L’idée d’une interdiction des organisations liées aux Frères musulmans progresse nettement dans l’opinion publique française. Selon une étude réalisée par l’Ifop pour la revue Écran de veille, une majorité de Français se dit aujourd’hui favorable à une telle mesure. Le sujet, longtemps cantonné au débat sécuritaire ou diplomatique, s’impose désormais comme une question politique intérieure.
Une majorité nette dans l’opinion générale
D’après ce sondage mené fin septembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte, 53 % des Français se déclarent favorables à l’interdiction des organisations liées aux Frères musulmans en France, contre 33 % d’opposition et 14 % de personnes sans opinion arrêtée.
Cette adhésion dépasse les clivages géographiques et sociaux, avec des niveaux de soutien comparables en zones urbaines et rurales.
L’étude met également en évidence de fortes variations selon les proximités politiques. Le soutien est particulièrement élevé chez les sympathisants de la droite et du Rassemblement national, mais il dépasse également la majorité absolue chez les électeurs de plusieurs autres formations. À l’inverse, l’opposition reste plus marquée chez les sympathisants de la gauche radicale.
Une opinion plus partagée chez les musulmans de France
Le sondage comprend un volet spécifique consacré aux musulmans vivant en France, interrogés dans un cadre méthodologique distinct. Dans ce groupe, les opinions apparaissent plus contrastées.
38 % des musulmans interrogés se disent favorables à une interdiction des organisations fréristes, tandis que 43 % y sont opposés. Près d’un cinquième des personnes interrogées (19 %) n’expriment pas de position tranchée.
Ces résultats montrent que la question divise au sein même de la population concernée, sans alignement automatique entre appartenance religieuse et rejet de la mesure.
Chez les musulmans opposés à une interdiction, les réserves exprimées relèvent principalement de deux préoccupations. 41 % redoutent une discrimination généralisée à l’encontre de l’ensemble des musulmans, tandis que 31 % craignent que la mesure ne favorise l’émergence de courants islamistes plus radicaux, en réaction à une interdiction perçue comme injuste.
À l’inverse, une part significative des musulmans interrogés reconnaît des effets potentiellement positifs à une telle mesure. 48 % estiment qu’une interdiction pourrait réduire les amalgames entre islam et islamisme, 47 % considèrent qu’elle renforcerait la cohésion nationale et le respect des lois, et 36 % jugent qu’elle pourrait contribuer à faire reculer le communautarisme.
Ces données montrent que le débat ne se limite pas à une opposition frontale, mais qu’il traverse la société française dans toute sa complexité.
Une question déjà tranchée ailleurs
Le débat français s’inscrit dans un contexte international plus large. Dans plusieurs pays du monde arabe, notamment l’Égypte, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, la confrérie des Frères musulmans est interdite depuis plusieurs années. Aux États-Unis, la question refait régulièrement surface : après une première tentative en 2017, le président Donald Trump a de nouveau évoqué, à l’automne 2025, la possibilité d’un bannissement, tandis que certains États fédérés ont déjà pris des mesures restrictives.
En France, l’absence de reconnaissance juridique officielle de la confrérie et la fragmentation de ses structures compliquent toute action directe. Le sondage révèle toutefois qu’une majorité de l’opinion publique semble désormais favorable à un durcissement clair vis-à-vis des organisations fréristes.
Sans préjuger des décisions politiques à venir, l’étude IFOP met en lumière une évolution notable du climat d’opinion. La question des Frères musulmans ne relève plus seulement du champ sécuritaire ou universitaire : elle s’installe comme un sujet structurant du débat public, à la croisée des enjeux de cohésion nationale, de libertés publiques et de lutte contre l’islamisme politique.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Une réponse à “53 % des Français favorables à l’interdiction des organisations liées aux Frères musulmans”
Estrosi a eu le mérite en 2016 de dénoncer les freres musulmans.
Bon rien à été fait pour les mettre sur la liste des organisations terroristes.
En 2017 .
Etats-Unis: Trump envisage de qualifier les Frères musulmans d’organisation «terroriste» .
Les frères musulmans interdits en Autriche après les attentats de Vienne.
les freres musulmans y sont interdits classés comme etant une organisation terroriste , aux emirats arabes unis.
L’uoif devenu les musulmans de France.
Proche des frères musulmans pareil ; Ils sont interdits aux emirats arabes unis en 2014.