Remigration Summit de Porto : retour sur la seconde édition avec Maïlys Clauzel [Interview]

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Journaliste pour Ligne Droite et Radio Courtoisie, Maïlys Clauzel était présente le 30 mai à Porto pour la seconde édition du Remigration Summit. Elle nous livre son témoignage direct sur l’événement, son ambiance, ses intervenants et les perspectives d’un mouvement qui entend s’imposer durablement dans le débat politique européen.

Breizh-info.com : Tu reviens de Porto, où s’est tenue le 30 mai la seconde édition du Remigration Summit, après celle de Milan en 2025. Peux-tu commencer par planter le décor : quel lieu, quelle ambiance, et quelle a été ton impression générale en y arrivant ?

Maïlys Clauzel : Cette deuxième édition du Sommet de la Remigration a été un véritable succès. Nous étions réunis dans la région de Porto, dans un cadre prestigieux, au sein d’une ambiance fraternelle rassemblant des peuples européens déterminés à sauver notre civilisation grâce à une solution politique devenue indispensable : la Remigration.

Cette journée fut tout simplement exceptionnelle. Les progrès réalisés dans l’organisation par rapport à l’édition précédente, qui s’était tenue à Milan, étaient particulièrement remarquables et témoignaient de la montée en puissance de cette initiative.

C’est typiquement le genre de moment qui redonne espoir et rappelle que nous ne sommes pas seuls. Partout sur notre continent, des Européens s’organisent, échangent et agissent. L’Europe autochtone n’a pas dit son dernier mot, et la détermination de ceux qui œuvrent à sa préservation apparaît, plus qu’hier et moins que demain, plus forte que jamais.

Breizh-info.com : La presse de gauche, à l’image de Basta!, décrit un rassemblement d’« ex-néonazis en costume-cravate » et de « groupuscules suprémacistes ». De ce que tu as vu sur place, qu’y avait-il de fidèle et qu’y avait-il de fantasmé dans ce portrait ?

Maïlys Clauzel : Effectivement, ce qui sautait aux yeux, c’est que tout le monde était particulièrement bien habillé. Nous étions tous sur notre trente-et-un, pour ainsi dire. À droite, nous avons le sens de l’élégance, de la tenue et du savoir-vivre, sur bien des points. Nous sommes tout simplement plus classe que la gauche. Il ne faut pas être jaloux, ce n’est pas très humaniste, n’est-ce pas !

En revanche, les habituelles accusations de « néo-nazis » ou de « membres de groupuscules suprémacistes » relèvent du fantasme le plus total. Il y avait surtout des gens parfaitement normaux, très loin des caricatures grotesques qui tentent de faire retentir le « bruit de bottes » que la gauche ressort mécaniquement dès qu’elle croise quelqu’un qui dépasse légèrement les limites de son prêt-à-penser idéologique.

À défaut d’avoir des arguments, la gauche préfère distribuer les étiquettes. C’est plus simple que de répondre sur le fond. Pourtant, il n’y a absolument rien de nazi ou de suprémaciste à vouloir vivre tranquillement chez soi en tant que peuple autochtone et à défendre la continuité de sa civilisation. Présenter cette aspiration comme extrémiste relève soit de la mauvaise foi, soit d’une profonde déconnexion avec les préoccupations réelles d’une partie croissante des Européens, soit d’une volonté assumée de faire disparaître notre civilisation et nos mœurs.

Breizh-info.com : Parlons du public, justement. Qui étaient les participants venus assister à ce sommet ? S’agissait-il surtout de militants aguerris, de curieux, de jeunes, d’élus ? As-tu été surprise par la sociologie de la salle ?

Maïlys Clauzel : Étant une habituée de ce genre d’événements, je n’ai été surprise ni par le public présent ni par les accusations infondées de la gauche.

La réalité était bien moins sensationnelle que ce que la bien-pensance aime décrire. La majorité des participants étaient de jeunes étudiants, militants, intellectuels et pères ou mères de famille. Des gens parfaitement ordinaires, venus avec un objectif commun : comprendre les tenants et les aboutissants de la Remigration et échanger autour de ce projet.

À en juger par les discussions animées tout au long de la journée et par les sourires que l’on pouvait voir sur les visages en fin d’événement, je crois que personne n’a été déçu.

Breizh-info.com : Le concept même de « remigration » fait l’objet de définitions très variables, du simple renvoi des clandestins et délinquants étrangers jusqu’à des projets bien plus larges. Dans les interventions que tu as entendues, quelle définition dominait réellement, et y avait-il des désaccords entre orateurs ?

Maïlys Clauzel : Il n’y avait pas vraiment de désaccord entre les orateurs. Au contraire : tous les discours expliquaient par A + B en quoi la Remigration est essentielle, non seulement pour stopper l’invasion migratoire, mais aussi pour pallier la crise de la natalité, renouer avec la liberté des femmes en Europe, et même redresser l’économie.

Jeunes militants, figures plus expérimentées, intellectuels ou experts : tous étaient d’accord pour dire que la Remigration est la solution la plus pacifique et la plus efficace pour régler bien des maux imposés par nos technocrates depuis maintenant, hélas, plus de cinquante ans.

Ce qui était particulièrement frappant, c’est à quel point cette idée faisait consensus. Malgré des parcours, des nationalités et des expériences différentes, tous arrivaient à la même conclusion : la Remigration n’est pas seulement souhaitable, elle est devenue absolument indispensable.

Breizh-info.com : Le sommet réunissait des figures et des partis de toute l’Europe : Reconquête, l’AfD, Vox, Chega, le Vlaams Belang, sans oublier Jean-Yves Le Gallou en invité d’honneur. Quelles interventions t’ont le plus marquée, et quelles lignes de force se dégageaient des discours ?

Maïlys Clauzel : En tant que Française, je suis toujours particulièrement sensible aux discours de Jean-Yves Le Gallou. Son expérience et son militantisme infatigable sont une source d’inspiration constante. Il fait partie de ceux qui ont consacré leur vie à la cause et qui continuent, année après année, à la servir avec la même détermination. La droite a la chance de pouvoir compter sur des hommes de cette trempe.

Cette année, aucun parti français n’était représenté. Contrairement à l’an dernier, Reconquête n’était pas présent. Pourtant, ce sont aujourd’hui les seuls à parler ouvertement de Remigration en France, et il faut saluer un courage qui fait bien trop souvent défaut à la classe politique institutionnelle, en tout cas actuelle, du camp national.

Au-delà de la France, j’ai été particulièrement touchée par l’intervention de Lucy White, rescapée britannique des grooming gangs. Elle est revenue sur son histoire et, en tant que femme, je m’y identifie directement. L’épreuve qu’elle a traversée ne peut laisser aucune femme indifférente et constitue une raison supplémentaire de dénoncer inlassablement le chaos sécuritaire et les atteintes aux libertés que l’immigration indésirable peut engendrer.

Le discours de l’eurodéputé slovaque Milan Mazurek était également tout à fait bluffant et porteur d’espoir. Il fait partie des rares élus siégeant au Parlement européen qui osent encore pointer du doigt les problèmes là où ils se trouvent réellement. Cela fait du bien lorsque l’on est trop souvent confronté au relativisme de ceux qui, une fois installés dans les tours d’ivoire de Bruxelles ou des gouvernements institutionnels, semblent surtout soucieux d’y rester confortablement au chaud.

Breizh-info.com : Martin Sellner présente ce sommet comme un « instrument métapolitique » plus que comme un programme électoral, et envisage désormais un Institut de la remigration. As-tu senti cette dimension stratégique, cette volonté de structurer et de professionnaliser le mouvement à l’échelle continentale ?

Maïlys Clauzel : Complètement. À travers la création de cet Institut de la Remigration par Martin Sellner, il y a une réelle volonté d’intellectualiser et d’institutionnaliser ce projet afin d’endiguer les tabous et les fantasmes qui l’entourent.

Ce projet, qui était encore il y a quelques années cantonné à la sphère militante identitaire, met aujourd’hui de plus en plus de monde d’accord. On le voit avec le président des États-Unis, Donald Trump, rien que ça, qui n’hésite pas à la prôner et à l’ériger en solution politique. Martin Sellner sait, tout comme ceux qui sont convaincus par ce projet, que la Remigration est et continuera d’être au cœur des débats et des prochaines échéances électorales.

Le chemin de la Remigration suit finalement le même que celui du Grand Remplacement : d’abord moqué, diabolisé et présenté comme un fantasme, avant de s’imposer progressivement dans le débat public. Car les peuples vivent dans le réel. Ils observent, constatent, tirent des conclusions et cherchent des solutions.

C’est pourquoi il est primordial de professionnaliser ce projet, de le structurer sérieusement et d’affirmer qu’il est non seulement politiquement défendable, mais également pragmatiquement réalisable.

Breizh-info.com : On a beaucoup parlé d’un invité américain, le responsable de l’ICE Gregory Bovino, et plus largement de l’influence de l’administration Trump et d’Elon Musk dans la diffusion du terme. La dimension transatlantique était-elle réellement présente dans les échanges, ou s’agit-il surtout d’un argument des organisateurs ?

Maïlys Clauzel : C’est un argument, mais un argument totalement recevable et bien réel. L’immigration aux États-Unis cause autant de problèmes qu’en France et en Europe ; c’est pourquoi la Remigration fait aujourd’hui l’objet d’un consensus politique de plus en plus partagé.

La civilisation occidentale doit s’unir pour mener à bien un tel projet. On peut reprocher certaines choses aux États-Unis ou à l’administration Trump, mais on ne peut pas nier l’importance de cette cohésion sur cette question précise. Avoir des personnalités influentes et puissantes pour porter ce sujet est un atout absolument majeur.

Breizh-info.com : À l’extérieur, des collectifs antifascistes comme Boicote Remigration Summit s’étaient mobilisés contre l’événement. Comment cela s’est-il traduit concrètement sur place ? Y a-t-il eu des tensions, une pression, et comment les organisateurs ont-ils géré la sécurité ?

Maïlys Clauzel : À ma connaissance, pas vraiment. Des antifas autrichiens étaient présents sur place, mais ils ne sont pas du tout parvenus à s’infiltrer au sein de l’événement, tant la sécurité était vigilante sur les personnes autorisées à y entrer.

Évidemment, tout le monde était le bienvenu, mais on imagine mal ces militants d’ultra-gauche venir assister aux conférences de manière parfaitement pacifique, sans un quelconque happening odieux à la clé.

Les nervis se sont donc contentés de prendre, de loin, des photos des participants.

Breizh-info.com : Tu couvrais l’événement pour Ligne Droite, sur Radio Courtoisie. Comment les organisateurs et les participants ont-ils accueilli la presse ? As-tu ressenti une différence de traitement entre les médias jugés bienveillants et ceux perçus comme hostiles ?

Maïlys Clauzel : J’ai été très bien accueillie. Les organisateurs sont adorables et m’ont directement remis mon pass média, comme convenu.

Les médias dits hostiles ont également eu droit à leur rond de serviette à l’extérieur de l’établissement, où ils ont pu recueillir quelques interviews de porte-paroles.

Ceux qui n’étaient pas là se sont, quant à eux, contentés de rédiger des articles remplis de spéculations et de fantasmes, comme ils savent si bien le faire lorsqu’il s’agit de traiter un sujet qu’ils n’ont même pas pris la peine de couvrir sérieusement en se rendant sur place, comme tout bon journaliste attaché à la déontologie de notre métier devrait pourtant le faire.

Breizh-info.com : Au-delà du sommet lui-même, quel bilan en tires-tu sur la dynamique de fond ? La « remigration », hier cantonnée aux marges, est désormais reprise jusque dans des partis pesant 20 ou 25 % des voix. Penses-tu, comme l’affirment ses promoteurs, qu’elle est en passe de devenir un thème central du débat européen ?

Maïlys Clauzel : Elle est effectivement en passe de le devenir, mais elle demeure encore bien trop méconnue à mon sens, au-delà des personnes politisées, toute l’année. Il est indispensable que tous les amoureux de notre peuple et tous ceux qui sont convaincus par ce projet en parlent autour d’eux et s’efforcent de convaincre, chacun à leur manière.

L’essentiel est d’avoir le courage de l’assumer publiquement. Une fois de plus, ce projet est, selon moi, le plus pacifique qui soit pour sauver notre civilisation. Il est donc essentiel de le défendre à visage découvert, d’autant plus à une époque où les réseaux sociaux permettent à chacun de s’exprimer librement et de faire connaître ses convictions.

Il faut que chaque famille européenne connaisse son existence et comprenne précisément ce qu’est la Remigration.

Mais je ne m’inquiète pas. Les ambassadeurs de ce projet sont compétents et déterminés. Ils feront de la Remigration un terme aussi connu et populaire que la marque Coca-Cola.

Breizh-info.com : Quel avenir pour ce sommet et les idées qu’il porte selon toi ?

Maïlys Clauzel : Ce sommet a de l’avenir, c’est une certitude. Nous étions plus de 600 personnes à avoir fait le déplacement. J’ai même eu l’occasion d’échanger avec un Australien venu spécialement pour l’événement. C’est pour dire à quel point cette thématique dépasse les frontières, et même les océans.

Je suis convaincue qu’il y aura de plus en plus de monde, année après année. Car, n’en déplaise à la gauche, les peuples européens sont de plus en plus nombreux à vouloir en finir avec l’immigration de masse et à souhaiter que des solutions fermes soient enfin mises en œuvre.

Pendant des années, les tenants du système ont cru pouvoir étouffer le débat par la diabolisation, les caricatures et les anathèmes. Ils découvrent aujourd’hui que l’on ne fait pas disparaître le réel par décret. La Remigration est désormais une idée installée dans le débat public, et chaque tentative pour la faire taire ne fait que la renforcer davantage. Le mouvement est lancé, et rien ne semble pouvoir arrêter une idée dont l’heure est venue.

Comme dit Renaud Camus, nous ne voulons pas sécuriser l’enfer, nous voulons le retour à la civilisation, et cela sera uniquement possible avec la Remigration.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “Remigration Summit de Porto : retour sur la seconde édition avec Maïlys Clauzel [Interview]”

  1. vert dit :

    L’article oublie une chose importante.
    Une pétition en ligne pour demander que l’ue aborde le sujet de la remigration.
    A été mise en place .
    Deja plus de 10.000 signataires .
    https://www.save-europe-act.com/
    D’autre par l’ancien eurodéputé j y legallou va organiser un colloque sur la remigration le 31 octobre prochain avec l’institut polemia

  2. Claude Jaffrès dit :

    3 articles sur la remigration le même jour, bravo!
    Dommage que ce mot soit tabou au RN, espérons que ce mouvement de survie de l’Europe finisse par s’imposer et que les Le Gallou, Camus et consorts l’emportent sur les petits ambitieux.
    Le combat ne fait que commencer,soutenons nos jeunes qui chaque jours doivent se battre et puis aidons les, à créer des familles, alors que tout est fait pour les en empêcher.
    Enfin une pensée pour le sacrifice de Dominique dans le lieu sacré de Notre Dame de Paris pour nous inviter à ce combat.

  3. Evidence dit :

    « plus que comme un programme électoral, et envisage désormais un Institut de la remigration ». En effet l’ensemble de l’article assez long ne montre aucun point concret. « C’est une idée qui plait ». Lorsqu’on a pas de solution on crée un « Institut », un commité de réflexion et on se distribue les places: président, co-président, assistantes pas trop vieilles, bon repas, hôtel de confort. Qui paye? Le but de la réunion? Fixer la date de la prochaine. Et surtout rester dans l’UE. Voter Zemmour puis Edouard Philippe.

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