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24/10/2013 – 22H00 Nantes (Breizh-info.com) – Au milieu du 19ème siècle, la Grèce est à la mode. Après une dure guerre d’indépendance contre les Turcs, le pays s’est libéré de l’occupation musulmane en 1830. Mais il est accablé (déjà !) par les emprunts qu’il a ensuite souscrits à l’étranger pour financer sa modernisation. Ému par son sort, quelques jeunes artistes lancent en 1847 un nouveau mouvement artistique, les « Néo-Grecs ». Autour de leur chef de file Jean-Léon Gérôme, les Bretons sont fortement représentés avec les Nantais Henry-Pierre Picou (1824-1895), Auguste Toulmouche (1829-1890) et Achille Joyau (1831-1873), ainsi que Jean-Louis Hamon (1821-1874), originaire de Plouha.
Les Néo-Grecs maîtrisent les canons de l’académisme néo-classique mais tiennent à s’en libérer. Leur peinture est allègre, fraîche et non dénuée d’humour. En rupture avec le courant artistique dominant qui prétend instruire, ils cultivent des thèmes anecdotiques et sensuels. Mais, en émules de Jean-Auguste-Dominique Ingres, ils cultivent l’esprit de l’art grec antique, où dominent l’harmonie des formes, la pureté et l’équilibre des proportions.
Le musée des Beaux-arts de Nantes possède un fonds important d’œuvres de Henry-Pierre Picou légué par la famille de l’auteur. Il s’est associé au musée Ingres de Montauban pour présenter dans la chapelle de l’Oratoire une très belle exposition intitulée La Lyre d’ivoire, Henry-Pierre Picou et les Néo-Grecs. Présentée à Nantes du 25 octobre 2013 au 26 janvier 2014 (tous les jours de 10 heures à 18 heures, sauf le mardi), elle sera ensuite visible à Montauban. Elle est accompagnée d’un programme fourni de conférences, visites guidées et autres rendez-vous artistiques et a donné lieu à l’édition d’un catalogue ambitieux, destiné à faire référence sur le sujet.
Une fois l’exposition achevée, les Nantais ne seront pas condamnés à attendre la réouverture du musée des Beaux-Arts en 2018 pour retrouver l’œuvre de Picou. Il leur suffit de visiter la chocolaterie Debotté (ex confiserie Gauthier), rue de la Fosse : son superbe plafond est l’œuvre du peintre nantais.
Photo : La naissance de Pindare, par Henry-Pierre Picou
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