Réchauffement climatique. Les marches pour le climat des étudiants sont des mascarades pathétiques. [L’Agora]

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C’est maintenant une habitude. Tous les vendredis après-midi, lycéens et étudiants sèchent les cours (avec l’approbation tacite de leurs enseignants) et défilent dans les rues sous le prétexte fumeux d’interpeller le gouvernement et de le forcer à lutter réellement contre le réchauffement climatique. Rien n’est plus pathétique que ces cortèges de jeunes vociférant des slogans sans queue ni tête et brandissant des petites pancartes de carton où sont écrit des jeux de mots dont le but est de faire le buzz et d’attirer les caméras. Passer à la télévision est too much.

D’abord, contrairement à ce que prétendent les médias, le réchauffement climatique ou du moins les thèses extrémistes du GIEC sont loin de faire l’unanimité chez les scientifiques. En fait, il existe un consensus de fait sur les points suivants :

La concentration du CO2 dans l’air augmente depuis 1880. Il contribue peut-être à l’effet de serre, mais un doute subsiste à la fois sur le mécanisme en jeu et sur l’ampleur de ses effets ; en tout cas, le gaz carbonique a un grand avantage : il dope les cultures. Grâce à lui, les famines ont été circonscrites et celles qui restent sont dues surtout aux guerres et à la mauvaise gouvernance.

Les températures ont descendu de 0.5° entre 1940 et 1970 puis sont remontées de 1,15 ° entre 1970 et 2018. On serait sur une sorte de plateau et les années records sont dues au phénomène El Nino. Les températures vont-elles se stabiliser ? Grimper doucement ou s’emballer comme le craint le G.I.E.C ? L’avenir nous le dira, mais en tout cas tous les modèles mis au point par le G.I.E.C se sont jusqu’à présent révélés faux.

La centaine de milliers de marégraphes disséminés sur toute la planète sont formels : la mer monte doucement et il n’y a rien de catastrophique pour l’instant. La submersion de villes côtières n’est pas d’actualité. Tout dépend en fait des conditions locales, des courants et de la fréquence de tempêtes. Des côtes rongées par l’érosion reculement fortement, des plages au contraire s’agrandissent. L’avancée des océans va peut-être s’accélérer dans les années qui viennent, mais la plus célèbre prédiction du G.I.E.C faite en 1995 : la submersion de Tuvalu ne s’est pas produite. L’île s’est même agrandie

La presse s’est faite l’écho de prédictions apocalyptiques sur les banquises du Groënland et de l’Antarctique. En les lisant, le lecteur pouvait croire que dans deux ans une grande part d’entre elles aurait disparu. Des articles plus mesurés ont été publiés par la suite : le péril n’est pas imminent. Il faut juste surveiller le phénomène et effectuer des mesures précises sur des périodes plus longues. Ce type d’études alarmistes a souvent des explications terre à terre. Des laboratoires cherchent des financements. Pour que les pouvoirs publics leur avancent des fonds, ils prétendent avoir déniché un problème crucial pour l’Humanité et ils accentuent leurs conclusions en choisissant avec soin le vocabulaire employé pour affoler l’opinion, alors qu’en réalité ils savent très bien que le danger n’est pas bien grand. Pour en revenir à la banquise qui recouvre l’Antarctique, d’autres scientifiques se demandent même si elle ne progresserait pas du fait des fortes chutes de neige qui se produisent au centre du continent !

En résumé, il convient d’être prudent. Il se peut que le G.I.E.C ait raison, mais cette hypothèse n’est pas la plus probable. Il se peut qu’on assiste à un réchauffement modéré qui pour finir sera en 2100 de 1,5 ° par rapport à 1940. Il se peut même que les températures baissent dans le futur (Personnellement, je n’y crois pas)

Les cortèges du vendredi sont donc absurdes. Ils résultent d’une manipulation de l’opinion, entreprise par des gens sincères qui se trompent de bonne foi tandis qu’en coulisses s’agitent des lobbies industriels qui s’enrichissent avec la priorité économique accordée à « transition écologique, Ces manifestations sont aussi des rassemblements « mystiques ». Il y a deux siècles, on organisait de grandes processions en brandissant des croix et en hurlant. « Dieu, pardonnez-nous nos péchés ». Les marches pour le climat procèdent du même mécanisme expiatoire. Ce sont avant tout des cérémonies religieuses.

En outre, les jeunes participants à ces meetings sont souvent hypocrites. Ils réclament des mesures concrètes, mais ils refuseraient énergiquement celles qui feraient réellement baisser la quantité de CO2 émise par la France. Il faudrait en effet interdire totalement l’avion, les croisières, revenir aux voiliers et aux trains, augmenter le prix du carburant jusqu’à un niveau tel que les consommateurs effrayés diviseraient par deux leurs déplacements. Pour ces jeunes bobos habitués depuis leur enfance à un certain confort, l’addition leur semblera vite trop lourde : ils n’auraient plus droit à vacances en Dominique ou en Grèce, aux échanges Erasmus, aux séjours de six mois aux USA. Nous arriverions peut-être avec cette politique écologique extrémiste et totalitaire à abaisser les rejets de CO2 de 30% (mais rien n’est sûr). En tout cas, toutes les autres mesures seraient trop cosmétiques pour avoir une quelconque influence. Or d’après M. Gervais, auteur de l’urgence climatique est un leurre avec 30 % de baisse des émissions de gaz carbonique, les températures mondiales diminueraient de 0.01 ° ! Cela vaut-il vraiment 6 millions de chômeurs ?

Il serait temps que M. Blanquer fasse preuve de fermeté. Manquer des cours pour une raison vaseuse et peu convaincante est inadmissible. Et même si nous étions menacés réellement par un réchauffement catastrophique (ce qui n’est pas le cas), se priver volontairement de « savoir » est un acte absurde (stupide ?), une forme de suicide. On a besoin d’ingénieurs, de biologistes, d’archéologues, de géologues, d’économistes pour surmonter la fin du pétrole et pour faciliter le passage à des énergies propres.

Christian de Moliner

AUTEUR DES ROMANS « LA GUERRE DE FRANCE » ET « JUSTE AVANT MA MORT

Crédit photo : DR
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