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Le maire de Béziers, Robert Ménard, organise à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 29 mai dans sa ville un colloque dont l’ambition est d’aboutir, au terme de ces trois journées de travail, à l’établissement d’un « cahier des charges » contenant un ensemble de mesures susceptibles de mettre un terme au « Grand remplacement » de population organisé par la caste bruxelloise et ses satellites.
Dans une interview publiée le 26 mai par le site Boulevard Voltaire, Robert Ménard affirme que « seules des idées de droite pouvaient sauver notre peuple du grand remplacement », ce qui ne va pas de soi. Quelles idées sont de droite ? Celles de Sarkozy, celles de Juppé ou bien celles de Marine Le Pen…. ? Le parti dit « Les Républicains » revendique le terme de droite alors que rien ou presque rien ne permet de le distinguer de son concurrent de gauche, le Parti socialiste.
Concernant le ‘’Grand remplacement’’, la «droite » promet parfois de ralentir le rythme de l’invasion mais ne respecte que très symboliquement ses promesses et ne met jamais un terme au processus en cours. Les partis de droite et de gauche se ressemblent de plus en plus et Alain Juppé considère, comme ses concurrents, que l’immigration est une bonne chose ! Ils partagent les mêmes idées concernant l’Union européenne, l’euro, l’OTAN, la suppression des frontières, le traité de libre échange transatlantique dit TAFTA, le mariage, le libre-échangisme…….Sur tous les sujets essentiels, ils sont en phase.
D’un point de vue historique, il est impossible d’isoler ce qui serait une essence de la droite. La nature des partis de droite a changé d’une époque à l’autre (monarchiste, bonapartiste, ralliée à la république, gaulliste, nationaliste, démocrate-chrétienne, libérale, euro-fédéraliste, euro-nationaliste……) et le plus souvent le qualificatif « de droite » a été imposé à ces partis par leurs opposants de gauche.
La droite a donc été plutôt « à droite » – face à la gauche – que «de droite». Face à la gauche, dont les délires sont de plus en plus inquiétants, il serait donc possible d’être à droite à ceci près que l’appellation « droite » est déjà revendiquée par d’autres fossoyeurs de la nation (et de toutes les nations d’Europe). Ceci étant dit, le fait de revendiquer le mot « droite » (qui a été abandonné par le Front national, lequel cherche à dépasser les clivages politiques et s’affirme « ni de droite ni de gauche », ce qui l’honore, et qui lui réussit dans une certaine mesure, mais qui le coupe des nombreux électeurs qui persistent à penser en termes de droite et de gauche) permettrait peut-être de faire en sorte que « Les Républicains » et leurs alliés cessent de le revendiquer . De plus, il permettrait d’attirer l’attention des gros bataillons d’électeurs constitués d’authentiques patriotes qui se réclament de la droite et qui sont trompés par les dits « Républicains ».
L’initiative de Robert Ménard, à laquelle il a donné le nom de ‘’Oz ta droite’’, pourrait être complémentaire de l’action du Front national avec lequel il entretient de bonnes relations. A ce jour, Robert Ménard dit qu’il n’a pas l’intention de créer un parti politique. Mais qu’en sera-t-il demain si cette initiative déclenche un processus prometteur ?
Le rendez-vous de Béziers de cette fin de semaine suscite un réel engouement – près de 2000 inscrits à ce jour ! Si cet engouement se vérifiait, ne faudrait-il pas créer un nouveau parti politique qui ne serait pas un adversaire du Front national mais un parti complémentaire susceptible de s’allier avec lui pour passer la barre des 50% ? Et ainsi prendre les décisions qui s’imposent en matière d’immigration mais aussi en matière d’instauration d’une réelle démocratie qui ne peut qu’être référendaire et d’une république conforme au principe républicaniste essentiel de non domination -nous subissons en effet depuis plusieurs décennies la domination d’une caste oligarchique qui fait fi de la volonté du peuple et à laquelle il est urgent de mettre un terme.
B. Guillard
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Oz ta droite ? A propos du colloque de Béziers organisé par Robert Ménard”
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