Combat maritime. À la recherche de l’épave de la Cordelière

cordeliere

Pour tenter de retrouver l’épave de la Cordelière et du Regent, deux navires coulés au cours d’un combat en 1512, la Région Bretagne et le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines du Ministère de la Culture s’allient dans une nouvelle campagne de fouilles sous-marines.

Dans le cadre de sa politique de valorisation du patrimoine, la Région Bretagne accompagne ce nouveau projet d’investigation aux côtés du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du Ministère de la Culture (DRASSM). Cette campagne de recherches sous-marines sera menée par le navire scientifique « André Malraux », jusqu’au 13 juillet. L’objectif : retrouver les épaves du Marie Cordelière et du Regent, deux navires mythiques qui ont sombré dans les eaux bretonnes, entre le goulet de Brest et la Pointe Saint-Mathieu en 1512.

Ces fouilles sous-marines porteront sur des fonds encore jamais explorés jusqu’à aujourd’hui, dans une zone de 25 km² près de l’entrée du goumlet de Brest. A bord, une équipe composée d’une quinzaine de personnes : archéologues sous-marins, historiens de l’Université de Bretagne Sud et du GIS d’Histoire maritime, roboticiens de l’ENSTA-Brest, géomorphologues de l’IFREMER et experts du SHOM (servie hydrographique et océanographique de la marine).

Un peu d’histoire

Il y a 500 ans, l’amiral Hervé de Portzmoguer coulait avec son navire en défendant la ville contre la flotte anglaise. Un des derniers faits d’armes de la Bretagne indépendante. Construit en 1498 sur ordre de la duchesse Anne de Bretagne, la Marie Cordelière était à l’époque l’un des navires de guerre les plus puissants de la flotte bretonne.

Le 10 août 1512, au terme d’un combat épique contre les forces anglaises, entre le goulet de Brest et la pointe Saint-Mathieu, le bateau fait naufrage en même temps que le Regent, fleuron de l’armada britannique avec lequel il combattait bord-à-bordDepuis, plus aucune trace des vaisseaux engloutis depuis plus de 500 ans…

Pour en savoir plus sur la vie de l’amiral, c’est ici

Pour soutenir le projet, c’est ici

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine