Saint-Herblain. Les riverains disent oui aux migrants… mais pas dans leurs jardins

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Les voisins du squat de migrants dans le gymnase de l’ancien collège Jeanne Bernard, propriété du diocèse, ont déchanté.

Le diocèse a refusé d’expulser les migrants, ni même de gérer le squat qui a grossi pendant l’hiver, passant de 60, puis 140 à plus de 300 migrants. Les riverains, qui racontent leurs misères sur Facebook, demandent cependant qu’ils soient envoyés ailleurs dans Nantes, car « c’est l’hiver », ils sont humanistes et ont un « plan d’action ».

Ledit plan d’action prévoit en réalité d’expédier les migrants « dans le foyer Gaston Turpin (70 places), l’ancien collège Notre-Dame du Bon Conseil (60 places) et l’ancien lycée Vial […] qui permettrait d’héberger une centaine de personnes. Pour les deux derniers lieux la gestion des locaux pourrait être confiée à une association, avec la signature d’un bail ». Les riverains ne disent cependant pas avec quel argent.

Le récit des riverains sur Facebook

Lors du squat de l’ex-lycée Vial l’été dernier, tout proche de la très bourgeoise rue de la Bastille, par des migrants et des militants d’extrême gauche guère éloignés des riches habitations de leurs parents, les riverains n’étaient pas franchement contents d’avoir les migrants. Le lycée Notre-Dame de Bon Conseil, situé entre Calvaire et Graslin, est vide. Cette hypothèse d’accueil a toujours été refusée par la municipalité socialiste : on peut être au cœur d’une métropole « ouverte et métissée » mais ne pas être téméraire.

Quant à la rue Gaston Turpin, elle se trouve dans un quartier qui accueille déjà plus de 200 migrants – au grand désespoir des riverains. Ceux des décideurs politiques ou associatifs qui leur conseillent d’accueillir toujours plus de migrants ne sont guère pressés de les accueillir chez eux ou dans leurs quartiers (Saint-Félix, Canclaux, Procé, etc.). Du reste, le parallèle est valable pour d’autres métropoles françaises, ce qu’expliquait déjà un géographe mal aimé de la bobocratie mais qui est très écouté par les Gilets jaunes, dont il avait, du reste, prévu la révolte.

Les habitants des quartiers, où ces braves riverains veulent transférer ces migrants qu’ils aiment, mais qui les agacent tant au quotidien, peuvent cependant lire avec attention le récit de leurs misères quotidiennes sur Facebook, écrites sans langue de bois par une riveraine. Quelques extraits, bruts de décoffrage.

Ainsi, le 8 février dernier : « Témoignage d’habitants du quartier qui ne fait malheureusement que confirmer nos craintes : une maison de notre rue a été visitée dans la nuit de mardi à mercredi. Les auteurs ont été interpellés dans le quartier par une patrouille de la BAC, ils transportaient des affaires provenant de cette maison. La propriétaire nous a informés qu’ils ont été jugés hier après-midi en comparution immédiate. Il s’agissait de 3 hommes majeurs (1 Tunisien et 2 Algériens) et d’1 mineur, tous occupants du gymnase Jeanne Bernard. Nous ne savons pas si les services Police et Mairie de Saint-Herblain ont été avisés de cet événement ».

Un commentaire, le 13 février dernier, à l’adresse d’un pro-migrant : « Ces jeunes ne sont certainement pas en fuite de pays en guerre, et vous le savez très bien. Ce que je constate aujourd’hui : trafic de drogue, altercation, nuisance sonore, tentatives de viol, cambriolages, etc. Aidez qui vous voulez mais faites-le bien, avec un minimum d’encadrement. Vous vous donnez bonne conscience mais jamais vous n’accepteriez de vivre dans de telles conditions. Vous voulez vous rendre utile ? Hébergez un migrant chez

« Savoir si c’était mon mari et sinon pourquoi je parlais avec un homme qui n’est pas mon mari. »

Le 6 février dernier : « 4h du matin ce matin, je suis réveillée par des hurlements, et des bourdonnements. Ces bruits viennent du gymnase, on dirait une ruche en pleine activité, c’est bizarre. Je comprends qu’une altercation a lieu à l’intérieur et que les acteurs ont réveillé tout le gymnase…[…] 3 hommes sortent, l’un d’entre est saoul et agressif, les 2 autres tentent patiemment de le calmer et l’empêche de rentrer dans le gymnase. Il gémit, hurle et part dans la rue. Un jeune sort à son tour et s’en va, ce doit être tout simplement insupportable ! Les deux autres personnes rentrent, c’est alors que le belligérant revient, qu’il « s’arme » d’une sorte de bâton (je ne vois pas bien) et rentre à son tour. A-t-il peur ? ou au contraire veut-il encore s’affronter ? Toujours est-il que le calme revient et que le quartier peut se rendormir. »

Le 5 février, encore « le gymnase 2 mois 1/2 plus tard… depuis 7 wc de chantiers ont été installés dans la cour, mais de ce que l’on voit, ils ne remplissent pas leur office correctement… Contrairement aux collectifs bien pensants, les riverains dans leur grande majorité sont persuadés de la nécessité d’évacuer ce squat synonyme de manque d’hygiène, insécurité, drogue, suspicion de prostitution, maladie ».

Le 3 février : « Un squatter, toujours le même, m’a interpellé par 2 fois alors que je partais de chez moi, bloquant ma voiture pour me demander de l’argent, de l’huile. Le problème n’est pas tellement la demande mais l’attitude (agressive) et les propos accompagnants (déplacés). Une troisième fois, je discutais avec un voisin, il m’a interpellé pour savoir si c’était mon mari et sinon pourquoi je parlais avec un homme qui n’est pas mon mari. On pourrait en rire mais cet homme est toujours saoul et cherche la confrontation. Lors de leurs passages dans la rue, ils jettent leurs déchets dans le jardin. Il y a de fréquentes disputes entre eux. J’ai vu une nuit un échange de sachets sous mes fenêtres sans aucun doute, le dealer est reparti vers le tram. Un certain nombre d’entre eux sans aborder, ont une attitude clairement hostile »…

Et c’est loin d’être le bout… Cependant de la part des militants pro-migrants, présents dans les commentaires, ces récits ne récoltent qu’accusations d’être dans la « rhétorique habituelle d’extrême droite » et accusations diverses. On se demande pourquoi ces militants ne sont pas pressés de loger ces migrants si gentils chez eux… Et comment les riverains vont pouvoir convaincre les habitants du bien-fondé du déménagement de ce squat vers un autre endroit.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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