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Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, la France métropolitaine repasse à l’heure d’hiver. À 3 heures du matin, il sera 2 heures. Une heure gagnée sur le cadran, pas nécessairement dans le sommeil. Et malgré des années de débats, sa suppression reste bloquée à Bruxelles.
Une heure gagnée, mais peu de sommeil supplémentaire
L’heure affichée recule d’un coup, pas notre horloge biologique. Selon une analyse de Withings relayée par 20 Minutes, le gain de sommeil ne serait que de 14 minutes en moyenne. Elle repose sur 244 321 nuits enregistrées en France entre 2023 et 2025. Un résultat tiré des utilisateurs de ses appareils, qui ne peut toutefois être généralisé à l’ensemble de la population.
Selon cette analyse, les Marseillais enregistraient en moyenne 19 minutes supplémentaires, contre 13 à Paris et 11 à Lyon.
Le changement n’est pas sans conséquences pour l’organisme. Dans une publication du 19 octobre, l’Inserm rappelle que l’adaptation peut prendre d’un jour à une semaine, avec d’éventuels troubles du sommeil ou de la vigilance. Les enfants, les personnes âgées et les travailleurs de nuit figurent parmi les plus sensibles. Le passage à l’heure d’hiver demeure néanmoins généralement moins difficile que celui de mars, qui impose d’avancer le réveil d’une heure. Pour mieux s’adapter, les spécialistes recommandent des horaires réguliers et une exposition à la lumière matinale.
Une réforme européenne toujours à l’arrêt
Rétabli en France en 1976, après le choc pétrolier, le changement d’heure visait à réduire les dépenses d’éclairage. Son intérêt énergétique est aujourd’hui discuté, tandis que ses effets sur les rythmes biologiques alimentent les critiques.
En 2019, une consultation organisée par l’Assemblée nationale avait recueilli plus de 2,1 millions de réponses : 83,71 % des participants souhaitaient mettre fin à cette alternance. La même année, le Parlement européen approuvait une suppression envisagée pour 2021. Mais il ne s’agissait pas d’une décision définitive : faute d’accord au Conseil de l’Union européenne, la réforme n’a jamais abouti.
L’un des principaux obstacles demeure le choix d’une heure permanente, d’été ou d’hiver, et la nécessité de coordonner les décisions des pays voisins. En février 2026, la Commission européenne a lancé une nouvelle étude portant sur dix scénarios, dont les conclusions sont attendues d’ici à la fin de l’année. Aucune date de suppression n’est fixée. Les montres continueront donc, pour l’instant, à changer d’heure deux fois par an au rythme d’un mécanisme que les institutions européennes ne parviennent pas à réformer.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Free-Photos) (photo d’illustration)
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