27/02/2014 – 09H00 Nantes (Breizh-info.com) – Porte-parole de l’association « Des Ailes pour l’Ouest », Alain Mustière vient de lancer une pétition pour demander l’évacuation de la ZAD (Zone à Défendre) mise en place sur l’emplacement du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une initiative qui intervient après les violences ayant  émaillé la manifestation anti-aéroport du 22 févier dernier  à Nantes.

L’association « Des Ailes pour l’Ouest » – qui revendique 4000 adhérents  dont de nombreux acteurs économiques locaux – milite pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et pour le début des travaux le plus rapidement possible.
Dans un entretien exclusif qu’il a accordé à Breizh-info, Alain Mustière évoque les raisons d’être de son association et donne son point de vue sur la manifestation de samedi dernier et sur les réactions politiques et policières suites aux violences survenues en marge de celle-ci.  Répondant également sur les prochaines actions et initiatives envisagées par son association, il rappelle ses arguments face aux craintes exprimées par les opposants à l’aéroport, en matière de respect de l »environnement, en matière également d’expropriation des paysans locaux, ou en matière économique, avec notamment le risque d’un déséquilibre entre haute et basse Bretagne.
Rencontre avec un des principaux adversaires des zadistes, farouche partisan d’un aéroport qu’il définit plus comme étant celui du « Grand-Ouest » que celui de la Bretagne.

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[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

16 Commentaires

  1. Alain Mustière, fidèle à lui même, sans argument potable : des violences en marge d’une manifestation voudrait dire que le projet est bon… Voilà la tentative d’enfumage du personnage.

    D’ailleurs, 4000 adhérents revendiqués et combien à sa dernière manifestation devant la préfecture ? Moins de 200 (d’après la presse mais si on voit les photos, on trouve pas 200 personnes)… Samedi, on était plusieurs dizaines de milliers !

    • Oui mais combien d’électeurs qui partagent le point de vue d’Alain Mustière et qui soutiennent leurs élus qui ont élaborés le projet de transfert d’aéroport. On ne les compte pas en dizaines de milliers mais en centaines de milliers voir de millions. Ces électeurs vivent dans la région et connaissent les enjeux réels de la réalisation de cet aéroport (rendez-vous aux prochaines élection municipales qui conforteront très certainement mon point de vue!!!)

      La démocratie elle s’exerce dans les urnes et non dans la violence de rue.

      • Les élections ne sont pas un referendum : faisons un referendum Bretagne-Pays de la Loire, c’est ce que les écologistes réclament depuis plusieurs années !
        La démocratie représentative est à bout de souffle, certaines élections n’atteignent même pas 50% de participation… Et si, la démocratie s’exerce dans la rue, sans violences, comme les dizaines de milliers de manifestants pacifiques venus à Nantes samedi et que les forces de l’ordre ont réprimé sans discernement, ce que les médias n’ont pas montré mais qui est étayé par de nombreuses vidéos sur youtube.
        En attendant, au contraire de ce que vous dites, les têtes de liste de gauche du Nord de la Loire-Atlantique, qu’elles soient PS ou EELV, ou autre, sont majoritairement opposées au projet !! Comme quoi même les socialistes ont compris l’opposition de la population. Vous voyez, ça va se confirmer dans les urnes.

        • Malheureusement la constitution ne permet pas de referendum sur ce type de question. Nous sommes dans une démocratie représentative et si les opposants à l’aéroport souhaitent exprimer leur point de vue il peuvent présenter des listes aux régionales et au conseil généraux. Force est de constater que l’UMP le PS et le PCF (dans une moindre mesure) ont apporté leur soutien au projet d’aéroport. A eux seuls ces partis représentent une très large majorité de la population locale. Les partis opposés au transfert d’aéroport (EELV, PG , MODEM) n’ont visiblement pas mobilisé durant les 20 dernières années les électeurs de la région. Cela traduit bien quelque chose …

          • Oui ça traduit un système d’élection à la majorité (pas proportionnelle) dans lequel pour exister il faut faire des alliances avec les deux grands partis, ce qui favorise le conservatisme et la gérontocratie.
            La constitution permet le referendum sur toutes les politiques locales ainsi que des sondages délibératifs, mais les élus les utilise très peu bizarrement.
            En plus, je vous répète que nombre de socialistes du PARTI Socialiste sont opposés au projet, surtout au Nord-Loire, là où il doit être construit.
            Et si le fonctionnement de notre représentation vous satisfait tant mieux mais ce n’est pas le cas des exclus politiques qui ont compris que l’élection avait un pendant élitiste voir aristocratique. Ce n’est d’ailleurs pas le cas de nombreux exécutifs locaux (dont PS et UMP) qui multiplient les tentatives de démocratie participative sans y arriver.
            Enfin ce sont de longs débats sur « qui est majoritaire ou pas », la moindre des choses est de ne pas réprimer son opposition de manière autoritaire. Ce mode de gouvernement ne fonctionne plus.

          • Cela traduit surtout le fait que le PS comme l’UMP sont favorables au projet (pour des raisons peut-être pas toutes avouables), et que la masse des électeurs est bien forcée de suivre. Car la politique ne se limite pas à l’aéroport, le thème n’est peut-être pas suffisant pour voter écolo. Mais on connaît tous des électeurs PS ou UMP qui sont contre l’aéroport.

          • La question d’un aéroport ainsi que l’écologie ou les questions sociétales
            n’ont rien à voir avec la politique, elles ne sont ni de droite ni de gauche,
            c’est pourquoi le référendum serait le bienvenu pour qu’enfin
            ce ne soit pas les minorités qui décident.

  2. 4.000 adhérents, Des Ailes pour l’Ouest ? C’est encore loin d’équilibrer les 4 millions de manifestants (au moins) de samedi dernier !!! La violence d’en face devient l’ultime argument d’un projet incapable de démontrer son utilité. C’est pitoyable (et, j’espère, contreproductif).

  3. @ pschitt

    Mais rien n’interdit aux opposants au transfert d’aéroport de présenter des listes propres aux elections municipales et territoriales.

    Quant à un referendum , l’argument que je vois souvent cité. Dites-moi sur quel périmètre ?

    – les habitants de Nantes (périmètre trop étroit)
    – les habitants des collectivités qui financent le transfert l’aéroport (cela me paraît juste , mais le résultat me semble acquis , car ce sont les mêmes électeurs qui ont porté Auxiette à la présidence de la région)
    – les français en général (je ne vois pas en quoi un habitant de Menton ou de Saint Brieuc est concerné par la question du transfert d’aéroport…)

  4. @pascal
    Je serais curieux de savoir si à toutes les décisions prises par les élus qui vous déplaisent, vous avez la sagesse de dire « c’est la démocratie ».
    Vous savez bien que le système est imparfait et que jamais le projet d’aéroport n’a été mis en avant dans les programmes. Peu d’électeurs n’ont vraiment donné leur avis là-dessus.
    L’autre souci, c’est que pour un tas de raisons, il est difficile de dire qu’il y a une majorité de convaincus. Encore moins d’enthousiasme. Un projet d’une telle ampleur, ça doit unir la population à le soutenir. Ce n’est pas le cas. La gestion du dossier est catastrophique. Et on ne peut pas blâmer les opposants.
    Il y a 5 ans, Nantes-Atlantique devait fermer, plus maintenant à cause d’Airbus. C’est quoi ce couac?
    Les professionnels de l’aéronautique qui élisent NA meilleur aéroport d’Europe. Encore un couac.
    Parmi tant d’autres.
    Quand on sait qu’ils ont eu 50 ans pour y penser et les voir avec ce projet ni fait, ni à faire…
    Nous, citoyens n’avons ni le temps, ni les capacités à comprendre un tel dossier. Qu’on se renseigne chez Vinci ou chez les opposants.
    La pédagogie a été désastreuse. Et ça devrait suffire pour un moratoire. Que les élus retournent à leurs leçons et reviennent avec un travail bien fait. On verrait alors à quel point Vinci croit en cet aéroport en faisant preuve de patience.
    Il y a des pénalités me direz-vous? Cette prise d’otages est encore un signe de la médiocrité des élus.

    C’est un bourbier et la rationalité n’est plus de mise de la part des pro ou anti. Ce qui est inquiétant, c’est que les pros sont bien souvent des élus, leur impatience, leur précipitation ne sont pas rassurantes.

    N’empêche que si on avait laissé des paysans, on entendrait pas souvent parler de NDDL. On aurait évité toutes ces crispations.
    Faut bien avancer d’un autre côté. Mais prétendre avancer avec un aéroport quand il y en déjà un, sur un projet vieux d’un demi-siècle, ça ne tient plus. Les pro ont d’ailleurs bien souvent un âge qui fait penser que l’avion ne sera pour eux bientôt qu’un moyen de transport pour occuper leurs retraites.
    Les anti sont souvent plus jeunes, s’ils se trompent, c’est eux qui assumeront. Trop facile de vouloir parier sur le futur quand on a dépassé la soixantaine.
    Désolé pour « l’âgisme » mais j’ai bien peur que les générations futures ne jugent les hommes aux manettes depuis les années 70 très, très durement. Il est bien loin le temps des Nantais vénérables. Un Jules Verne aujourd’hui ne verrait pas le futur dans un avion. Un Aristide Briand était un orateur qui savait convaincre les masses. Comme quoi, les cheveux gris savent briller. On a juste affaire à une génération qui refuse d’intégrer qu’elle a été la plus privilégiée de l’histoire de l’humanité et est donc incapable de saisir la portée de la condition humaine.
    C’est celle qui est responsable du déclin économique. Elle n’a pas réussi à empêcher la chute passée, elle n’arrive pas à empêcher la présente, elle n’a aucun droit à décider pour le futur.

    NDDL peut devenir un symbole. L’aéroport ne le sera jamais. Et un symbole a bien plus le pouvoir d’agglomérer les gens qu’un outil.
    Quand Nantes s’enorgueillit d’être une ville de culture, de modernité, brillant à l’international, elle ferait mieux d’implanter une université du « développement durable » à NDDL. Vinci pourrait mettre à profit sa R&D sur des constructions écologiques (une boîte comme doit bien être capable de satisfaire un marché de niche). On essaierait de réunir des chercheurs dans le domaine de la permaculture, des énergies renouvelables, de préventions des catastrophes naturelles (combien pèse sur l’activité économique un centre-ville à réparer, face à un périph partiellement fermé ne serait-ce que quelques jours pour cause de crues?) etc.
    Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’endroits comme ça dans le monde.
    Des aéroports, yen a une dizaine dans la région, 140 en France. Et puis si ça marchait pas, on pourrait faire place nette en peu de temps pour tenter autre chose. Mais un aéroport qui ferme comme en Espagne, ça prend des décennies pour s’en débarrasser.

    En France, le bitume grignote l’équivalent d’un département par an. Dans moins de 20 ans, la maison 3 chambres + petit jardin + garage ne sera plus qu’un rêve, sauf pour une poignée d’ultra-riche.
    C’est maintenant que ça se passe. Les économies qui s’en sortiront celles qui auront intégré cette idée. Les économies les plus fortes (Allemagne, Californie, Chine) préparent la transition. Vont-elles réussir? Peut-être pas mais elles essayenet. La France, non.
    Nantes encore moins. NDDL est unique en Europe. On fait autre chose d’un potentiel unique qu’un autre aéroport. Comme on fait autre chose des Chantiers qu’un parc d’attractions. L’île de Nantes est la plus grosse friche intramuros de France, 2e en Europe derrière Berlin.
    Cela relève bien de la mentalité d’Ayrault. Moi ou un singe hyrdocéphale aurait fait un aussi bon boulot avec une telle ville. La dernière fois que Nantes a innové, c’était le tram, c’était Chénard. RIEN de ce qui permet le dévélopement de Nantes ne vient des décisions d’Ayrault. Il a profité du travail des prédécesseurs, et comme les Nantais n’avaient pas à se plaindre, ils se sont laissé bercer.
    Par contre, après 1/4 de siècle d’Ayrault, on voit finalement les effets des efforts directs d’Ayrault. Si la ville ne se porte pas trop mal par rapport au reste de la France, c’est grâce à son potentiel unique. Si elle a quitté la tête des villes attractives, c’est à cause d’Ayrault.

    Voir la Chézine au niveau du parc du Procé embourbé. André Breton reviendrait aujourd’hui, il n’aurait rien à écrire sur une petite ville provinciale conservatrice qu’elle est devenue ces 20 dernières années.

    • Vous êtes Nantais comme moi, et vous savez que l’aéroport actuel est une véritable nuisance. Nuisance sonore pour les habitants du centre ville, mais aussi une nuisance urbanistique , car de par sa situation il empêche tout les projets cohérents d’évolution urbaine (construction du nouvel hopital en zone Sud Ouest et extension urbaine en zone sud ouest) . Il est d’ailleurs étonnant que les écolos qui prônent en général la concentration urbaine (optimisation des transports et du foncier urbain) de par leur opposition au transfert d’aéroport favoriseront l’étalement urbain.
      Je suis d’accord avec vous pour dire que nos élus n’ont pas rempli leur devoir pédagogique par rapport au transfert d’aéroport. Il n’empêche que sur le fond le projet est un projet majeur dans la perspective d’une évolution du schéma d’urbanisme. Je vous dis cela avec d’autant plus de liberté d’esprit , que je n’habite pas sur la trajectoire d’atterrissage de l’aéroport de Nantes Atlantique et que la proximité de l’actuel aéroport me permet d’accéder en 25 minutes à l’aéroport par tram et navette. Donc pour moi à titre personnel le maintiens de l’aéroport de Nantes Atlantique me serait plutôt favorable.

      Les seuls personnes qui ont un intérêt objectif à s’opposer à la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes sont les paysans sur la zone . Ils étaient une cinquantaine il y a quelques années ils ont été largement indemnisés pour abandonner leur exploitation et cela me paraît normal.

      Par ailleurs vous reprenez l’argument de l’aéroport espagnol construit au milieu de nulle part. Cette situation n’a rien à voir avec la région Nantaise , qui est une des régions les plus dynamiques de France en terme économique.

      • @pascal

        Bravo pour votre réponse constructive à mon commentaire allant dans tous les sens.
        Je me réjouis que vous soyez d’accord sur l’essentiel de ce qu’il exprime: le flou artistique, l’incompréhension du projet.
        Nous resterons inconciliable sur le sujet, j’ai entendu « vos » arguments comme vous avez entendu les « miens ».

        Ne pensez-vous cependant pas qu’un tel projet se mérite d’avoir une préparation parfaite, un soutien inconditionnel du peuple et que le contraire justifie au mieux un report?
        L’argument « pénalité » n’en est pas un à mes yeux, c’est le plus gros des détails, cette prise d’otages, parmi tous les autres qui me font douter de lace projet quand je mets de côté le principe « béton plus haut, pas plus loin ».
        Effectivement, rien ne dit que si on ne bétonne pas avec un tarmac, ça ne sera pas avec des lotissements + centre commercial. L’absence de « et puis quoi? » si le projet est avorté est en effet un manque de la part des opposants.
        Reste qu’il n’y a PAS besoin d’extension urbaine dans le sud-ouest. C’est une vue d’un esprit du passé.
        L’avenir pour les ingénieurs du BTP est dans la hauteur. On ne rend pas service à notre secteur français en lui laissant suivre un modèle périmé, par confort. C’est dans la contrainte qu’on se sublime. Si Nantes obligeait son BTP, elle serait le modèle pour beaucoup de villes dans le monde. Elle est là la vision d’avenir.
        Après, si on veut rester sur le modèle « petite maison + jardin », alors qu’on s’attaque à la démographie mais les solutions seront bien moins sympa que de vivre dans une tour.
        Ou alors on gagne du terrain sur la mer. Mais on ne peut plus se permettre de continuer comme aux temps bénis des 30 glorieuses que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.
        Si les opposants ne sont pas cohérent sur ce point, ils restent cependant tellement plus proche et à même de ne obliger à l’interroger que les « pros » qui ne proposent aucun défi.
        L’idée aéroport=développement est trop simple, trop basique, trop facile pour être crédible. Le développement économique, c’est laborieux, difficile, inédit.
        Mais bon, ça reste bien dans l’esprit de Nantes qui ne fait que suivre les tendances depuis Ayrault. Chénard avait réveillé la ville avec une vision du futur, le tram, qui était aussi un combat lui coûtant son siège. Depuis, c’est une ville provinciale qui singe Paris sur la culture, Liverpool ou Cardiff sur l’aménagement urbain et sors des cartons un projet vieux de 50 ans.
        Le manque d’imagination est totale dans la gestion de cette ville (Royal Deluxe a du succès? ah bah mettons-le là où on ne sait pas quoi faire! quoi, ce n’est pas parce que c’est le même dessinateur qu’une troupe de rues et un parc d’attraction ne peuvent pas être des modèles interchangeables? ah! c’est pas grave, quand le bâtiment va tout va, ya des thunes dans les caisses).

        L’histoire de l’aéroport espagnol reste cependant un réel appel à la prudence. De l’agriculture bretonne à Alcatel en passant par Fagor, il y a assez d’ombres sur l’économie nantaise. L’Espagne était bien plus dynamique que la France il y a à peine 5 ans. Bon sens? Sagesse? Cassandre?
        En tout cas, je vois plus de pensée magique, de foi, d’irrationnel dans un discours d’Auxiette que dans celui d’un punk galeux à chien en trip d’acide squattant à NDDL.

        • Dans l’état actuel , c’est le gouvernement qui est maître du timing du projet « aéroport du grand ouest », et en toute légalité il aurait pu commencer les travaux …

          Par rapport au développement urbain de l’agglomération de Nantes , que vous soyez pour ou contre il se fera (sous la pression démographique et économique). Le rôle des politiques est d’accompagner ce mouvement pour rendre la ville du futur agréable à vivre.

          Lorsque vous vous balladez dans le sud ouest de l’agglomération, vous comprenez sans voir un avion le pouvoir de nuisance de l’actuel aéroport (grandes étendues de hangars désaffectés, terrains non viabilisés …). Soit ces terrains sont rendus à la ville , soit les promoteurs immobiliers iront chercher les terrains plus loin dans les campagnes (ce qu’ils ont déjà fait au Nord de l’agglomération : Saint Herblain, Orvault, Sautron ,…). D’un point de vue urbanistique , il vaut mieux pour des tas de raisons une ville non mitée…

          Par rapport à l’équation « aéroport= développement économique » , je pense que l’aéroport de Nantes Atlantique a un rôle déterminant dans le développement économique des industries du coin. L’aéroport du Grand Ouest ne fera que prolonger une dynamique existante.

          Avec ou sans aéroport de Notre Dame des Landes , nous assistons à une expansion du transport aérien. A mon avis la question judicieuse à se poser est comment organiser au mieux l’espace urbain:

          – avec un aéroport en pleine agglomération ( pratique à utiliser mais nuisant à l’aménagement urbain)
          – avec un aéroport éloigné du centre ville mais bénéficiant de moyens de liaison performant et une ville avec un urbanisme cohérent.

          Pour ma part j’ai fait mon choix, en sachant que l’irrationnel l’emporte souvent…

          • Oui, les antis ont pour défaut de ne pas proposer de modèle clair, lisible comme l’est celui des pros.
            Complexité d’un côté, simplisme de l’autre en faisant marcher une logique qui date des années 50.
            Forcément, une parait plus cohérente que l’autre.
            Il ne faut cependant pas oublier que les antis nous proposent de chercher un autre modèle. C’est sûr, c’est plus risqué mais on ne prépare jamais l’avenir avec des certitudes.

            Je ne suis pas contre le développement urbain. Mais contre l’étalement urbain.
            A l’allure où il va, dans moins de 20 ans, l’étalement ne sera plus possible, faute de place.
            Et ce sera encore plus invivable qu’une ZUS actruelle.

            Vous oubliez accessoirement que Nantes et son agglo sont déjà très « mités ». Le potentiel de constructions intramuros est UNIQUE en Europe (après Berlin seulement ?).
            Nantes a de l’espace. Nantes n’a pas de normes particulières à respecter. Nantes est DEJA un paradis pour le BTP.
            Comme Nantes l’a été pour les hypermarchés avant.

            Vous ne pouvez pas ignorer que ce modèle en a pour une vingtaine d’années maximum. Si ce n’est 10 quand on voit le rythme exponentiel qu’a connu Nantes.
            On fait quoi après ? Pourquoi ne pas s’y mettre maintenant à tâtonner, à chercher le prochain modèle ? Quitte à faire des erreurs. Mais avec la possibilité d’être un modèle pour les villes, au lieu de copier les autres.
            L’aéroport est un écran de fumée pour les sans-ambition.
            Il est vrai qu’il faudrait un vrai pouvoir politique pour l’ambition.
            La contestation permet au moins de nous mettre en pleine face que le pouvoir politique est assujetti. C’est déjà ça.

            L’aéroport à NDDL ne signifie pas l’apocalypse pour Nantes et sa région. Il est simplement périmé depuis que le Concorde ne vole plus.
            Si on ne le fait pas tout en s’investissant dans les obligations que ça comporte, Nantes peut être un modèle dans le monde. Même si Nantes se plante, elle aura au pire laissé passer un peu de manque à gagner.

            Les pros-aéroport ont un esprit étriqué de provinciaux. Ce qui correspond bien à Auxiette et Ayrault.
            Les antis posent des questions dont les réponses impliquent une grande ambition.

            Si cela vous parait irrationnel, je vais vous parler de quelque chose de concret: un des périph’ les plus grands de France inondé, empêchant ainsi la jonction rapide entre les 2 métropoles les plus proches de France, Nantes et Rennes.
            Ca, c’est la réalité.
            Combien de perdu pour l’économie nantaise ? L’individu lambda qui est en retard au travail, puis en retard dans sa vie sociale, familiale. Combien cela coûte-t-il à la communauté ?

            Nantes a une friche intramuros unique en Europe. La Zad est unique en Europe. Ajoutez à cela ses autres opportunités, j’ai mal à ma ville de la voir refuser un RDV avec l’Histoire pour un 5 à 7 avec un maçon.

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