Flambée des agressions : la CAF et Pôle emploi déploient des vigiles

A LA UNE

Christine Le Bozec a écrit Religion et Révolution par « refus de l’amalgame entre antireligion et anticléricalisme » [Interview]

Christine Le Bozec a longuement enseigné à l’université de Rouen où elle fût un temps doyen de la faculté...

Algues vertes. Mise en lumière d’un « très mauvais usage de l’argent public » avant les élections régionales ?

Tandis que la Cour des Comptes doit publier un rapport sur l'efficacité des mesures prises contre les algues vertes...

Scandale en forêt de Lanouée. Le conseil d’Etat autorise la construction d’éoliennes

C'est un véritable scandale validé par le conseil d'Etat, et qui concerne la forêt de Lanouée, dans le Morbihan. Le...

Bernard Rio (Un dieu sauvage) : « Le monde occidental est désenchanté et même déprimant si on ne prend pas un peu de recul...

Bernard Rio mène une double carrière d’écrivain et de journaliste. Il est l’auteur d’une soixantaine de livres, et a...

Immigration 2019. Seuls 15% des immigrés sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF) sont expulsés

C'est un scandale important révélé par la Cour des Comptes dans son rapport intitulé L’entrée, le séjour et le...
29/09/2014 ‑08H00 France (Breizh-info.com) ‑ Les usagers en attente d’emploi ou d’allocations sont de plus en plus agressifs. Ce qui pousse Pôle emploi et les CAF à déployer des vigiles : systématiquement pour le premier, aléatoirement pour les autres.

En 2013, la direction de Pôle emploi a recensé 8 442 agressions,soit 68% de plus que devant les guichets des banques, où il y en a un peu plus de 5 700 par an. La grande majorité de ces agressions – dont le nombre a augmenté de 13% sur un an –  sont verbales, seules 250 sont physiques.

Même si ces agressions ne représentent qu’une part minime de l’ensemble des contacts entre les travailleurs sociaux et les chômeurs, les premiers sont inquiets. La direction de Pôle emploi déploie systématiquement des vigiles, surtout au moment des changements de règles légales, quand les chômeurs peuvent se retrouver privés d’une partie de leur indemnité sans que l’organisme les ait prévenu, puisque envoyer des lettres coûte cher (ce qui fait grincer des dents la CGT Lorraine ) et a investi dans la formation et la protection de ses salariés.

A la CAF, le problème est lui aussi global, et transparaît au rythme des fermetures de caisses, les agents faisant généralement valoir leur droit de retrait après l’agression de l’un des leurs. Lyon, Bordeaux, Marseille, Paris, Lille… et jusqu’aux petites villes, tout le territoire est concerné. Les agents crient leur malaise, coincés http://rue89.nouvelobs.com/2013/05/12/derriere-guichet-jecoute-peux-rien-faire-242197 qu’ils sont entre objectifs statistiques intenables, augmentation de la misère, usagers agressifs et angoissés, cadences lourdes, montagnes de dossiers en retard…

Par endroits, des vigiles ont été mis en place. Nous avons interrogés l’un d’entre eux, qui officie dans une grande ville et refuse de dévoiler son identité. « Nous avons fort à faire. C’est quelque chose. Les usagers ont des couteaux, parfois des flingues, de la beu, de la coke. Des poings américains etc. Bien entendu, on leur rend tout à la sortie. On n’a pas le droit de saisir, et puis ça ferait des histoires. On fait office de vestiaire quoi. Moyennant quoi, je gardais une boîte avant, et je trouve des trucs que je n’avais jamais vu là-bas. »

Par ailleurs, la CAF a décidé de mettre en place un fichier national pour recenser les incidents et les agressions, codé RECIT comme Recueil pour les CAF des Incivilités au Travail. A usage exclusivement interne, il doit permettre d’établir un suivi statistique des agressions, de les quantifier et de les qualifier. Ce fichier pourrait aussi permettre de recenser les allocataires agressifs. Pole Emploi le fait déjà en flirtant avec les limites de la loi.

Il n’existe que peu ou pas de chiffres pour l’ensemble des salariés en contact avec le public, dans les secteurs publics et privés. Cependant, selon une enquête interne au ministère SUMER pour 2013, citée  par la FO de la CAF de Gironde, affirme que 15% des salariés concernés ont connu au moins une agresion physique, verbale ou autre dans l’année. Le taux atteint 26% pour les salariés de sexe masculin. Dans les avions, le nombre d’agressions a été multiplié par huit entre 2008 et 2011, et il aurait augmenté de 80% entre 2008 et 2012 dans les seuls hôpitaux d’après l’Observatoire des Violences en milieux de Santé.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

.
- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Montreuil-sur-Ille (35). Un blessé grave après une bagarre au couteau

A Montreuil-sur-Ille, petite commune au nord de Rennes, une violente bagarre a éclaté mardi soir, sur le parking du...

Chute du prix de l’or : mais pourquoi les valeurs refuges baissent autant ?

L’or, censé être un actif anti-fragile, se porte bien quand la situation économique se dégrade. Et lorsque la situation...