A Nantes, un adolescent de 14 ans, très défavorablement connu de la police malgré son jeune âge, a été blessé ce 3 juin sur un lieu de deal actif de drogue, rue Nassivet sur l’île Beaulieu – et dans le quartier sensible du même nom – peu avant minuit. Il a été atteint par au moins trois tirs aux jambes et conduit au CHU dans un état grave.

La loi du silence

La dizaine d’individus présents sur le lieu de deal a refusé de communiquer avec  la police, qui a retrouvé sur place des douilles de Kalachnikov ; un scooter de grosse cylindrée aurait été vu peu avant les tirs. Cependant, les tirs dans les jambes résonnent comme un « avertissement » assez usuel dans le milieu des trafiquants de stupéfiants. « De plus, Beaulieu est devenu depuis des années le lieu de repli des trafiquants de Malakoff, qui ont passé le bras de Loire », relève un policier nantais.

La guerre des gangs continue de plus belle

Tout près, la rue Alain Gerbault a déjà connu un épisode de tirs ce 10 mai 2019, sur l’appartement d’un réfugié syrien qui a demandé à être relogé. Plus tôt, des tirs ont eu lieu dans la porte d’un immeuble et l’interphone de la rue Eugène Pergeline – par le plus grand des hasards, c’est aussi à Beaulieu que résident plusieurs personnes arrêtées dans l’affaire des fusillades de la place Mendès France à Beaulieu (quatre blessés dont un éborgné le 22 avril 2019) et de la rue Maréchal Joffre (le 23avril 2019, un mort).

Un commerçant de cette rue dénonçait d’ailleurs dans nos colonnes l’inaction totale de la mairie face à la guerre des gangs qui continue d’empoisonner les nuits nantaises.

Photo d’illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine