Rennes. Plusieurs agressions de surveillants dans les prisons de la ville

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A Rennes, la prison des femmes n’en finit plus de faire parler d’elle. Déjà, un couteau long de 20 centimètres – dont 10 de lame – avait disparu et c’est FO-Pénitentiaire qui a dû tirer la sonnette d’alarme… et non, comme on aurait pu s’y attendre, la direction. Maintenant, une détenue qui s’est déjà illustrée en agressant des surveillants fin juillet et le 2 septembre dernier, a récidivé en tabassant une surveillante le 3 octobre dernier.

En revenant de parloir, elle a fait sonner le portique de détection. La surveillante – seule par manque d’effectif – lui demande de retirer sa veste. La détenue sort des médicaments et un briquet de ses poches. La surveillante dit à la détenue qu’elle va mettre de côté les médicaments pour s’assurer qu’elle a le droit de les avoir.

Une pluie de coups de pieds et de poings au niveau de l’abdomen, des flancs et des jambes

Mécontente de la trouvaille – et de la décision – de la surveillante, la détenue « saute violemment sur l’agent, l’attrapant par les cheveux », relate FO-Pénitentiaire Rennes. Puis « lui mord la main gauche tout en la griffant et en lui portant un coup au visage. La surveillante essuie alors une pluie de coups de pieds et de poings au niveau de l’abdomen, des flancs et des jambes mais réussie malgré tout à déclencher son alarme. La détenue continue à la couvrir de coups tout en l’insultant : « Salope ! Tiens, vas-y, prends ça ! ».

Elle n’est pas une inconnue : fin juillet, elle a escaladé un arbre en cour de promenade et agressé un agent pénitentiaire à coups de pied, mais n’a reçu que cinq jours de quartier disciplinaire. Le 2 septembre, elle a menacé de mort une surveillante, lui donné un coup de pied et craché sur les quatre agents qui essayaient de la maîtriser. Bien que cela soit la pratique, cette détenue violente n’a pas été transférée dans un autre établissement, ce que demandaient pourtant les agents. FO-Pénitentiaire exige le transfert de cette détenue et estime dans son communiqué que « ce drame aurait pu et dû être évité ».

A Rennes, le 9 septembre, un détenu placé sous main de justice (PPSMJ) et de surcroît en M.O.S (mesure d’ordre et de sécurité, c’est-à-dire un profil dangereux) et en attente de transfert vers un centre de détention a agressé des surveillants à la prison de Rennes-Vezin à plusieurs reprises. A l’appel, il prend une surveillante par le col et tente de l’entrainer dans sa cellule.

Ensuite, à l’ouverture de la porte, il attend les surveillants de pied ferme, bouilloire en main. Ordre lui est donné de sortir : « celui-ci refuse et se met en position de combat, poings levés. Il menace directement d’agresser le personnel présent », précise FO-Pénitentiaire dans son communiqué. Sorti par trois agents, il doit être maîtrisé. La palpation permet de découvrir deux briquets, un dans chaque main. « Son objectif était clair, il voulait se faire du  » bleu «  », relève le syndicat – c’est-à-dire qu’il voulait agresser le plus violemment possible des agents pénitentiaires. Il est transféré au quartier disciplinaire.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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