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L214 a porté plainte contre deux élevages porcins intensifs situés à Plénée-Jugon et Éréac, dans les Côtes d’Armor, cogérés par Bernard Rouxel, président de la Cooperl, ainsi que contre Carrefour. Selon France 3 Bretagne, cette plainte, déposée le 26 novembre au tribunal judiciaire de Saint-Malo, vise des faits de « mauvais traitements aux animaux commis par un professionnel » et des « pratiques commerciales trompeuses ».
Dans sa plainte, L214 évoque « un état sanitaire alarmant », des « bâtiments infestés de cafards », des cochons « blessés ou malades », vivant dans « une grande promiscuité sans accès à l’extérieur, la plupart sur un sol bétonné ». L’association cite également « l’ablation de la queue des cochons (caudectomie) et le meulage de leurs dents », des procédés « autorisés seulement en dernier recours et s’ils ne sont pas systématiques ».
La vidéo publiée par L214 montre des cochons blessés ou agonisants et des cafards qui grouillent le long des murs des cases des animaux. Ces élevages approvisionnent la Filière Qualité Carrefour. Contacté par l’AFP, Carrefour a qualifié ces pratiques d’« absolument inacceptables ».
Inspection de l’État : aucune non-conformité relevée
Alertée par le signalement, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a inspecté l’un des deux élevages le 26 novembre. Selon la préfecture des Côtes d’Armor, « aucune non-conformité n’a été relevée ». Un contrôle doit également être effectué dans la seconde exploitation.
La préfecture rappelle que des « inspections inopinées sont régulièrement effectuées », complétées par des vérifications portant sur la biosécurité, la protection animale et la sécurité sanitaire.
La Cooperl réagit en affirmant qu’« en ciblant symboliquement le président de la Cooperl, L214 essaye de mettre à mal la politique ambitieuse développée par notre coopérative en matière de durabilité ». Elle précise qu’« un plan de lutte contre les nuisibles, dont les blattes, est mis en œuvre » et que les animaux blessés sont « bien pris en charge et isolés pour être soignés ».
Suspension immédiate chez Carrefour et pression militante
Carrefour annonce « la suspension immédiate de ses approvisionnements en provenance de la ferme de Plénée-Jugon » et le lancement « d’un audit mené par un expert externe ». Il précise : « À l’issue de l’audit et des conclusions de l’enquête menée par les services vétérinaires, Carrefour décidera d’un éventuel déréférencement complet de ce fournisseur et se réserve également le droit de porter plainte ».
L214 maintient ses 35 rassemblements prévus le 29 novembre devant des magasins Carrefour. Selon Le Figaro, un « ticket de caisse de 12 m de long » sera déployé pour alerter sur le nombre d’animaux abattus. L’association défend aussi le « Plant Protein Pact », visant à « réduire la part des produits issus de l’élevage intensif ».
La Cooperl dénonce enfin une vidéo « tournée illégalement en élevage de porcs » et estime que L214 cherche à imposer « un modèle d’élevage sans avenir économique ».
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
9 réponses à “Scandale porcin en Bretagne : L214 met en cause deux élevages et Carrefour [Vidéo]”
Trop de complicités dans les supposés « contrôles »
Ce n’est pas compliqué, nous ne manquons pas d’espace en France : interdire tout élevage intensif !
On n’avait pas ces problèmes dans les élevages familiaux ceci dit les cochons se dévorent entre eux et on meule les dents! Bientôt les copains de l’Europe seront là donc plus de PORCS donc de Chrétiens!
Oh là là Raymond, quel amalgame réducteur. Je suis déçue. Manger du cochon, oh que oui, mais que ce cochon soit bien élevé dans l’exploitation (fille d’agriculteur, je peux me permettre). Rien à voir avec vos propos non constructifs. Le but de L214 n’est pas d’interdire la production porcine (et donc aucun rapport avec vos propos religieux), mais juste qu’elle soit un peu plus respectueuse du droit animal (qui finira de toute façon à l’abattoir on le sait bien). Sinon on finira comme aux USA, à produire à tout va sans se soucier des conditions de production de viande. Alors merci Raymond de tourner la prochaine fois 7 fois votre clavier avant d’écrire…
On vous a encore perdu monsieur Neveu… Vous mélangez tout.
Heureusement que L214 existe pour alerter sur ces elevages indignes !! C’est une goutte d’eau dans l’ocean mais une voix qui peut va grandir. Respect aux lanceurs d’alerte de la protection animale
Propagande a deux balles, images et vidéos sélectionnés facile de montrer 1% des erreurs des éleveurs quand tout le reste est bon !! Milantisme anti pesciste comment peut-on recevoir une plainte alors que les images sont obtenues illégalement ?? Vive la France !! Allez plutôt vous occuper et filmer la misère des gens dans le besoin, en Ehpad par exemple mais bon il n’y a pas de militantisme donc ca ne vous intéresse pas.
Qui n’est pas sensible au mieux-être animal ? C’est sûr que l’élevage intensif, c’est pas la panacée, qu’on parle de porcins ou de poulets. Mais, sauf à affamer les populations, on ne reviendra pas au modèle familial. Quoique ? Ne rêvons pas, L214 n’a pas pour finalité le bien-être animal : il s’agit de militants qui, à terme, se prononcent contre la consommation de viande. Il suffit d’aller sur le site de L214 pour voir leur préoccupation : « Réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030 ». Et en 2030, on proposera de réduire encore de 50 %. Etc. Jusqu’à la mort du dernier éleveur – ou du dernier cochon ?
L214 sont des lanceurs d’alerte, ils font ce que devraient mais ne font pas les médias de grand chemin, informer les consommateurs.Ces usines à viande ne représente pas seulement l’enfer pour ces pauvres bêtes, mais une source importante de pollution. Médicaments, antibiotiques, nécessaires pour lutter contre les maladies consécutives à une trop grande promiscuité et au stress permanent d’animaux élevés contre nature, sans aucune considération pour leurs besoins naturels fondamentaux.Sans parler dune nourriture ogm et la pollution des nappes phréatiques etc..
Condamner ces élevages concentrationnaires,c’est protéger l’environnement et la santé humaine.Manger du porc à ce prix c’est se faire l’avocat du diable. D’autant que cet animal sensible et sociable a une intelligence égale ou supérieure au chien selon les éthologues. Traiteriez vous votre animal familier de la sorte?
On n’oppose pas une souffrance à une autre. On a pas deux coeurs, un pour les animaux, un pour les hommes. Les deux mérite compassion et empathie.