute l’année et que cela ne les dérange pas. Ils ne font et ne feront pas partie des centenaires.
Poulet jaune élevé au grain et label rouge ou volaille de Loué c’est facile à lire les étiquettes non ?
Sauf que les étiquettes mentent souvent ! Va falloir aller chercher son poulet chez l ‘ éleveur français ! Mais que dit E.Macron de cette prise de 22 tonnes ????
le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, est aussi le patron de la société
brésilienne
Samas, spécialisée dans les produits animaux.
On comprend mieux pourquoi la FNSEA défend en sourdine le Mercosur.
YA BON les poulets piquousés aux hormones de croissance et aux antibiotiques dans les méga fermes d’Amérique du Sud, sans aucun contrôle. Bon appétit messieurs dames !
Mais ne vous inquiétez pas si vous chopez la chiasse ou un cancer, les Allemands pourront écouler les Mercedes, Porsche, Audi et BMW.