Les Jeunes Agriculteurs publient une lettre ouverte aux éleveurs porcins dans laquelle ils appellent à « stopper la braderie » de cette économie. Nous la reproduisons ci-dessous.

100 000 000 €. C’est le déficit de prix perçu par l’élevage porcin français en comparaison avec son homologue Allemand. Il traduit notre échec commercial, nous imposant un sursaut collectif dans notre approche du commerce car nous aurions tort de rejeter sur d’autres la responsabilité de cette situation, chaque éleveur doit agir à son niveau pour peser ensemble sur le prix.

Au-delà de ce constat, nous souhaitons regarder devant nous les perspectives que nous offre le marché. Il est pour nous, particulièrement choquant qu’en 2019 des éleveurs pensent que leur salut se fera seul, imaginant trouver sécurité auprès des abatteurs et de la GMS. Seule la rénovation rapide de nos outils collectifs permettra de construire un avenir pour des éleveurs indépendants. Dans ce sens, les travaux sur l’AOP (Association d’Organisations de Producteurs) ne doivent pas s’éterniser.

Nous saluons d’ailleurs les jeunes administrateurs des groupements impliqués dans ces travaux, et les encourageons à amplifier leurs efforts pour une mise en place rapide d’une AOP au service de tous les éleveurs. Le meilleur moyen dont disposent les éleveurs pour agir rapidement sur le prix, est de reprendre la main sur l’offre. Les poids moyens ayant baissé de près de 2 kg en 2 mois, il nous reste de la marge de manœuvre. Nous subissons le diktat des abatteurs sur les retards d’enlèvements depuis de nombreux hivers.

Reprenons la main en gérant la rétention pour influencer le prix ! Nous appelons tous les éleveurs à retarder dès maintenant la vente de leurs porcs, pour une action IMMEDIATE et COLLECTIVE sur le prix !

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