Ce matin, en m’éveillant, j’ai fait un rêve. Enfin, je me rassure en me disant que ce n’est qu’un rêve. Peut-être n’est-ce qu’une régurgitation mentale de l’époque de Carrier à Nantes, où leurs pareils se réunissaient en l’église de Saint-Vincent-la-Montagne ? Toujours est-il que je suis sorti de l’ombre des cauchemars en ayant devant les yeux les faits et gestes d’une bande de sauvages que les médias bien-pensants absolvent de tous les crimes en demandant aux bons citoyens de les comprendre. Sinon de ne retenir que les « bavures » policières qu’ils présentent à grands cris et lamentations. Ce n’est pas Bernuchon qui dira le contraire, vu le peu d’importance qu’il donne au passé de notre pauvre Gaule (481-1905) pour valoriser les émirs et autres parvenus de l’époque pré-pétrolière.

Revenir au temps où Alphonse de Castille donnait à Pierre de Montmorillon, en 1087 exactement, le patronyme terrifiant de Quatuor barbis (en français actuel: « Quatrebarbes », nom porté depuis par une très honorable famille) ? Que non ! On en n’est plus là… Montmorillon avait rapporté quatre têtes d’émirs suspendues par leur barbe à la selle de son palefroi. Les mœurs ont depuis changé, mais parfois, ça démange. Et puis, durant la guerre d’Algérie à laquelle j’ai participé, avoir pour modèle la conduite de la Wehrmacht en France, ça ne donne pas des ailes.

Dans les années 80 de notre ère (avant l’an CC de notre République) naquit une espèce humaine nouvelle qui fut encensée plus que de raison par des grands-prêtres d’université. Alors que leurs pères putatifs se retiraient du forum en y laissant parfois des plumes, les jeunes coqs se teignaient la tignasse en crête, chansonnaient en borborisant, tapaient sur des chaudrons semblables à des « bôdrones » irlandais, mais en plus primitifs. Bref, c’était la révolte sublime, le nirvana de la dissolution, le bercement du punk, le pèlerinage à Katmandou…

Ne gardant du passé (ça va faire quand même quarante ans !) que les galoches et les battle-dress, cette nouvelle espèce humaine se couvrit la tête de cagoules qui cachaient les visages. Elle se mit à jargonner un mixte tribal de marxisme, de freudisme et de littérature frelatée à la sociologie, en attendant l’insurrection qui ne venait pas, ou si peu. Les « Zadistes » étaient nés.

Le caractère principal à retenir chez tous ces sauvages est un retournement et un déni de culpabilité : l’un d’eux lance un cocktail sur les gendarmes, ceux-ci ripostent fort, et nous voilà engagés dans une interminable polémique où ces pitres se glissent dans les peaux de victimes, racolant, en principe, des milliers d’innocents qui beuglent par les rues. Ainsi, à Nantes, l’autre samedi, des énergumènes masqués, issus de la tribu, ont pendu, frappé et incendié un mannequin censé représenter le président Emmanuel Macron (qui, par ailleurs leur p… à la raie, en ancien élève des jésuites qu’il est !).

Je ne vous parlerai pas de la tour de Tolbiac où « d’irréductibles » Katangais (c’était le nom des Zadistes, il y a soixante ans !) saccagent et miment ce qu’ils ne connaissent que très vaguement en espérant séduire quelques étudiants en… sociologie (la cote de cette matière va-t-elle enfin tomber au seul niveau qui lui convient : celle de la basse-fosse ?). En attendant, quelques manif’ aventureuses, menées par le dernier moustachu syndical les verra sans doute en première ligne pour casser les vitrines et mugir contre le capitalisme.

Morasse

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