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À partir de la rentrée 2026, tous les élèves de 4ᵉ suivront un nouveau module d’éducation financière, consacré à la gestion d’un budget, à l’épargne, au crédit, aux moyens de paiement et aux arnaques financières. La mesure recueille une adhésion massive, d’après une enquête menée pour Yomoni, société de gestion d’épargne en ligne, et publiée en mai 2026 : 82 % des Français se déclarent favorables à son introduction au collège, contre seulement 5 % d’opposants.
Ce consensus, rare sur un sujet de politique éducative, s’accompagne d’un constat plus amer : une large majorité de sondés estime que l’école ne leur a, à eux, rien appris en la matière.
Un sentiment d’abandon largement partagé
80 % des personnes interrogées considèrent que l’école ne les a pas suffisamment préparées à gérer leur argent dans la vie adulte. Seuls 17 % portent un jugement positif sur cette formation. Le déficit est jugé d’autant plus pénalisant que 74 % des sondés estiment qu’une meilleure éducation financière à l’école leur aurait probablement ou certainement évité des erreurs ou de mauvaises décisions.
Parmi les erreurs citées figurent en tête le découvert bancaire et la mauvaise gestion du budget (49 %), l’absence d’épargne de précaution (47 %) et les mauvais choix de placement (31 %). Des manques élémentaires, souligne l’étude, qui se paient dès l’entrée dans la vie active.
L’école, mais aussi la famille
Le déficit ne tient pas qu’au système scolaire. 63 % des Français déclarent que l’argent était un sujet rarement ou jamais abordé en famille durant leur enfance, et 12 % le qualifient même de tabou. Cette double absence, à l’école comme à la maison, expliquerait l’ampleur des lacunes constatées à l’âge adulte.
Dans ce vide, une autre source d’influence s’est imposée : 70 % des sondés estiment que les jeunes sont aujourd’hui davantage influencés par les réseaux sociaux que par l’école ou la famille en matière d’argent et d’investissement. Le directeur de la communication de Yomoni résume ce glissement en observant que des générations ont grandi sans qu’on leur parle d’argent, un silence que les plateformes sociales auraient comblé.
Le budget du quotidien plébiscité, la macroéconomie reléguée
Interrogés sur les notions à enseigner en priorité, les Français privilégient nettement le concret. La gestion d’un budget au quotidien arrive largement en tête (57 %), devant l’épargne (45 %), le crédit et le risque de surendettement (42 %), puis le repérage des arnaques financières (39 %).
À l’inverse, les notions de macroéconomie suscitent peu d’intérêt : la dette publique et le déficit (6 %), le rôle des banques centrales (6 %), la croissance et le PIB (5 %) ou la mondialisation (3 %) ferment la marche. Les sondés veulent visiblement des outils pratiques, pas des cours de théorie économique.
Sur le plan symbolique, la légitimité de la matière est peu contestée : 84 % jugent qu’apprendre à gérer son argent est au moins aussi important que certaines disciplines traditionnelles, et près d’un quart l’estiment même plus utile au quotidien que des matières actuellement enseignées.
Une réforme approuvée, mais des doutes sur sa mise en œuvre
L’enthousiasme ne vaut pas blanc-seing. Près d’un Français sur deux (47 %) doute que les collèges disposent d’enseignants suffisamment formés pour assurer ces cours, contre seulement 17 % qui s’en disent convaincus. Un quart des sondés estime que tout dépendra de la formation proposée, et 11 % souhaitent le recours à des experts extérieurs.
La question de l’intelligence artificielle comme outil pédagogique fait par ailleurs son entrée dans le débat : 57 % des Français accepteraient qu’un jeune demande des conseils financiers à une IA, à condition qu’elle soit encadrée ou limitée à des notions simples, tandis que 24 % jugent le risque trop élevé.
Une étude à lire en gardant son commanditaire à l’esprit
Plébiscitée dans son principe, la réforme reste donc suspendue, aux yeux des sondés, à la question des moyens humains. Un dernier point mérite attention : l’enquête a été commandée par Yomoni, acteur privé de la gestion d’épargne en ligne, dont l’activité bénéficie directement d’un public mieux sensibilisé aux questions de placement. Ce type d’étude, qui sert aussi de support de communication à son commanditaire, demande à être lu avec ce recul. Sur le plan méthodologique, elle a été réalisée en ligne du 19 au 26 mai 2026 auprès de 4 001 répondants recrutés via un panel et des canaux comme Facebook et LinkedIn, avec redressement sur les données de l’Insee — un protocole déclaratif qui n’a pas la robustesse d’un sondage aléatoire.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine
6 réponses à “Éducation financière au collège dès la rentrée : 82 % des Français approuvent, selon une étude”
C’est aux étudiants qu’il faut demander leur avis.
Est-ce qu’ils sont vraiment intéressés?
Une excellente initiative qui arrive 30 ans trop tard au moment où le pays est en faillite et où les français ont le porte monnaie vide ! Le nouveau thème serait : Comment survivre sans argent dans un pays endetté.
On en parlait justement avec mes élèves de lycée : oui, ils disent bien qu’ils ont besoin d’une éducation financière, cela leur manque. Ce n’est pas leurs cours de SES en seconde (plus de sociologie marxiste qu’autre chose) qui vont les aider. Ce qui nous était naturel avant (exemples des parents, grands-parents etc.) ne le semble plus aujourd’hui.
C’est aux parents d’élever leurs enfants, l’Education Nationale ou ce qu’il en reste…Mon Dieu… a autre chose à faire…ils planent les abrutis de parents! Ils capitulent dans tous les domaines. Lorsque gamin mon père me conduisait à l’école, nous nous arrêtions dans le hall de la BNP à Quimper pour examiner et étudier les cours de la Bourse! Mais c’est aussi aux parents de sortir de leur merde sociale!
Alors pourquoi pas en effet, mais à mon avis pas plus d’une heure par semaine (voire tous les 15 jours). L’occasion aussi d’évoquer les risques des monnaies virtuelles, des paris en ligne… Mais cela étant, quelle autre matière va voir son quota d’heure être diminué pour cette initiation économique ? Vaste problème…
Et l’enseignement des positions du kamasutra avec bien sûr des travaux pratiques ? C’est du concret, de l’utile !