Hongrie. Le pays lance une grande politique nataliste, alternative sérieuse à l’immigration

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22/01/2016 – 07H30 Budapest (Breizh-info.com) – La Hongrie, par la voix de son Premier ministre Viktor Orban, vient de lancer en décembre dernier une grande politique nataliste pour relancer la démographie dans ce pays de l’Est de l’Europe. Voilà une initiative qui se présente comme une alternative très sérieuse à l’immigration de masse préconisée à l’Ouest, mais aussi au niveau de l’Union Européenne, pour palier le ralentissement démographique de certains pays Européens.

Nicolas de Lamberterie, journaliste et spécialiste de la Hongrie, explique sur Bd Voltaire , reprenant une déclaration de décembre du gouvernement hongrois : « Toute famille s’engageant à avoir trois enfants en dix ans obtiendra 10 millions de forints (soit environ 32.000 euros) en vue de l’achat d’un logement familial. Et un prêt de 10  millions supplémentaires à taux préférentiel. Enfin, le taux de TVA pour l’achat du logement en question sera considérablement réduit. Mais ce sont surtout les conditions d’obtention de cette aide qui attirent l’attention. Outre le fait que le logement a vocation à devenir le foyer effectif de la famille, celui-ci doit être une construction neuve (achat d’un logement neuf ou construction neuve sur un terrain vierge).  Ceci permettra de soutenir le secteur du bâtiment. Dores et déjà, des municipalités rurales favorables à ce projet se sont proposées de mettre à disposition des familles éligibles à ce programme des terrains constructibles. 
Par ailleurs, les parents désireux d’obtenir cette aide doivent répondre à plusieurs critères de probité, en particulier ne jamais avoir fait l’objet de condamnations lourdes, et avoir travaillé durant les dernières années. Sauf raisons médicales, la non-tenue de l’engagement d’avoir trois enfants dans les dix ans impliquera le remboursement à l’État des sommes indûment perçues.
L’annonce de cette mesure en décembre 2015 est intervenue au terme d’une année où la Hongrie a vu plus de 400.000 clandestins traverser son territoire. Pour répondre à ce phénomène, Orbán a fait ériger une clôture aux frontières serbe et croate, ce qui a eu pour effet de détourner intégralement le flux migratoire de la Hongrie.
En comparaison, l’Allemagne – principale puissance invitante des « migrants » – a dépensé en 2015 plus de 17 milliards d’euros pour l’accueil des migrants. Ceux-ci étaient plus nombreux que le nombre de naissances en Allemagne en 2015.
Pendant ce temps, la France soumise à une vague d’attentats sans précédent s’interroge sur le sexe des anges, ou plus précisément sur la citoyenneté des terroristes. En outre, en 2015, elle a accordé une primo-délivrance de 212.365 titres de séjour, enregistré 79.126 demandes d’asile et procédé à 61.564 naturalisations.» explique le journaliste, qui conclut « chacun ses priorités ».

A l’Ouest et particulièrement en France, la presse subventionnée ne s’est pas faite écho de ces mesures chocs . Mise en place par un gouvernement hongrois plébiscité par son peuple, admiré par de nombreux conservateurs en Europe, mais honnis par les élites dirigeantes d’Europe de l’Ouest, cette politique nataliste va à l’encontre des projets de repeuplement de l’Europe par une immigration massive en provenance d’Afrique et d’Asie. Des banques influentes comme UBS, mais aussi des journaux comme Le Monde  ou comme Challenges ou des personnalités politiques de gauche comme de droite n’hésitent en effet pas à défendre la venue de millions d’immigrés chaque année, dans nos pays. Et cela tout en étant parfaitement conscients des maux profonds, dangereux, violents qu’entraînent la mixité culturelle imposée.

Une nouvelle fois, la fracture s’opère entre l’Est de l’Europe et l’Ouest, entre une Europe conscient de sa longue mémoire et de son identité et une Europe obnubilée avant toute chose par l’économie et les « valeurs universelles » ; en France, en Allemagne, les choses semblent néanmoins évoluer , comme le montrent les résultats électoraux et les préoccupations principales des électeurs. Jean-Yves Le Gallou résume d’ailleurs parfaitement ce qui constituera la ligne de Front, la barricade indéboulonnable, entre deux catégories de Français lors de la prochaine élection présidentielle : l’enjeu économique, contre l’enjeu identitaire. « Politiquement, le moteur identitaire a beaucoup plus d’importance que le voile monétaire. Historiquement, ce qui est en cause c’est beaucoup plus qu’une monnaie : c’est la défense d’un peuple et de sa civilisation.»  écrit le président de la Fondation Polémia.

C’est d’ailleurs ce qu’a parfaitement compris Victor Orban avec sa politique nataliste servant d’abord l’identité hongroise, tout en donnant un nouveau souffle à son économie: un peuple qui n’a plus de descendants part en silence vers l’effondrement …

 Photo : DR
Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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