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Depuis le 13 juillet, la Suède applique une loi qui renforce les exigences de conduite imposées aux étrangers souhaitant obtenir ou conserver de nombreux titres de séjour relevant du droit national. Adopté par le Parlement le 15 juin, le texte élargit les critères liés au mode de vie et au comportement de l’étranger. L’objectif affiché par le gouvernement est d’accroître les possibilités d’éloigner du territoire les étrangers dont la conduite est jugée incompatible avec leur maintien dans le pays.
Des manquements au-delà de la délinquance
La réforme étend l’examen au-delà des seules infractions pénales. Les autorités pourront aussi prendre en considération le non-respect des lois, règlements, décisions de justice ou injonctions administratives, l’utilisation abusive du système social, des moyens de subsistance jugés malhonnêtes ou encore certaines dettes impayées.
Sur ce dernier point, une difficulté financière ponctuelle ne doit pas suffire. Le nombre, le montant et l’ancienneté des dettes, ainsi que les efforts accomplis pour les régler, devront être examinés. Ces dettes ne pourront être retenues contre l’étranger que si elles révèlent une volonté manifeste de ne pas s’en acquitter.
La loi ne prévoit donc aucune expulsion automatique sur la base d’un simple soupçon. Chaque dossier doit faire l’objet d’une appréciation globale et proportionnée. Plus l’étranger possède des attaches réelles et solides en Suède, notamment par son insertion dans la société ou sa situation familiale, plus les manquements devront être graves pour justifier le retrait de son titre.
Le virage migratoire désormais assumé
Le texte traduit un changement de doctrine clair : le droit au séjour est davantage lié au comportement de son titulaire, au respect des règles communes et à ses attaches effectives avec le pays. La seule ancienneté de présence ne suffit plus à garantir la même protection lorsqu’un titre a été obtenu sur la base d’informations erronées ou lorsque d’autres motifs légaux de retrait sont réunis.
Cette loi ne doit pas être confondue avec une autre réforme entrée en vigueur le 12 juillet. Celle-ci supprime, pour les personnes titulaires d’un permis lié à l’asile, la possibilité d’obtenir à terme un permis de séjour permanent. Les permis permanents déjà accordés ne sont pas remis en cause.
Stockholm poursuit donc un mouvement de restriction désormais assumé. Le message adressé aux nouveaux arrivants est limpide : l’accueil ouvre des droits, mais il impose aussi le respect durable des lois et des obligations envers la société d’accueil.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Suède : la bonne conduite devient un critère du droit au séjour”
Il est bien temps d’écrire noir sur blanc que » la bonne conduite devient un critère du droit au séjour ». C’est pourtant le BA=BA lorsque l’on est accueilli avec toutes les facilités sociales , financières et plus accompagnant cet accueil. En France cela va être coton pour ne pas dire impossible .
Les « jeunes » qui animent régulièrement les villes ne sont pas des migrants arrivés de la veille mais des descendants de ces immigrés si travailleurs, si méritants, si bien assimilés des années 60.
Faut pas rêver ; ce n’est pas avec ce ramassis de couilles molles constituant notre gouvernement que ce type de dispositions sera mis en place dans notre « Nouvelle France »…