La NASA cherche des candidats pour rester au lit pendant deux mois à regarder des films et à lire des livres pour étudier les effets de la gravité artificielle. Une prestation rémunérée 16 500 euros…

Rester au lit pour la NASA

La NASA (National Aeronautics and Space Administration) et l’ESA (Agence spatiale européenne) mènent une étude conjointe afin d’apprendre comment la gravité artificielle peut contribuer à améliorer les problèmes de santé des astronautes qui s’aventurent dans des missions de longue durée.

Pour mener à bien leurs travaux, les deux organisations sont à la recherche de candidats pour effectuer une nouvelle série de tests qui vont se dérouler du mois de septembre au mois de décembre prochains. Quant aux tests en question, il s’agira pour ces 24 volontaires de rester allongés durant 60 jours dans un lit spécialisé. Une mission pour laquelle chaque participant recevra la jolie somme de 16 500 euros.

Pendant ces deux mois de « travail » qui se dérouleront à Cologne (Allemagne), les testeurs auront donc tout le temps pour lire des livres et regarder des films tandis que les scientifiques étudieront sur leurs corps les effets de la microgravité.

NASA
Source : ESA

Missions spatiales de longue durée

Parmi les conditions imposées aux volontaires, ces derniers devront donc rester allongés sur un lit incliné avec la tête à 6° sous l’horizontal pour simuler un voyage dans l’espace. De plus, ils passeront de temps en temps dans une centrifugeuse à bras court afin de « recréer la gravité » et ainsi renvoyer du sang vers les jambes.

Cependant, les candidats doivent répondre à certains critères : avoir entre 24 et 55 ans, être en bonne santé et parler allemand. Au cours de ces deux mois, les équipes de la NASA et de l’Agence spatiale européenne étudieront les individus 24 heures sur 24 afin de comprendre comment le corps des astronautes réagit lors de périodes prolongées dans l’espace. La principale préoccupation étant la perte de masse musculaire.

Ces batteries de tests ont un objectif bien précis : préparer au mieux les prochaines missions spatiales de longue durée. L’idée est alors de trouver le meilleur moyen pour irriguer correctement les astronautes lors de leurs voyages interorbitaux.

Gravité artificielle : quels effets ?

Autre enjeux de taille, celui de l’utilisation de la gravité artificielle, qui pourrait être la meilleure solution pour la protection de la santé des astronautes. Si, comme nous l’indiquions précédemment, la moitié des participants suivront des traitements similaires à ceux d’une chambre de gravité artificielle, l’autre moitié ne connaîtra pas ce « privilège ». L’expérience permettra donc d’établir une comparaison de la détérioration physique entre les deux groupes, avec et sans gravité artificielle.

Enfin, si l’étude en elle-même est prévue sur 60 jours, les candidats doivent disposer d’une disponibilité de trois mois. Une période d’orientation de cinq jours avant le commencement est programmée. De même qu’une période de réadaptation de deux semaines… De quoi faire prendre conscience aux volontaires des risques physiques encourus. Et relativiser ainsi le montant du salaire, pas si cher payé tout compte fait ! Les candidatures sont toujours ouvertes sur CE LIEN.

Crédit photo : DR
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