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22/10/2013 -14H00 Swansea, Pays de Galles (Breizh-info.com) – La construction d’un parc éolien au Pays de Galles a permis une découverte sans précédent qui passionne les archéologues britanniques. Des fouilles d’archéologie préventive à Meardy, dans la vallée de la Rhondda, ont mis au jour une pièce de chêne gravée de motifs abstraits. D’après une datation au carbone 14, ce vestige conservé dans la tourbe serait vieux de 6.270 ans. Il remonterait ainsi au tout début du néolithique ou à la fin du mésolithique, période de transition entre civilisations de chasseurs-cueilleurs et civilisations sédentaires. Cela en fait l’un des objets transformés par l’homme les plus anciens d’Europe.
Ce poteau de 1,70 mètres, arrondi à une extrémité, pourrait avoir marqué une frontière tribale ou un site sacré. Il fait actuellement l’objet d’un traitement destiné à assurer sa conservation (selon des méthodes déjà utilisées au Pays de Galles par le Ship Centre de Newport, devenu spécialiste du traitement des bois anciens après la découverte sur place, dans la rivière Usk, d’un bateau de 24 mètres datant du 15e siècle).
Le poteau est gravé d’un motif ovale concentrique et de lignes en zigzag. Les
chercheurs de l’University of Wales Trinity St David, qui ont étudié cette découverte, se sont d’abord demandé si ces lignes auraient pu être creusées par des larves d’insectes ; les paléoentomologistes consultés les ont rassurés : le décor est bien de la main de l’homme.
Et il n’est pas inconnu. Des motifs analogues ont déjà été découverts sur des poteries néolithiques. Et aussi sur au moins deux monuments mégalithiques. L’un est le tumulus funéraire de Barclodiad y Gawres, dans l’île galloise d’Anglesey. Et l’autre… l’allée couverte de Gavrinis en Bretagne !
Crédit photo : licence CC via Wikimedia ; Meardy, Peter Goodwin ; Gavrinis, J. E. Walkowitz de de.wikipedia.org
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