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Irvine Welsh, écrivain écossais auteur notamment de Trainspotting, sera à Paris du 4 au 7 avril. Il viendra présenter son nouveau livre, l’artiste au couteau, qui proclame le grand retour de Begbie, l’un des personnages cultes de Trainspotting.
Voici l’histoire de ce nouveau roman :
Le terrible Begbie, l’un des quatre héros de Trainspotting, mène enfin une vie tranquille sous le nom de Jim Francis. Peintre et sculpteur à succès, il vit confortablement avec sa femme et leurs deux filles dans une station balnéaire prospère de Californie. Pour certains il est un escroc, pour d’autres un visionnaire.
Lorsqu’après le meurtre de son fils qu’il connaissait à peine, il regagne Édimbourg et retrouve ses amis, ils attendent de lui une sanglante vengeance. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, sa femme et ses filles découvrent un passé sordide qui ne semble pas qu’un lointain souvenir.
Roman élégant et électrisant, burlesque et noir, violent mais rédempteur, L’Artiste au couteau développe la critique sociale de Trainspotting, avec le retour d’un des personnages contemporains les plus infâmes et attachants de la littérature, l’incendiaire Francis Begbie, interprété à l’écran par Robert Carlyle.
Né en 1958 à Édimbourg, romancier et nouvelliste traduit dans le monde entier, Irvine Welsh est notamment l’auteur du cycle Trainspotting, devenu le symbole d’une génération et adapté au cinéma par Danny Boyle. Welsh a reçu le Scottish Arts Council Book Award et le Saltire Society Scottish Book of the Year Award. Ses romans sont publiés Au diable vauvert.
Le 5 avril, les fans de littérature « made in britain », pourront rencontrer à la fois Irvine Welsh mais aussi John King (Football Factory, Skinheads, la Meute …) à la Librairie Millepages

Extrait de l’ouvrage
Soudain, une terreur absolue s’empare de Melanie. Jim approche. Mon Dieu, Jim. — Écoutez, laissez-nous, c’est mon mari qui arrive, dit-elle calmement. — Vous avez toute la plage pour vous, on est simplement venus profiter un peu de la mer avec nos filles.
Marcello Santiago se lève en regardant en direction de Jim, qui les a enfin rejoints, Eve toujours dans ses bras. — On avait envie de se joindre à votre piquenique, lui dit-il dans un large sourire. Le blond, qui répond au nom de Damien Coover, s’est également levé, sans s’écarter d’un centimètre de Melanie et Grace.
— Qu’est-ce qu’il se passe, papa ? demande Grace d’un ton apeuré en relevant les yeux sur son père.
Jim adresse un mouvement de tête à Melanie.
— Ramène-les à la voiture, déclare-t-il d’un ton posé.
— Jim… répond Melanie, presque suppliante, le considérant lui, puis Damien Coover, et enfin les filles, avant de se relever et de tirer Grace par le bras.
Elle s’approche de Jim, qui lui met Eve dans les bras sans quitter des yeux Santiago et Coover. — Ramène-les à la voiture, répète-t-il.
Melanie serre les petites contre elle, jette un dernier coup d’oeil aux deux hommes, puis remonte la plage en direction du modeste parking qui se trouve tout en haut. Elle se retourne et aperçoit son sac sur sa serviette. Son portable et celui de Jim se trouvent dedans. Coover surprend son regard. Jim aussi. — Vas-y, insiste-t-il une dernière fois.
Coover regarde Melanie et les gamines quitter la plage. Son corps tonique et bronzé dans son bikini. Mais la terreur lui fait courber l’échine, saccadant et enlaidissant ses mouvements d’ordinaire si graciles.
— Putain de bonnasse que tu t’es trouvée là, mon gars, lance-t-il à Jim dans un éclat de rire, auquel se joint son ami Santiago dans un rauquement sec, sans cesser de serrer et desserrer ses poings.
Rien ne perce à travers l’expression de Jim Francis. Rien d’autre qu’une évaluation froide des hommes qu’il a devant lui.
L’artiste au couteau, pages 15, 16 et 17.

Irvine Welsh, L’artiste au couteau, Éditions Au Diable Vauvert. 480 pages, 22€, parution le 5 avril.
Crédit photo : DR
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