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l est 5 heures du matin sur une plage du littoral, près de Calais. Une centaine de silhouettes surgissent des dunes en criant et courent vers la mer, où un bateau doit venir les chercher. Pendant de longues minutes, aucun policier n’est visible. Quand une patrouille finit par arriver, une partie du groupe a déjà de l’eau jusqu’aux genoux, et l’embarcation repart vers l’Angleterre avec une partie de ses passagers.
Cette scène clôt le parcours de Replacing Europe: Following the World’s Deadliest Migration Route, un documentaire mis en ligne le 20 janvier 2026 par Tucker Carlson Network, la plateforme de l’ancien présentateur vedette de Fox News. Réalisé par Anthony Rubin, fondateur du site d’investigation Muckraker, le film suit une route clandestine de bout en bout : de la Mauritanie aux Canaries, puis l’Espagne, la France et le Royaume-Uni. Une version doublée en français circule désormais sur YouTube.
Nouakchott et Nouadhibou
Le voyage commence en Mauritanie, principal point de départ vers l’archipel espagnol. Un témoin y décrit des femmes migrantes violées et traitées en esclaves, ainsi que des familles restées au pays rançonnées par téléphone pour obtenir la libération d’un proche. Interrogé sur les auteurs de ces pratiques, il met en cause la police, qu’il accuse de travailler main dans la main avec les réseaux criminels. Il ajoute que des trafiquants d’armes et de drogue se mêlent aux candidats au départ.
À Nouadhibou, l’équipe visite une ONG soutenue par les États-Unis et l’OIM, l’agence onusienne des migrations, qui vient en aide aux migrants en route vers l’Europe. Ses responsables confirment que Washington finance une boulangerie et un système informatique sur place.
El Hierro, terminus de la route atlantique
La traversée vers les Canaries est la plus meurtrière des routes migratoires vers l’Europe. En 2024, l’archipel a enregistré un record de 46 843 arrivées selon le ministère espagnol de l’Intérieur. L’ONG Caminando Fronteras recense la même année 9 757 morts et disparus sur la route atlantique, dont 6 829 partis des côtes mauritaniennes.
Sur l’île d’El Hierro, la caméra filme l’arrivée d’une pirogue remorquée par les secours maritimes espagnols. À bord se trouvent presque uniquement des hommes jeunes, et l’un d’eux est débarqué sur une civière. Les arrivants sont ensuite placés dans des camps où ils restent plusieurs mois. Ceux que l’équipe interroge disent ne rien y faire d’autre que manger et dormir, sans travail. Ils évoquent aussi des résidents qui sortent pour boire ou se droguer, et d’autres qui tentent de rentrer avec un couteau malgré les fouilles.
Un Sénégalais raconte que, pendant la traversée, les passagers soupçonnés de sorcellerie sont parfois ligotés, privés d’eau et de nourriture, ou jetés par-dessus bord. Il affirme qu’il ferait de même s’il en voyait un.
Le pont aérien vers Madrid
À l’aéroport de Grande Canarie, plusieurs centaines d’hommes attendent d’être transférés par avion vers Madrid, d’où ils se disperseront dans le reste de l’Europe. L’équipe est prise à partie par des intervenants sur place. Elle doit ensuite couper sa caméra sous la pression de la police et échappe de peu à une interpellation.
« Tout le monde veut sa part »
Le passage le plus explosif du film est tourné en caméra cachée avec un employé de l’OIM en poste aux Canaries, qui se présente comme le seul représentant de l’organisation sur l’archipel. Selon lui, la mafia encaisse entre 50 000 et 60 000 euros par bateau. Il résume la situation ainsi : « C’est un jeu. Tout le monde veut avoir sa part. »
L’homme va beaucoup plus loin. Il affirme que l’Espagne n’a aucun intérêt à stopper les arrivées, car elle perdrait les fonds européens consacrés à la gestion migratoire, qu’il chiffre à plus de 3 milliards par an. Il soutient qu’une partie de ces sommes serait remise en liquide, dans des valises, puis partagée entre une vingtaine de fonctionnaires. Il ajoute que les quelque 250 policiers affectés à la migration sur l’archipel sont payés 3 fois plus que leurs collègues et n’ont donc aucune envie que les bateaux cessent d’arriver. Le documentaire ne présente aucun élément matériel à l’appui de ces accusations.
L’Agenda 2030 en toile de fond
Le film rattache ces témoignages au programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015. Il s’appuie sur un document de l’OIM consacré à la migration dans cet agenda, qui présente les migrants comme des acteurs du développement. Selon le documentaire, ce texte fixe comme priorité de faciliter les migrations plutôt que de les restreindre.
Les auteurs pointent aussi Accem, l’une des principales ONG chargées de transférer les arrivants des Canaries vers la péninsule et de les héberger. En 2023, sa direction a cosigné une lettre réclamant des voies d’accès légales et sûres vers l’Union européenne.
Irun, les empreintes vers la France
Les migrants qui ne restent pas en Espagne peuvent obtenir un billet de bus gratuit jusqu’à Irun, dernière ville avant la frontière française. Le film attribue le paiement de ces billets à des ONG comme Accem. Sur place, des empreintes de pas peintes au sol relient la gare routière à la Croix-Rouge, puis la Croix-Rouge à la mairie. C’est là, chaque jour de 10 heures à 12 heures, qu’un collectif militant explique aux arrivants comment passer en France sans se faire repérer par la police.
Un homme rencontré devant la caméra revendique avoir peint lui-même une partie du marquage. Il explique se rendre aussi aux Canaries pour informer les migrants en amont, afin qu’ils ne soient pas interpellés puis renvoyés en Espagne. Le collectif oriente ensuite les migrants vers une structure d’accueil située de l’autre côté de la frontière, financée par des fonds publics, que son directeur décrit devant l’équipe comme un refuge pour les personnes sans papiers.
Paris et Calais
Au pied de la tour Eiffel, l’équipe tente d’interroger des vendeurs à la sauvette. L’échange tourne à l’agression : Anthony Rubin finit le visage en sang et l’équipe perd une caméra. À quelques kilomètres de là, une association aide exclusivement les migrants se déclarant LGBT dans leurs démarches d’asile. Un migrant interrogé affirme que beaucoup mentent sur leur orientation sexuelle pour obtenir des papiers.
À Calais, un agent de sécurité privée raconte voir des vols en magasin commis par des migrants tous les jours. Il évoque aussi une chèvre tuée dans une ferme voisine d’un camp pour y être mangée. Se faisant passer pour des humanitaires, les journalistes entrent avec des caméras cachées dans un entrepôt transformé en camp d’environ 100 tentes, où vivent notamment des Soudanais, des Égyptiens et des Marocains. Un espace de prière y est aménagé. Des hommes masqués leur ordonnent de ne pas filmer, puis de partir.
Un Afghan qui doit lui-même embarquer les prévient que les passeurs sont armés et qu’ils risquent d’être frappés, voire tués. C’est grâce à ses indications que l’équipe se trouve sur la plage le matin du départ. Elle y est bombardée de projectiles, puis avertie par un homme que d’autres vont arriver pour l’enlever.
Wolverhampton
Le film se termine au Royaume-Uni, à Wolverhampton, où des milliers d’hommes prient en plein air pour l’Aïd al-Adha. Devant un hôtel réquisitionné, deux demandeurs d’asile expliquent y être logés et nourris gratuitement depuis 2 ans. Ils disent aussi percevoir environ 300 livres par mois tant qu’ils ne travaillent pas, et pouvoir étudier à l’université sans payer de frais. Le documentaire chiffre à au moins 3 milliards de livres le coût de l’hébergement hôtelier des clandestins sur l’exercice 2023-2024.
Le constat démographique
Les dernières minutes sont consacrées aux chiffres. L’indice de fécondité de l’Union européenne est tombé à 1,38 enfant par femme, loin des 2,1 nécessaires au renouvellement des générations. En 2023, 4,3 millions de personnes sont entrées dans l’UE depuis des pays tiers, et Muhammad est devenu le prénom le plus donné aux garçons nés en Angleterre. Le film affirme aussi qu’une mosquée se construit en France tous les 15 jours et qu’en Suède, près des 2 tiers des hommes condamnés pour viol ou tentative de viol en 20 ans sont immigrés ou enfants d’immigrés. Il cite enfin le discours de Mouammar Kadhafi qui prédisait en 2006 une Europe musulmane en quelques décennies, sans conquête militaire.
Pour Anthony Rubin, ces éléments composent une stratégie délibérée de remplacement de la population européenne, orchestrée par l’ONU, les ONG et les gouvernements, que seule une action politique organisée pourrait enrayer.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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