Toujours dans le cadre de la finale de la Coupe de la Ligue qui aura lieu ce soir, après les bonnes adresses à Lille et l’équipée du tracteur EAG – que les Guingampais espèrent peut-être mettre dans les buts, voici d’autres bonnes adresses de la région. Car le Nord – la Flandre, le Hainaut, l’Artois – ne se limite pas à Lille.

Le centre ferroviaire de la région est la ville de Douai, bien connue localement pour sa gare – dix voies à quai avec une numérotation plus qu’étrange, sa baraque à frites permanente de la place Carnot et la collégiale Saint-Pierre, emblème des Pays-Bas espagnols. Voyez aussi la monumentale, mais plus modeste, église Notre-Dame, et la non moins monumentale porte de Valenciennes située en face – les deux sont à cinq minutes de la gare. L’hôpital général XVIIe situé à deux rues est en revanche toujours en travaux – il est censé être transformé en hôtel de luxe.

Plus au sud encore, à une demi-heure de train – l’axe Lille-Arras est bien pourvu – Arras, capitale de l’Artois, son centre-ville Art Déco, ses deux places au style flamand, sa cathédrale – qui n’est qu’une abbatiale monumentale. Dans la ville natale de Maximilien de Robespierre (sa maison natale se visite dans la rue éponyme), on ne pouvait visiblement faire moins qu’araser la cathédrale. C’est donc l’abbatiale Saint-Vaast XVIIIe qui a pris la suite, flanquée d’une monumentale abbaye qui abrite médiathèque et musée des Beaux Arts.

Beaucoup plus vivante – et plus sûre, hormis le quartier de la gare – que Douai,  Arras dispose de bonnes adresses gastronomiques, notamment sur les places. Pour ceux qui veulent des frites et des spécialités locales, il y a la friterie Sensas, au coin de la place des Héros – de l’autre côté par rapport au beffroi. Pour les restaurants, voyez au fond de la Grand’Place – La Faisanderie au fond sur la gauche, très bonne adresse, et non moins bon – et très plein – le Ch’ti Charivari au coin de la rue Sainte-Croix.

Plus à l’est, Cambrai – pour y aller au plus vite, il faut passer par Douai. Son centre historique, sa cathédrale (hélas fermée dimanche après-midi sauf en été), l’église Saint-Géry sur le bord du plateau, les remparts subsistants, l’ensemble monumental quelque peu défraîchi de la gare et ses abords, les bêtises… Sur le plan gastronomique, deux étapes possibles : Le Pélican place Aristide Briand – c’est sur la grande place, un peu après la mairie et la Brasserie boulonnaise (Chez Dan et Béa), au coin de la rue des Liniers et du chevet de la Cathédrale.

A l’est encore, en se rapprochant de la Belgique (le bus n°5 y mène depuis la gare), Valenciennes – le centre-ville a brûlé en 1940 et a été reconstruit, les rues périphériques conservent cependant leur charme provincial 18e-19e. La basilique Notre-Dame du Saint-Cordon ne peut être admirée que de l’extérieur – elle est fermée depuis plus de dix ans, et à force d’inactivité la mairie se demande s’il ne faudra pas en raser la nef. Il y a une église Saint-Géry (encore), une ancienne église servant d’auditorium, quelques belles bâtisses et divers restaurants.

Les locaux recommandent et se pressent Chez mon Vieux, rue Derrière la Tour – c’est à l’un des coins de la place d’Armes, de l’autre côté par rapport à la mairie. Plus à l’est dans la même rue, après le Brit Hôtel, la Table de Christophe est aussi recommandée par les gens du cru.

A l’ouest de Lille, après Lens – sans grand intérêt pour le patrimoine, à moins d’être passionné de cités minières, il y a Béthune. Son centre art Déco, son église Saint-Vaast, le beffroi du XIVe – rescapé d’une ville à moitié rasée par la première guerre mondiale – et à côté plusieurs bons restaurants, dont le Bistrot Gourmand et L’Art des mets près de la gare, L’effet du Boeuf et Au Coq illico près du Beffroi, La Mama de l’autre côté de la place, L’O à la bouche près du Golf…

Enfin au nord de Lille au bout d’une ligne de chemin de fer très rurale et encore rescapée – elle était promise à la fermeture il y a peu, il y a Comines. Côté français, devant une église Art Déco hélas souvent fermée, L’Estaminet de Comines et son bon accueil, ou la Taverne Sainte-Marguerite. Côté belge – une fois passé le pont et une longue rue de débitants de tabac, le Revatom – drôle de nom pour un resto – ou le Petit Jules, juste après la frontière. Dans cette même rue on peut goûter des tourtes… russes (Koulebiakine), pas vraiment une spécialité locale, mais elles sont bien faites et de bonne qualité.

LM

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