Le syndicat Alliance Police nationale en Loire-Atlantique lance un appel à la mobilisation à Nantes. Une marche est prévue le 31 janvier 2026, entre 11 heures et 12 heures, au départ du commissariat Waldeck-Rousseau jusqu’à la préfecture. L’objectif affiché est clair : alerter sur la dégradation des conditions de travail des policiers et sur le manque criant de moyens humains et matériels pour assurer la sécurité des citoyens.
À l’initiative de cette action, le bureau départemental du syndicat, représenté notamment par son secrétaire et son adjoint, explique être quotidiennement confronté à la détresse des agents sur le terrain. Selon eux, la situation est devenue intenable. Les effectifs sont insuffisants, le matériel souvent inadapté, et la pression ne cesse de s’accentuer dans un contexte de montée de l’insécurité.
« La police est à bout »
Dans les documents diffusés pour appeler à la mobilisation, le ton est volontairement alarmant. Alliance affirme que la police nationale se trouve aujourd’hui dans un état d’épuisement avancé. Les agents seraient à bout, tant physiquement que moralement, après des années de surcharge de travail, de manque de reconnaissance et d’absence de réponses concrètes de la part des pouvoirs publics.
Le syndicat rappelle que, chaque jour, les policiers interviennent pour protéger la population, parfois au péril de leur vie. Pourtant, selon lui, ils le font sans effectifs suffisants, sans équipements adaptés et sans réelle protection juridique. Cette situation créerait un profond sentiment d’abandon et une colère jugée « légitime » par l’organisation syndicale.
Alliance met également en parallèle deux réalités : celle des citoyens confrontés à l’insécurité et celle des policiers qui, selon le syndicat, subissent ce qu’il qualifie « d’impuissance publique », faute de moyens pour agir efficacement.
Une mobilisation nationale coordonnée
La marche organisée à Nantes s’inscrit dans un mouvement plus large. Le bureau national d’Alliance souhaite multiplier ce type de rassemblements dans toute la France. Plusieurs villes sont concernées, parmi lesquelles Paris, Lille, Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Strasbourg, mais aussi des territoires d’outre-mer.
Le syndicat veut ainsi donner une dimension nationale à cette colère et peser davantage sur le débat public. À travers ces mobilisations simultanées, Alliance espère créer un rapport de force et attirer l’attention du gouvernement sur la situation jugée critique de la police nationale.
Boycott des instances nationales
En parallèle de cette mobilisation de rue, le syndicat annonce une mesure forte : le boycott de toutes les instances nationales. Une décision présentée comme un signal politique. Pour Alliance, il ne s’agit plus de participer à des réunions jugées stériles ou à des concertations sans effets concrets.
Le syndicat dénonce une réponse politique faite, selon lui, de discours et de promesses non tenues. Lassés de ce qu’ils considèrent comme de la communication sans actes, les responsables syndicaux estiment que le temps est venu de passer à une confrontation plus directe.
Une alerte sur l’avenir de la sécurité publique
À travers cet appel à manifester, Alliance veut surtout alerter sur les conséquences à long terme de la situation actuelle. Pour le syndicat, l’épuisement des policiers, le manque de moyens et la perte de sens du métier risquent d’aggraver encore les difficultés de recrutement et de fidélisation dans la profession.
À Nantes comme ailleurs, les organisateurs espèrent une mobilisation large, au-delà du seul corps policier. Ils invitent les citoyens, les élus, les personnels administratifs et techniques, ainsi que les associations, à se joindre à la marche du 31 janvier.
L’enjeu dépasse, selon eux, la seule condition des policiers : il concerne directement la capacité de l’État à assurer la sécurité des Français.
Photos : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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