Lancé en 2013 outre-Manche, le concept de « Dry January » fait des émules dans d’autres pays. Êtes-vous prêts à traverser le mois de janvier sans boire une goutte d’alcool ? Les bienfaits d’une telle pratique sont nombreux.

Pionniers britanniques

La période des fêtes tout juste terminée, l’heure est désormais à la mise en pratique des bonnes résolutions prises pour la nouvelle année. Parmi les belles idées, souvent émises dans l’euphorie d’une table bien garnie à l’occasion de la Saint-Sylvestre, l’une d’entre elles a fait son chemin après avoir vu le jour en 2013 chez les Britanniques. Ceux-ci, pas toujours réputés le reste de l’année pour leur sobriété, se sont alors lancés un nouveau défi nommé « Dry January ». Le principe est simple : ne pas boire une goutte d’alcool pendant un mois.

Dorénavant, ce sont plusieurs millions de participants à travers le monde qui s’imposent (ou, du moins, essayent…) ce régime sec sur tout le mois de janvier. En Grande-Bretagne, le « Dry January » aurait même tendance à prendre un caractère institutionnel puisqu’une campagne en faveur de ce début d’année dans alcool est même diffusée sur les réseaux sociaux.

Dry January : quels bienfaits réels ?

Au-delà de l’effet d’annonce auprès de votre famille, de vos amis ou de vos collègues, quels avantages pour la santé pouvez-vous attendre de votre sobriété à toute épreuve durant ce « Dry January » ?

1. Votre état de santé général peut s’améliorer :

Vous n’êtes pas sans savoir qu’une consommation excessive d’alcool peut entraîner de graves problèmes de santé, comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et même le cancer. Ainsi, même si le fait de s’abstenir pendant un mois ne solutionnera pas les problèmes de santé à long terme, voici déjà un premier pas bénéfique.

De plus, bien que les effets de ce mois de janvier sans alcool sur le foie ne soient pas précisément déterminés, il s’avère que l’alcool exerce un stress métabolique sur le foie et qu’environ la moitié de tous les décès dus à une maladie du foie sont attribuables à une maladie hépatique liée à l’alcool. Ce répit d’un mois apparaît donc comme une bonne chose, à condition de ne pas partir dans l’excès inverse au cours des 11 suivants…

2. Faire le point sur votre rapport à l’alcool :

Pour ceux qui ont des doutes sur leur relation (dangereuse ?) avec l’alcool, le « Dry January » est aussi l’occasion de faire le point sur la question, une remise en cause ne faisant par ailleurs jamais de mal. Surtout si vous ne vous sentez pas en très bonne forme ces derniers temps et que vous soupçonnez que vos habitudes de consommation régulières (ou excessives) peuvent y contribuer.

3. Un meilleur sommeil pour plus d’énergie :

Ne plus consommer d’alcool peut améliorer considérablement le sommeil et la digestion. Par conséquent, vous vous sentirez plus énergiques et ressentirez ainsi une plus grande motivation pour faire de l’exercice et adopter de saines habitudes alimentaires générales. Enfin, une absence de consommation d’alcool permet aussi d’accroître votre productivité, votre concentration au travail tout en améliorant votre moral.

4. Un système immunitaire plus efficace :

Quant au système immunitaire, le « Dry January » permet aussi de le renforcer tandis que la consommation chronique d’alcool affaiblirait davantage la résistance du corps aux attaques extérieures, bien qu’il n’existe pas de preuves avérées sur cette hypothèse. Mais, là encore, sans attendre un consensus scientifique sur la question, un certain bon sens suppose que le fait de boire moins, de dormir plus et de faire plus d’exercice ne peut avoir qu’une influence positive sur votre système immunitaire.

5. Vous pourriez perdre du poids :

Si l’on ne pense pas directement à la consommation d’alcool lorsque l’on parle de perdre du poids, celle-ci a pourtant un impact. L’alcool a, en effet, une incidence car une boisson standard contient généralement environ 150 calories. Dans le cadre d’un régime, se passer d’alcool est donc une première privation qui n’impactera pas pour autant l’apport de nutriments utiles à votre organisme. Vous commencerez ainsi par éliminer le superflu. D’autant plus que l’alcool a la fâcheuse tendance de souvent amplifier la faim. Sans parler des ballonnements dont les buveurs de bière sont les premiers témoins.

6. Réévaluer la suite de votre relation avec l’alcool :

Une fois votre « Dry January » terminé, prenez le temps de faire un bilan sur ces quelques semaines sans alcool. Vous vous sentez mieux ? En meilleure santé ? Plus productif ? Avez-vous économisé de l’argent ? L’absence de consommation d’alcool a-t-elle handicapé votre sociabilité auprès de vos collègues ou de vos amis ?

Et si ce changement avait-été une révélation salvatrice pour vous ? Prêt pour une « Dry Year », voire une « Dry Life » ? Rendez-vous à la fin du mois.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0/MarcoMontero93)
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