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A chaque mois de juillet son Tour de France, et désormais, depuis quelques années, sa sortie sur console du jeu « Tour de France » et sur ordinateurs de « Pro Cycling Manager », deux versions totalement différentes d’une simulation cycliste. Nous avons testé Tour de France 2018 sur PS4, voici nos impressions.
Bon, autant Pro Cycling Manager est fait pour les puristes et les passionnés, ceux qui veulent toutes les statistiques, toutes les équipes, sur plusieurs saisons, avec en plus des graphismes de qualité, autant l’édition console est chaque année toujours aussi « cheap » en terme de contenu.
Hormis le Tour de France, le Dauphiné, mais aussi les Championnats du monde (à débloquer) ou Paris-Roubaix, pas grand chose à se mettre sous la dent, et on fait vite le tour. Quand on voit comment les parcours sont modélisés (c’est à dire très mal, et sans aucun respect de la réalité des communes traversées) on se dit qu’on pardonnerait largement à Cyanide et à Focus Home interactive si au moins ils permettaient aux joueurs sur consoles l’accès à plusieurs grandes classiques et aux trois grands tours. Mais que nenni, on doit se contenter d’une très faible base de donnée (et toujours ces licences qui manquent, et ces correctifs sur les noms à apporter …)
Une nouveauté dans le menu avec l’apparition du mode Pro Leader qui sur le papier permet de créer son propre coureur et de tenter de devenir une légende du cyclisme au fur et à mesure que les saisons défilent. Oui mais voilà, vu le peu de courses à se mettre sous la dent, on fait vite le tour. Et puis les nombreux bugs et incohérences entre nos compétences initiales et ce qu’on peut parvenir à faire (genre remporter Paris-Roubaix avec un profil de pur grimpeur, idem pour un sprint challenge …) finissent de lasser le joueur, d’autant plus que tous les « à côtés » de la Course sont quasi inexistants (vous n’avez la main sur rien en réalité). Mais disons qu’avec le mode Pro Team, on ne voit pas beaucoup de différence. C’est bien beau de créer de nouveaux modes de jeu, encore faut-il les rendre attractifs.
Côté gameplay, c’est plaisant : l’Intelligence Artificielle a été renforcée, et les courses sont dures à gagner. C’est vraiment le côté positif du jeu, malgré quelques bugs et des graphismes qui laissent à désirer (vieillots pour ce type de console) et les commentaires insuportables. On a réellement l’impression d’être en immersion dans une course, ça dure un certain temps (comptez 30 à 45 min si vous ne simulez pas) , et les amateurs du genre vont adorer.
En conclusion de ce mini test, on a du mal à voir ce que cette nouvelle version apporte par rapport à la précédente. Mais les puristes voudront l’acheter pour pouvoir jouer sur le parcours 2018. Ceux qui n’ont pas besoin d’une nouvelle base de donnée peuvent garder l’ancienne version, et les novices prendront du plaisir, si ils aiment le cyclisme, sinon ils risquent d’être déconcertés.
En espérant que l’année 2019 sonne comme l’année de la révolution dans le jeu de cyclisme, et que les éditeurs arrêtent un peu de se reposer sur leurs lauriers.
Crédit photos : DR
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