02/10/2017 – 08h15 Quimper (Breizh-Info.com) – L’Institut Iliade poursuit son travail de définition des identités charnelles de notre continent. Après la vidéo à succès consacrée à l’identité européenne, la Bretagne, terre de légendes et d’hommes enracinés et aventureux est donc l’objet d’une nouvelle production « être Breton ».

La devise bretonne est limpide : Kentoc’h mervel eget em zaotra, c’est-à-dire « Plutôt la mort que la souillure ». Mais qu’est-ce qu’être Breton ? Tout le monde peut-il se prévaloir de cette identité ? Pour tenter de répondre à ces questions, découvrez la vidéo de l’Institut Iliade sur le sujet.

Être Breton, c’est appartenir à un peuple et à une lignée. C’est être l’héritier de la grande civilisation celte, faite de conquérants, d’artistes, de marchands et de guerriers qui ont participé à façonner l’Europe.

Être Breton, c’est être le fruit d’une longe sédimentation humaine sur un territoire qui a modelé son peuple autant que le peuple Breton l’a travaillé.

Être Breton, c’est être issu d’un peuple qui a réussi à préserver ses particularismes pendant des siècles. Un peuple culturellement et ethniquement européen.

Être Breton, c’est aimer sa terre en étant tourné vers la mer. Armor, la mer et Argoat, la terre. Indivisible. De la forêt d’Huelgoat à celle de Brocéliande, jusqu’à Ouessant et à la côte d’Emeraude, en passant par l’Atlantique, être Breton c’est être résolument tourné vers l’océan, vers l’aventure.

Mais être Breton c’est également rester profondément enraciné. C’est se sentir chez soi, de Lannilis au château de Clisson, de Nantes à la pointe du Raz, au bout du monde.

Être Breton, c’est aussi faire partie de cette diaspora, qui, dans le monde entier, fait connaitre une péninsule, sa langue, ses danses, ses instruments, son histoire, son identité.

Être Breton, c’est être attaché à cette langue qui vit encore. C’est la parler au nez et à la barbe des hussards noirs de la République. C’est se promettre de l’apprendre un jour et, surtout, c’est se battre pour la protéger.

Être Breton, c’est avoir pour pères Nominoë et Merlin. Pour mères Anne de Bretagne et Viviane. C’est se reconnaitre dans les légendes arthuriennes, dans l’épopée de Cadoudal, dans le Bleun Brug, dans le Gwen Ha Du.

Être Breton, c’est être profondément attaché au sacré. C’est être catholique et païen. C’est aimer ces Dieux celtes originels, ces saints venus d’Irlande et cette Eglise apportés par Rome. C’est respecter ces rites et ces solstices qui parsèment l’année.

Être Breton, c’est s’agenouiller devant un calvaire et se recueillir dans un bosquet.

Être Breton c’est vivre ces grands pardons, ces fêtes au grand jour et ses repos familiaux et silencieux.

Être Breton, c’est partager une mémoire bretonne et une histoire celte, française, et européenne. C’est ne jamais oublier les batailles sanglantes et la chouannerie mais c’est aussi accepter un attachement à la France.

Être Breton, c’est respecter ces centaines de milliers de nos compatriotes qui ont cru, un jour, à un destin plus grand, tout en remplissant leur devoir en servant la France, parfois au prix du sang.

Être Breton, c’est ne jamais donner sa confiance d’emblée. Mais ne jamais la trahir si elle est accordée.

Être Breton, c’est aimer faire la fête, parfois jusqu’à l’excès, avec ses amis, avec son clan, avec son village.

Être Breton, c’est refuser la posture, les faux semblants, le mensonge.

Être Breton, c’est être fier. C’est appartenir à un peuple libre, insolent, courageux, travailleur et déterminé. Un peuple venu du fond des âges qui n’est toujours pas résigné à sortir de l’histoire.

Crédit photo : breizh-info.com
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5 Commentaires

  1. Quelques remarques sur les passages qui m’ont fait bondir :

    _ « Être Breton, c’est appartenir à un peuple et à une lignée. (…) » : Et à une NATION. L’une des plus anciennes d’Europe occidentale. (851 : Création du Royaume de Bretagne. Pour comparaison, l’an 843 marque la création du Royaume d’Écosse…).Voir aussi : Argouarch Philippe, « On parlait déjà de nation bretonne 400 ans avant la Révolution », www. abp.bzh, 02/10/2014. https://abp.bzh/on-parlait-deja-de-nation-bretonne-400-ans-avant-la-revolution-35280

    _ « (…) Être Breton, c’est être issu d’un peuple qui a réussi à préserver ses particularismes pendant des
    siècles. (…) » : Le mot « particularismes » est surtout un terme usité dans la sémantique gauchiste. Les mots « identité » ou « spécificité » auraient été préférables.

    _ « (…) C’est se reconnaitre dans les légendes arthuriennes, dans l’épopée de Cadoudal, dans le Bleun Brug, dans le Gwen Ha Du. (…) » : Comment est-il possible ici de ne pas évoquer le Barzaz Breizh, qui si nous avions le contrôle de l’instruction publique en Bretagne, aurait un statut similaire au Kelavala finlandais et ferait parti de nos Humanités ?

    _ « (…) C’est aimer ces Dieux celtes originels, ces saints venus d’Irlande et cette Eglise apportés par Rome. (…) » : Concernant les saints, ils sont aussi venus de Bretagne insulaire. Quand à l’Église de Rome, elle a tout fait pour s’imposer et éradiquer les spécificités des chrétientés Celtes.

    _ « (…) Être Breton, c’est partager une mémoire bretonne et une histoire celte, française, et européenne. C’est ne jamais oublier les batailles sanglantes et la chouannerie mais c’est aussi accepter un attachement à la France. (…) » :
    Ce prétendu « attachement à la France » nous est inculqué par la (ré-)Éducation (dite) Nationale (véritable « nectar » idéologique dans son intitulé même) depuis nos premiers pas à l’école. Notre histoire
    nationale bretonne n’y a absolument AUCUNE place à l’école primaire, au collège ou au lycée dans les cinq départements. C’est une véritable HONTE.

    _ « (…) Être Breton, c’est respecter ces centaines de milliers de nos compatriotes qui ont cru, un jour, à un destin plus grand, tout en remplissant leur devoir en servant la France, parfois au prix du sang. (…) » : Véritable propagande franchouillarde. Les Bretons n’avaient aucun devoir en servant militairement la France (voir la clause n° 5 du Traité de 1499, le seul juridiquement valide entre la Bretagne et la France : https://bretaigne.wordpress.com/2014/03/20/traite-du-19-01-1499-accord-general-et-juridique/).

    En effet, pendant la période du fanatisme révolutionnaire français et le Premier Empire, entre 1792 et 1815 du fait du système des classes, les gens de mer sont les seul « français » à être astreints au service militaire obligatoire (ceci depuis Colbert J.-B., 1619-1683, un des principaux ministres de Louis XIV,
    qui fut entre autre secrétaire d’État de la Marine de 1669 à 1683) : une catastrophe pour la Bretagne (extrêmement peu connue) ! Nos aïeux ont servi de chair à canon dans tous les conflits nationalistes français (le plus souvent en première ligne) : guerres napoléoniennes, 1870 : avec le triste camp de Conlie ou l’Armée de Bretagne, constituée de volontaires pour sauver la France (!) du péril Prussien fut assignée à résidence dans un champ près du Mans ou les soldats Bretons moururent de famine
    et de dysenterie dans la boue, pour lequel il fut ordonné par le ministre Gambetta (dont de nombreuses rues de villes bretonnes honorent par ignorance la mémoire !) d’envoyer plus tard les survivants à la bataille du Mans, avec des armes défectueuses datant de la guerre de sécession américaine, en première
    ligne !!! Facteur aggravant qui ne sera, également, jamais enseigné dans les livres d’Histoire en France : la cavalerie française avait ordre de les sabrer s’ils reculaient !!! En 1914-1918 [1/8e des mobilisés
    pour 1/6e des pertes !!!] etc.

    _ « (…) Être Breton, c’est être fier. C’est appartenir à un peuple libre, insolent, courageux, travailleur et déterminé. Un peuple venu du fond des âges qui n’est toujours pas résigné à sortir de l’histoire. » : Si nous étions un peuple libre, celui-ci n’aurait pas été annexé illégalement par le royaume de France le 4 août 1532 (phase 1) et tout aussi illégalement le 4 août 1789 (phase 2) par la République française. Si nous étions un peuple libre, nos aïeux n’auraient pas servi de chair à canon dans les guerres françaises. Si nous étions un peuple libre, notre nation ne serait pas amputée administrativement d’1/5e de son territoire et de 30 à 40% de son PIB. Si nous étions un peuple libre, nous gèrerions nos impôts, notre fiscalité nous-mêmes. Si nous étions un peuple libre, notre Histoire serait enseignée dans nos écoles, nos héros seraient connus de notre jeunesse. Si nous étions un peuple libre, notre langue serait enseignée, valorisée et promue. Si nous étions un peuple libre, nous promulguerions nos propres lois. Si nous étions un peuple libre, nous aurions le contrôle de nos frontières et serions à même de gérer notre sécurité civile et économique. Si nous étions un peuple libre, nous aurions des rapports de nation à nation comme nos aïeux. Etc. Tout ça, si seulement… nous étions un peuple libre.

    Quant à la fin du propos [« (…) Un peuple venu du fond des âges qui n’est toujours pas résigné à sortir de l’histoire. »], je partage l’opinion exprimée par « Jacques », le 02/10/2017, dans un commentaire sur abp.bzh :

    « Et c’est reparti…. le militantisme par procuration…. Les Bretons choqués de ce qui se passe en Catalogne mais qui pour eux-même n’ont pas 10% du courage des Catalans…

    Non, la honte de l’Europe c’est bel et bien la France et la honte des minorités d’Europe c’est bel et bien les Bretons qui ne voient la liberté que dans la défense des autres mais qui laissent faire chez eux…

    La vérité c’est que nous ne sommes pas crédibles dans le soutien que nous prétendons avoir…

    Nous ne tenons absolument pas le rang de notre Bretagne et le rang de la nation bretonne face au courage des autres…

    Les Catalans eux, ils ont déjà gagné avec les photos qui font déjà le tour de la planète… »

    « (…) Comme je l’ai dis, les Bretons ne tiennent absolument pas leur rang pour l’une des plus anciennes nations d’Europe… (…) »
    (Source : https://abp.bzh/l-espagne-la-honte-de-l-europe-43160).

    Claude Champaud (ancien vice-président du CELIB) :

    « (…) Il [mouvement politique breton] préfère se raconter des histoires plutôt que de faire l’Histoire comme le firent les Célibiens… »
    (Source : https://www.breizh-info.com/2017/10/02/78612/claude-champaud-celib-mouvement-breton).

    Alors, le peuple Breton, résigné à sortir de l’Histoire… ou pas ?

    • Evel just . On be voit pas trop ce que « l’attachement à la France » venait faire là. Les nationalistes Bretons moins Bretons que les autres pour avoir rompu avec la France ? Cela n’aurait pas de sens!

  2. Et l’article de commencer par « Tout le monde peut-il se prévaloir de cette identité ? » ?

    Et de continuer par une vidéo ridicule pondue par un français de l’Institut Illiade, et qui vient dire aux bretons qui ils doivent être. De mieux en mieux.

    Croyanes, amour de la France, images d’Epinal, deux trois cartes postales bien placées. C’est une réduction minable de l’identité bretonne, réflexe paternaliste du néo-parisien sans doute.
    Je ne peux pas m’exprimer au nom des bretons, mais il me semble que le poids de la honte a une très forte influence. Nos grands-mères étaient des bécassines aux yeux des Français, et nos grands-pères des miséreux alcooliques. Merci, mais non merci. Votre passion pour la France, gardez-la pour vous.

  3. Pourquoi Breizh-info se sent-il obligé de relayer le brouet consternant d’inculture et de veulerie franchouillarde de l’Institut Iliade ? Laissez donc ces pitres s’ébattre dans leur fange parisienne, loin de nos yeux et de nos oreilles !

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