langue bretonne

Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, a indiqué sa volonté de voir la région contribuer financièrement à la reconstruction de Notre-Dame de Paris à la suite de l’incendie qui l’a en partie détruite. Une décision qui ne fait pas l’unanimité et qui interpelle sur les priorités budgétaires de la collectivité tandis que la langue bretonne et le patrimoine breton manquent toujours cruellement de moyens.

Chesnais-Girard : l’argent breton pour reconstruire Notre-Dame

Avec l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, les aides financières de toutes parts ont déjà afflué pour permettre la reconstruction des parties endommagées. Le Conseil régional de Bretagne administrative (B4) compte, lui aussi, mettre la main au portefeuille. C’est en tous cas ce qu’a laissé entendre son président Loïg Chesnais-Girard sur Twitter :

« Je proposerai dès la prochaine réunion des élus régionaux que la Région Bretagne participe à la souscription nationale pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Après l’effroi, nous sommes maintenant dans le temps de la solidarité » a-t-il ainsi écrit.

La veille, il s’était déjà ému du tragique incendie sur le même réseau social en se présentant comme un « amoureux de Paris et de la France ».

La langue bretonne passera après Paris ?

Mais cette décision de mettre à contribution le budget du Conseil régional pour financer les réparations de Notre-Dame de Paris a suscité des réactions d’hostilité de certaines personnes. Qui posent parfois la question de la rénovation du patrimoine breton en priorité. Nombre de chapelles étant par exemple dans un état vétuste.

D’autres réactions portent quant à elles sur cet argent breton envoyé à Paris au détriment des aides attribuées pour la langue bretonne. Le collectif pour la défense et la promotion du breton Ai’ta ! interpelle le président du Conseil régional :

« Monsieur Loïg Chesnais-Girard, il n’y a pas d’argent pour augmenter le budget pour la langue bretonne mais il y en a pour reconstruire Notre-Dame de Paris ? N’y-a-t-il pas un léger problème quand on connaît le budget dérisoire de la région Bretagne par rapport aux autres régions d’Europe ? »

D’autres messages sur Twitter critiquent également ce choix de Loïg Chesnais-Girard :

Avec quelques passes d’armes dialectiques à la clé :

Reste à savoir désormais si les conseillers régionaux bretons vont se prononcer favorablement pour cette participation financière bretonne à destination de Paris…

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