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L’évacuation du 23 juillet n’a finalement servi à rien : ce sont près de 500 migrants qui sont installés de nouveau square Daviais, avec l’assentiment de la municipalité socialiste de Nantes. Quant aux Nantais, ils subissent. L’installation de sanitaires n’a en rien arrangé la situation – les migrants font leurs besoins à côté sous prétexte qu’il n’y en a pas assez – et les rassemblements ou manifestations en leur faveur organisées par leurs soutiens n’attirent pas les foules.
Le concert de soutien annoncé ce samedi 11 promettait d’être massif ; raté total, il y avait à peine 100 personnes. Et la grande manifestation du 3 août n’a attiré que 400 personnes au plus devant des Nantais impassibles et blasés… dont 150 « exilés » (sic) sur 400. Les autres semblent ne pas faire grand cas de leur sort, ou ne pas croire qu’une manifestation y changera quelque chose.
« Plusieurs ont la gale, et il y a des cas avérés de tuberculose, mais ils ne se soignent pas »
En attendant, la situation sanitaire continue de se dégrader au cœur de Nantes. « Plusieurs ont la gale, et il y a des cas avérés de tuberculose, mais ils ne se soignent pas », relève un travailleur associatif. « La situation est dangereuse non seulement pour eux, mais aussi pour les nantais dans leur ensemble : le square est situé en plein centre, dans un lieu de grand passage et tout près d’un très important marché alimentaire [la Petite Hollande, le samedi] ».
Pis, « alors que les affaires des migrants étaient potentiellement vectrices de contamination, elles ont été gardées et même déversées sur un parking [près de Mediacampus] pour qu’ils les récupèrent [après l’évacuation de l’ex-lycée Bouhier occupé fin juillet]. Pour la propagation des infections en tous genres, c’est vraiment génial… »
Du fait de la promiscuité et d’une situation tant humanitaire que sociale très dégradée, des tensions éclatent régulièrement, souvent liées à des vols ou entre communautés. Le 7 août, c’est un réfugié qui a essayé d’imposer son ascendant sur d’autres, pour l’organisation du camp : il s’est fait virer manu militari, et la police a dû intervenir. Elle a aussi mis en garde à vue, puis libéré un autre clandestin que le premier avait accusé d’agression physique, et dû auditionner plusieurs clandestins pour le mettre hors de cause.
Le 7 août justement, la Préfecture assurait que « à ce jour, aucune évacuation n’est envisagée » square Daviais. Johanna (Rolland) a donc eu l’ascendant sur Nicole (Klein). Et plus prosaïquement, « vu qu’ils ont des soutiens organisés, si on les vire, ça crée du bordel politique, certes dans un verre d’eau, et ils occupent illico un bâtiment », relève un proche du dossier.
La Préfecture avoue au passage son échec : « le campement s’est reconstitué dans les mêmes proportions qu’avant l’opération d’évacuation du 23 juillet, et ce malgré la mise à l’abri de 147 personnes ». Ou plutôt à cause de : mus par l’espoir d’être régularisés à Nantes, des clandestins arrivent tous les jours d’autres villes de France. La « mise à l’abri » n’a donc servi qu’à alimenter l’appel d’air, et à cautionner l’agitation politique de l’extrême-gauche.
« On est tributaires d’une politique sans queue ni tête tant de la part de l’État »
« On est tributaires d’une politique sans queue ni tête tant de la part de l’État – qui refuse clairement d’appliquer la loi et de remettre les clandestins dehors – que des collectivités locales qui se transmettent la patate chaude. Dans certaines villes, les camps sont régulièrement expulsés et se réinstallent, à la fin les clandestins se lassent et vont ailleurs, où ils sont mieux accueillis voire engagés dans un processus de régularisation. Pendant ce temps, d’autres ne cessent d’arriver », relève un connaisseur du dossier, qui pointe « l’irresponsabilité patente de la Préfecture et des municipalités socialistes de Nantes et maintenant Rezé ».
Un autre squat installé dans la durée à Rezé
Fidèle à son slogan de « réquisition » des logements vides pour loger les migrants – mais grands dieux, pas ceux des militants d’extrême-gauche eux-mêmes, des ouvreurs de squat proches de la mouvance d’extrême-gauche pro-migrants ont installé sept mineurs isolés étrangers – ou du moins qui se disent comme tels – dans les anciens locaux du Secours Populaire, rue Émile Zola à Rezé. Ils sont originaires d’Afrique de l’Ouest – de l’immigration purement économique donc. D’autres ont été ou sont en train d’être répartis dans d’autres squats de l’agglomération.
Sous la pression politique – trois élus de la majorité de gauche, Dominique Poirout, Hervé Neau et Loïc Chusseau ont soutenu l’absence d’expulsion – ils sont partis pour rester dans la durée, au nom d’une solidarité que les élus ne poussent pas jusqu’à son aboutissement logique puisqu’ils ne proposent pas de les loger, eux. « Rezé doit être solidaire », c’est-à-dire le contribuable – même celui qui n’a rien demandé.
Louis Moulin
Crédit photo : Breizh-info.com
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Une réponse à “Nantes. Les centaines de migrants clandestins installés pour combien de temps square Daviais ?”
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