La taxe carbone va-t-elle étouffer les Gilets jaunes ? [Vidéo]

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Elle fut à l’origine du soulèvement des Gilets jaunes. La taxe carbone n’a peut-être pas dit son dernier mot et pourrait bien faire son retour. Comment ?

Taxe carbone : réclamée par 86 députés

Ceux qui, parmi les Gilets jaunes, pensaient que la taxe carbone n’était plus qu’un lointain souvenir, vont peut-être devoir revoir leur enthousiasme à la baisse. En effet, plusieurs membres du gouvernement souhaitent mettre en œuvre cette taxe carbone sous une nouvelle forme. Rappelons que ce fut l’annonce de la hausse de cette taxe environnementale sur les émissions de dioxyde de carbone qui avait mis le feu aux poudres dans l’Hexagone à l’automne dernier. Bien avant le RIC et les doléances diverses du mouvement, la taxe carbone a été l’élément déclencheur de la crise des Gilets jaunes.

Malgré son abandon au début du mois de décembre dernier par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, cette taxe carbone est sur le point de revenir dans l’actualité au cours des prochaines semaines. Et celle-ci pourrait bien profiter du Grand débat national pour refaire parler d’elle.

Signe de convergence, à travers une tribune publiée dans le Figaro du 12 février, c’est un groupe composé de 86 élus de tous bords qui demande le rétablissement de la taxe carbone. Parmi ces réclamants, se trouvent ainsi Matthieu Orphelin, Joël Giraud (LREM), rapporteur du budget, Hugues Renson (LREM) et Sylvain Waserman (MoDem), vice-présidents de l’Assemblée, Barbara Pompili (LREM), présidente de commission, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, Agir et Indépendants, Christophe Bouillon (PS), Cédric Villani (LREM) et 78 autres députés.

Taxe carbone : ce qu’il faut savoir

Avant de se pencher sur ses évolutions potentielles à venir, faisons un bref état des lieux sur la taxe carbone. Cette dernière, basée sur les émissions de CO2, n’a pas connu de hausse au 31 janvier 2019, comme il en était initialement question. Toutefois, elle est toujours en place et la possibilité de valider une nouvelle hausse sera donc, à en croire la volonté de nombreux parlementaires et de certains membres du gouvernement, à l’ordre du jour des débats à venir.

Actuellement limitée à 44 euros la tonne de C02, la taxe carbone aurait dû augmenter de 10,40 euros au 1er janvier si le mouvement des Gilets jaunes n’avait pas changer la donne. Cette augmentation devait ainsi se répéter le premier jour de chaque année jusqu’en 2022. Une date à laquelle elle aurait atteint le montant de 86 euros par tonne de CO2.

Dès la mi-janvier, le ministre de la Transition Écologique et Solidaire François de Rugy n’avait d’ailleurs pas masqué ses intentions de voir la taxe carbone au coeur du Grand débat national. Qui se clôturera le 15 mars.

Quant à sa secrétaire d’État Brune Poirson, elle « croit dans l’importance d’une taxe carbone ».

Mais ne serait-il pas plus judicieux de s’intéresser en même temps aux incidences réelles en termes d’émission de CO2 de ces nouvelles taxes appliquées au fuel automobile ? Cela aurait peut-être le mérite de redistribuer les cartes concernant les solutions à envisager pour la transition énergétique globale qui, elle, ne fait pas vraiment débat. En bref, quitter la « vision Macron » pour une « vision macro »…

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Remi Jouan)
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