Une série d’incidents filmés ces dernières semaines au Royaume-Uni relance la controverse sur les pratiques de la police britannique, accusée par le site Modernity News de cibler des citoyens pour des comportements pourtant légaux — filmer dans la rue, se tenir immobile sur la voie publique ou critiquer un élu local sur les réseaux sociaux — tout en se montrant plus conciliante dans des affaires impliquant des minorités ou des migrants. Ces éléments sont rapportés par ce média britannique, dont la ligne éditoriale est ouvertement critique de la police et des autorités ; ils n’ont, à ce stade, pas fait l’objet de vérification indépendante.
There’s something seriously wrong with British policing. pic.twitter.com/lbezgwy6mP
— Or I’ll just!! (@OrIlljust1) July 2, 2026
Filmer dans la rue, un motif d’interpellation récurrent
Plusieurs vidéos, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent des agents britanniques menacer d’arrestation des personnes en train de filmer dans l’espace public, sans qu’aucune infraction n’ait été constatée. Dans l’un des cas cités, une policière aurait justifié son intervention en expliquant que la simple présence de l’homme filmant « pourrait » provoquer la colère d’un tiers — une logique de prévention que le site rapproche du principe de « précrime » popularisé par le récit dystopique Minority Report.
Calm down! Officer! 👮♀️🤬🏴
“I’ll defend myself if you step out of line officer” 👮♀️🏴🇬🇧
Birmingham 🏴
Out of control….
…Police Harass @AyAudits_c4n for filming in a public place and say he is creating a “breach of the peace” yet it is the Police officer that is clearly the… pic.twitter.com/ZBIiKdbuoU— ANDY PUBLIC U.K (@Andypublicuk) June 21, 2026
D’autres séquences décrites concernent Birmingham, où un journaliste citoyen aurait été suivi et menacé au motif de « trouble à l’ordre public » alors qu’il filmait dans la rue, et Sheffield, où un journaliste aurait été empêché de filmer les suites d’une interpellation musclée visant un adolescent de 17 ans lors d’une manifestation. À Chesterfield, un journaliste citoyen aurait quant à lui été arrêté lors d’une manifestation devant un hôtel, sur le fondement de la Section 14 de la loi sur l’ordre public — une disposition que des détracteurs jugent appliquée de façon sélective.
Why so much force? He’s only filming! 👮♀️😡🏴🇬🇧
Sheffield 🏴
A journalist tries to film the police after they throw a 17 year old boy into a metal bollard with so much force it “bends” …the police don’t want him filming the incident close up so they use force against the… pic.twitter.com/OTveA5ULOi
— ANDY PUBLIC U.K (@Andypublicuk) June 17, 2026
Une policière du Merseyside aurait par ailleurs traité de « nonce » (terme injurieux désignant un pédophile en argot britannique) un homme filmant légalement dans la rue, suscitant des appels à sa révocation.
Des critiques sur les réseaux sociaux qui valent une visite au pub
Le site rapporte également un épisode survenu à Chiswick, dans l’ouest de Londres : deux policiers seraient entrés dans un pub pour demander à un client de sortir, puis l’auraient mis en garde au sujet d’un tweet critiquant le projet d’un conseiller municipal visant à interdire les terrasses extérieures. Selon Modernity News, les agents auraient eux-mêmes reconnu, face caméra, qu’aucune loi n’avait été enfreinte. D’autres visites similaires, motivées par des publications jugées « insultantes » envers des élus locaux, auraient été signalées ailleurs dans le pays.
Le débat sur une « police à deux vitesses »
Ces incidents s’inscrivent, selon le média, dans un contexte plus large de critiques visant une application inégale de la loi. Il cite notamment une agression à Birmingham où trois individus auraient attaqué un adolescent britannique blanc ; les images montreraient une policière protégeant les agresseurs tout en dirigeant son attention vers la victime, finalement interpellée avec usage de la force. La police des West Midlands aurait été accusée de chercher à limiter la diffusion de ces images plutôt que d’examiner le comportement de ses agents ; elle aurait indiqué, après examen, n’avoir rien trouvé à redire à l’intervention.
Un autre épisode cité concerne Rotherham, ville marquée par le scandale des réseaux de proxénétisme organisé ayant fait, selon les estimations rappelées par le site, environ 1 400 victimes principalement britanniques entre les années 1990 et 2010, les autorités locales de l’époque ayant été accusées d’inaction par crainte d’accusations de racisme. Le South Yorkshire Police aurait, plus récemment, fait un usage de la force jugé disproportionné contre des adolescentes lors d’un événement de fin de scolarité.
En contrepoint de ces épisodes, le site relève que des policiers ont été filmés assurant une garde 24 heures sur 24 devant des logements neufs d’une valeur de 250 000 livres sterling (environ 290 000 euros), destinés à accueillir des migrants — une affectation de moyens que l’article met en balance avec le traitement réservé aux citoyens filmés ou verbalisés pour des faits mineurs.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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