referendum_generation_identitaire

09/12/2017 – 07h00 Poitiers (Breizh-info.com) – La justice est lente, très lente, ce qui ne l’empêche pas de prononcer parfois « des peines qui paraissent totalement démesurées eu égard des faits reprochés » selon un avocat du barreau parisien.

Ainsi, le tribunal de Poitiers a rendu son jugement jeudi 7 décembre dans l’affaire de l’occupation du toit de la mosquée (en construction) de Poitiers par un groupe de militants de Génération identitaire. Une action menée le 20 octobre 2012 et qui avait déjà valu de nombreuses gardes à vue ainsi que des contrôles judiciaires pour bon nombre de militants arrêtés.

Mais aux yeux de la justice, ce n’était pas assez : ainsi 4 personnes ont été reconnues coupables de provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par paroles, écrits, images ou moyens de communication au public par voie électronique et de dégradations de biens d’autrui, commises en réunion.

Les peines prononcées à l’égard de ces 4 prévenus sont identiques :

 – condamnation à un an d’emprisonnement assorti du sursis total et d’une mise à l’épreuve pendant 2 ans
– obligation de réparer les dommages causés
– privation de tous les droits civiques, civils et de famille (article 131-26 code pénal) pour une durée de 5 ans, à titre de peine complémentaire.
– confiscation des objets saisis

Au total, les amendes et compensations pour les associations parties civiles s’élèvent à 40 000 euros…

Si les militants de Génération identitaire ont déjà annoncé leur intention de faire appel , c’est la lourdeur de la peine qui interpelle.

En effet, le « crime » de ces militants est simplement d’avoir déployé trois banderoles sur le toit de la mosquée en construction, l’une avec le nom de l’organisation, l’autre évoquant « 732 » , date à laquelle Charles Martel a repoussé les Arabes à Poitiers et la dernière – violence ultime – réclamant un référendum démocratique sur la construction de mosquées et l’immigration.

Pas de dégradation, pas d’injures, pas de violence, pas de résistance aux forces de l’ordre quand elles étaient venues déloger les militants. La décision du tribunal de Poitiers interroge, notamment si on la met en regard de la jurisprudence concernant des faits d’actualité récente :

Ainsi le tribunal de Saint-Brieuc a condamné cette semaine le patron d’une société de pêche à un an de prison avec sursis – la même peine donc que les militants de GI – pour homicide involontaire.

Fin novembre, un conducteur de train en état d’ivresse a lui aussi écopé d’un an de prison avec sursis pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Il avait traversé à toute vitesse la gare de Nevers…

Pour l’agression violente d’un professeur en banlieue parisienne, un parent d’élève a écopé de la même peine fin novembre.

Une peine moindre a par ailleurs été requise contre les deux joueurs du Stade Français (rugby) accusés d’agression sexuelle et de violences.

A l’inverse, si l’on compare avec des peines infligées à des militants politiques pour des actions également symboliques, on se rend compte d’un certain « décalage » judiciaire – les faits incriminés ont reçu une qualification pénale parfois différente :

Le jeudi 4 septembre 2014, cinquante-cinq militants de Greenpeace étaient condamnés à des peines de deux mois de prison avec sursis pour une spectaculaire intrusion en mars dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la doyenne des dix-neuf centrales françaises (violation de domicile).

En 2014, le tribunal correctionnel de Marseille avait prononcé des peines de quatre à dix mois de prison avec sursis et près de 70 000 euros de dommages-intérêts contre neuf militants de Greenpeace poursuivis pour « tentative d’introduction non autorisée dans un local ou terrain clos intéressant la défense nationale » et « complicité de dégradations d’un bien appartenant à autrui commises en réunion »

C’est également la « violation de domicile » qui avait été retenue pour condamner des militants de l’association L214, en octobre 2017.  Deux militants de l’association de défense des animaux L214 on été ainsi condamnés à une amende de 6 000 euros, dont 5 000 avec sursis, pour « violation de domicile ». Ils s’étaient introduits dans un abattoir.

Derrière cette sévère condamnation  de Génération identitaire, c’est avant tout la question de la liberté d’expression et d’opinion qui est posée : est-il encore autorisé de critiquer l’islam, de dénoncer l’islamisme, et d’évoquer l’islamisation de l’Europe – qui se confirme dans les faits statistiques – sans être menacé de finir en prison, ruiné, privé droits civiques ? Il parait que le délit de blasphème n’existe pas en France. Quand il s’agit de l’islam, il est permis d’en douter.

Yann Vallerie

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

7 Commentaires

  1. Quelle bonte que cette in-justice organisée pour la destruction de notre civilisation chrétienne et française afin de complaire à une charia-religion !
    Ces personnes identitaires francaises n’ont tué personne contrairement à certains qui se revendiquent de cette religion !

  2. Il est inutile de chercher dans ce procès et dans ces peines l’ expression de la justice.
    Des manifestations sauvages, illégales et violentes, ayant entrainé de lourdes destructions de centres-villes, des dizaines de blessés parmi les forces de l’ ordre, des lynchages sous les yeux des familles, nous en avons eu moult exemples au cours de l’ année écoulée qui toutes se sont soldées par des peines légères, quand il y a eu arrestations…

    Les GI de Poitiers ont bénéficié d’ un traitement particulier, d’ une justice d’ exception. Pourquoi ?
    Ils ont osé suggérer que les Français ont le droit de donner leur avis, par referendum, sur l’ islamisation de la France. Ceci dans une ville symbole du coup d’ arrêt à la conquête islamique en 732.

    Depuis quand l’ avis du peuple devrait-il être pris en considération sur un sujet aussi grave ?
    Répandre cette idée toute simple dans une démocratie est révolutionnaire et met en danger l’ oligarchie.
    Il est donc impératif pour le pouvoir en place et la justice aux ordres de dissuader toute autre tentative de résistance. Le couvercle-étouffoir doit être maintenu en place fermement pour interdire toute autre expression démocratique allant dans le même sens. D’ où également l’ interdiction anticonstitutionnelle de manifester appliquée régulièrement aux mouvements patriotes par les préfets sur ordre du gouvernement.
    Et si le peuple se réveillait et exigeait ses droits ?
    Avis aux amateurs, ils seront broyés. Voilà toute l’ explication de ce jugement inique.

  3. En France, dans la très grande majorité des cas, la justice n’est pas donnée au nom du peuple, mais au nom de l’idéologie d’une minorité au pouvoir et que le peuple ne partage pas (mais il n’a pas le droit ni les moyens de le dire).

    C’est pour cela que la justice française est très sévère envers ceux qui s’expriment, toujours pacifiquement, contre cette idéologie, et très bienveillante envers ceux qui adhèrent, toujours très violemment, à cette idéologie.

  4. Henri 71 ans (persona non grata)
    Il est important de constaté que l’immigration il y a 40 à 50 ans de cela, n’a rien à voir avec les flux de migrants « importants et consolidé » de la dernière décennie.
    Il va de soi, sans parler des difficultés apportées tout les jours, par ces populations dont la culture est à cent lieu de la nôtre, que la vie des français est altérée. Pour constat, les Français s’éloignent des territoires et villes dont le taux d’occupation est strictement lié à l’implantation de l’islam en France.
    Un effet de levier parmi tant d’autres, certains industriels sont des aspirateurs à migrants, pour les emplois ingrats ou non mais à bas coûts. Cela pourrait se justifié ??, cependant la contre partie est que ces emplois devrait revenir aux français avec un salaire adéquat. Sauf si les français sont des fainéants et aussi pour certains des sans dents.
    Par ailleurs à leur désavantage, il est impressionnant et incompréhensible de constater qu’une partie importante de la population française, encourage et ferme les yeux sur les capacités de regroupement des familles migratoires (familles composées d’un travailleur et de plusieurs femmes et enfants) à la charge des organismes sociaux !!! Les femmes voilées ou non sont-elles les moteurs de l’économie française ou la chaude couverture de l’islam.
    L’état généreux apporte à ces populations les moyens nécessaires et suffisants à leur installation en France dans les lieux stratégiques « grandes villes » ou ils prospèrent par leurs trafics intracommunautaires.
    Pour en venir au justiciable, je crains que la balance ne penche dans le même sens que l’immigration, car vu les actes répétés de ces impétrants que l’on nous cache bien souvent depuis tant d’années, et qui sont jugés à la va vite de par la saturation des tribunaux qui est fonction elle même de ce flux d’immigration, voilà pourquoi la contestation en subis les conséquences !!!
    La volonté politique est là, « sans immigration ces contestataires à l’évidence n’existeraient pas » et les français ne serait pas condamnés dans leur propre pays !
    A priori, la justice ne condamne pas l’essence des problèmes mais leurs conséquences?
    A bon entendeur, salut…

  5. Serait-il possible de publier le texte intégral du jugement ? Celui-ci est en effet censuré sur toutes les bases de données . De ce fait , il est impossible d’effectuer une analyse juridique fiable .

  6. -Manifestation de Génération Identitaire « Defend Europe » interdite (sous prétexte de troubles à l’ordre public).
    -Procession de Génération Identitaire Lyon « Lugdunum Suum » interdite (idem).
    -Peines disproportionnées lors du procès des 5 de Poitiers (sans parler du blocage de leur cagnotte de soutient par Leetchi).

    Pendant ce temps là les antifas organisent manifs sur manifs, non déclarées la plupart du temps, détruisant tout sur leur passage…

    Cherchez l’erreur

Comments are closed.