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Seul un Breton peut caresser un pareil projet : installer à Antony (près de Paris), dans le parc de Sceaux, une « Table ronde » fabriquée avec du granit provenant de Bretagne : 6 mètres de diamètre, 20 cm d’épaisseur, 15 tonnes. Michel Le Net se propose donc d’en faire don à cette ville où il réside. Mais il sent bien que ce « cadeau » n’enthousiasme pas le maire… A la vérité, cette réalisation aurait d’avantage sa place en Bretagne : c’est pourquoi M. Le Net s’était rapproché des dirigeants de l’opération « Vallée des saints », mais ces derniers ne donnèrent pas suite. Il lui reste donc une position de repli qui semble aller de soi : la forêt de Brocèliande.
Là, la « Table ronde avec ses douze chevaliers entourant le roi Arthur, voilà qui aurait de la gueule. A la vérité, Michel Le Net ne serait pas le premier à avoir une grande idée pour ce site. N’oublions pas François Pinault qui trouva l’artiste pour « fabriquer » l’Arbre d’or qui fut installé au Val sans retour… et qui paya la facture. Aujourd’hui, ce lieu est l’un des plus attractifs de la forêt. Douze mois sur douze, on assiste à un défilé de visiteurs. Une « Table ronde » serait évidemment du meilleur effet et l’impact touristique apparaîtrait considérable. Voilà qui devrait encourager Michel Le Net à reprendre son dossier sous un angle « breton ».
Originaire de Vannes, Michel Le Net est ingénieur général des Ponts et chaussées en retraite. Il a travaillé dans plusieurs cabinets ministériels. Ses spécialités : la persuasion sociale avec le lancement, par exemple, de campagnes en faveur de la sécurité sociale et contre le tabagisme. Ainsi que l’éthique dans les affaires. Tout cela a débouché sur l’édition d’une trentaine d’ouvrages – au titre austère – consacrés à ces deux pôles d’intérêt.
Dans son dernier livre Ça pique (Jean Picollec éditeur, mars 2017), Michel Le Net procède à un tour d’horizon de questions qui font l’actualité. Il aborde ainsi « la foire d’empoigne » qui agite les partis et qu’il divise en « deux espèces ». D’abord « le Parti de ceux qui gagnent des sous(PCGS) » puis celui de ceux « qui les dépensent » (PCDS). « En dehors de tous ces clivages de peu d’intérêt, pour ce qui me concerne, je voterai pour ma Bretagne. Pour la secte politique qui ramènera Nantes chez nous. Qu’elle soit du Nord, du Sud, de l’Ouest ou de l’Est, un seul but : tous réunis ! Des provinces au lointain passé, bien plus anciennes que le pays, comme la mienne et d’autres, vivront toujours quand les entités politiques qui les ont absorbées auront disparu. » Voilà qui est clair.
Un rappel historique pour terminer : Léopold Le Net, père de Michel Le Net , était directeur des ports et voies maritimes du Morbihan, pendant la dernière guerre. A l’été 1944, les Allemands avaient prévu de faire sauter le phare de Port-Navalo – les trous avaient déjà été creusés. M. Le Net parvint à convaincre le commandant allemand du secteur de renoncer à son projet.
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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