Dans un article publié par The Epoch Times, le Dr Jingduan Yang, médecin et praticien s’inspirant de la médecine chinoise, raconte le cas d’une patiente de 52 ans, “Barbra”, épuisée par des bouffées de chaleur soudaines, des palpitations, une anxiété marquée et des insomnies au point de ne plus oser conduire. À travers cet exemple, il défend une idée centrale : la ménopause ne se résume pas à une baisse d’œstrogènes, même si cette baisse constitue un fait biologique majeur.
Le médecin rappelle que, du point de vue de la médecine occidentale, la ménopause s’accompagne de modifications du système nerveux autonome, qui régule notamment la température corporelle, le sommeil, la tension artérielle et la réponse au stress. La diminution des œstrogènes peut favoriser un état de “suractivation” (type fuite ou combat) au détriment des fonctions de récupération. Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sommeil fragmenté, irritabilité, anxiété et palpitations s’inscrivent alors dans un tableau d’instabilité de la régulation.
Le Dr Yang explique qu’il utilise un modèle en quatre dimensions, qu’il appelle “ACES” : l’anatomie (organes et structures), la chimie (hormones, neurotransmetteurs), l’énergie (régulation et “force vitale” dans le langage de la tradition chinoise) et la dimension “âme/esprit” (sens, liens, stabilité intérieure). Selon lui, la médecine moderne s’attarde surtout sur l’anatomie et la chimie, alors que la ménopause mettrait en évidence l’importance de la régulation globale, incluant l’hygiène de vie et la dimension psychologique.
Yin, yang et “réserves” : la métaphore de l’équilibre
La médecine chinoise, telle que présentée par l’auteur, décrit la ménopause comme une transition plutôt qu’une maladie. Il mobilise les notions de yin et de yang : le yin renverrait à des fonctions de refroidissement, d’ancrage, de nutrition et de stabilité ; le yang à la chaleur, l’activité, l’excitation. Dans son interprétation, les symptômes de Barbra correspondent à un yin “affaibli” laissant un yang relativement “sans frein”, ce qui se traduirait par des montées de chaleur, un mental agité et un sommeil difficile. Il fait un parallèle avec le vocabulaire occidental : deux langages différents pour décrire une difficulté à “redescendre” d’un mode stressé et à stabiliser la thermorégulation.
Un autre point développé par le Dr Yang concerne la notion de “rein” dans la tradition chinoise. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas strictement de l’organe anatomique, mais d’un ensemble fonctionnel associé à la croissance, la reproduction, le vieillissement, ainsi qu’aux “réserves” de long terme. Dans ce cadre, la ménopause refléterait une diminution naturelle de ces réserves, et l’enjeu serait d’aider le corps à s’adapter à une nouvelle étape.
Alimentation, acupression, mouvement lent : des pistes proposées
Dans son article, le médecin avance plusieurs pratiques de soutien. Il mentionne une tisane quotidienne à base de baies de goji et de chrysanthème, ainsi que l’intérêt porté à certains aliments “foncés” (haricots noirs, sésame noir, mûres) traditionnellement associés au soutien du “rein” dans cette approche. Il décrit aussi une technique d’acupression sur un point appelé “Rate 6” (Spleen 6 / San Yin Jiao), situé au-dessus de la malléole interne, que certaines patientes utiliseraient pour favoriser l’apaisement avant le coucher. Enfin, il recommande une activité de type qi gong : mouvements lents centrés sur la respiration, visant à calmer le système nerveux sans épuiser l’organisme.
Le récit se conclut sur une amélioration progressive : reprise d’un sommeil plus stable, baisse de l’anxiété, retour à une vie quotidienne plus confiante. Le Dr Yang souligne également un volet souvent négligé selon lui : la qualité des liens, le sentiment de sens, la foi ou l’ancrage intérieur, qu’il présente comme des facteurs susceptibles de moduler la réponse au stress.
Comme le rappelle l’auteur, ces approches ne dispensent pas d’un avis médical classique, en particulier en cas de symptômes brutaux, sévères ou inquiétants. L’intérêt de sa démarche, telle qu’exposée dans The Epoch Times, est de proposer une grille de lecture centrée sur la régulation globale et l’adaptation, plutôt que sur la seule question hormonale.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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