Les artistes occidentaux des années 80 et 90 adoraient organiser moultes concerts pour Soweto, le grand township noir de la banlieue de Johannesburg où les Noirs s’entassaient par milliers mais également s’entretuaient jour et nuit. Ce bidonville était devenu le symbole de la lutte anti-apartheid de l’ANC, la bonne conscience occidentale oubliant, au passage, les massacres croisés entre militants zoulous de l’Inkhata et partisans de l’ANC. Il est vrai qu’en France, les informations venant de Soweto étaient généralement délivrées par un prêtre catholique de gauche, ami de toute la presse bien-pensance française, mis en cause depuis dans diverses affaires, notamment sexuelles et financières.
Pauvreté pour tous
Aujourd’hui, aucune de ses bonnes consciences de la gauche morale ne se préoccupe du sort des Blancs d’Afrique du Sud, notamment de ces Afrikaners paupérisés victimes d’une longue et lente épuration ethnique. L’Afrique du Sud sous le pouvoir blanc était prospère et avait permis aux Noirs de former leurs Etats autonomes puis indépendants et de vivre suivant leurs coutumes. L’Afrique du Sud « arc-en-ciel » est en faillite et a entraîné la paupérisation de tous, Noirs et Blancs, au profit d’une élite noire proche de l’ANC (les « Blacks Diamants ») enrichie sur la captation de l’Etat et la prévarication. Et contrairement à la politique des banthoustans sous l’Apartheid, les Blancs qui désirent leur indépendance et organisent leur propre état comme Orania ne peuvent obtenir cette indépendance sous prétexte « d’unité »
Dans la banlieue de Pretoria, un township symbolise cette déchéance et cette marginalisation des Blancs d’Afrique du Sud : Sonskyn Hoekie.
Aucune électricité, pas d’eau courante, ce camp a été créé dans les années 90 par Hans Duvenhage pour offrir un refuge aux Sud-Africains blancs devenus démunis.
L’objectif de Duvenhage était d’aider les Blancs pauvres qui étaient passés entre les mailles du filet socio-économique de l’Afrique du Sud post-apartheid.
Ces Blancs, pour la plupart des Afrikaners, n’ont plus les moyens de se loger en ville et n’ont nulle part où aller.
Ils vivent dans des abris de fortune, des cabanes ou des caravanes, et doivent souvent aller chercher de l’eau aux casernes de pompiers voisines et utiliser des toilettes sèches communes. Ils sont soutenus à bout de bras par des organisations charitables chrétiennes blanches comme Helping Others.
L’abandon de la classe ouvrière blanche
Au cours des 30 dernières années, de nombreux habitants de Sonskyn Hoekie étaient des ouvriers qui ont perdu leur emploi dans les industries d’État.
Ces secteurs, comme les chemins de fer, la sidérurgie et les travaux routiers, employaient autrefois des Sud-Africains blancs. Ce n’est plus le cas aujourd’hui en raison de la politique raciale de l’ANC. Les Noirs sont prioritaires, même lorsqu’ils sont incompétents, ce qui amène souvent un « doublement » des postes : un Blanc fait le travail et un Noir touche un salaire sans parfois avoir à se déplacer. Ce qui grève d’autant la compétitivité des entreprises sud-africaines ou du secteur public.
Le camp est géré selon une hiérarchie informelle, et les résidents paient généralement une petite cotisation mensuelle pour leur emplacement.
Ils reçoivent trois repas communautaires par jour, souvent composés de bouillie ou de pain donnés par des associations caritatives et des commerçants locaux.
Les habitants ont expliqué que le manque d’électricité les empêche de profiter de choses que d’autres considèrent comme allant de soi, comme la télévision et la radio.
Ils ont ajouté avoir sollicité la municipalité pour l’eau et l’électricité, mais que les coûts étaient prohibitifs. « Le gouvernement ne nous apporte aucune aide », ont-ils déploré dans un reportage complet de Newsday.
Ils ont expliqué que les gens se rendent souvent à Sonskynhoekie avec des dons, notamment des récipients contenant de l’eau, des conserves et d’autres denrées de consommation.
Négationnisme de l’ANC
Ce quartier est presque entièrement blanc, ce qui remet en question le stéréotype sud-africain courant selon lequel les quartiers informels sont exclusivement noirs.
Le secrétaire général de l’ANC, Fikile Mbalula, est l’un des hommes politiques de premier plan qui ont remis en question l’existence de zones comme Sonskyn Hoekie.
« Avez-vous déjà vu un Blanc au chômage ? Avez-vous déjà vu un Blanc qui vit dans une cabane ? » a-t-il demandé.
Mbalula a posé ces questions lors d’un discours prononcé à Mogwase, dans la banlieue de Rustenburg, à la veille des célébrations de l’ANC, le samedi 10 janvier 2026.
Sonskyn Hoekie, ainsi que d’autres camps de squatters pour les Sud-Africains blancs pauvres, remettent en question cette perception.
Cependant, l’ANC et des militants ont critiqué l’attention médiatique disproportionnée dont bénéficient ces camps.
Ils font valoir que, même si la pauvreté existe chez les Blancs, la grande majorité des personnes vivant dans des quartiers informels en Afrique du Sud restent noires.
Photos Helping Others
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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