Le cas de Mustapha Laabid fait jaser car condamné mais toujours député. Il gagnerait à se faire oublier. Une solution : partir en vacances au Maroc.

Mustapha Laabid (LREM), député de Rennes – Bruz , en avait gros sur la patate après sa condamnation à six mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour abus de confiance dans l’affaire du collectif Intermed (association d’insertion). D’où sa colère : « Depuis dix-huit mois, je subis haine et violences verbales sur les réseaux sociaux. La fachosphère, les Gilets jaunes, les insoumis et les petits soldats de la maire se régalent » (Le Télégramme, Bretagne, jeudi 22 août 2019).

Malheureusement, il devra allonger la liste de ses contempteurs ; en effet plusieurs de ses petits camarades du Palais-Bourbon n’apprécient pas qu’il ait conservé son mandat en faisant appel. Son cas a plus de mal à passer que celui de Richard Ferrand puisqu’il a été condamné. « Je suis beaucoup plus gêné par cette histoire, lui il a été condamné en première instance, témoigne une députée. On est plusieurs à en parler entre nous et à penser qu’il aurait dû être suspendu du groupe le temps de l’appel. » La même regrette la position officielle du groupe et de son président, exprimée dans un communiqué cet été rappelant que « la présomption d’innocence continue de s’appliquer » le temps de l’appel et excluant toute démission ou lise en congé (L’Obs, 19 septembre 2019).

Au rythme où vont les choses, Mustapha Laabid sera bientôt obligé de solliciter aide et assistance auprès du consul général de Maroc à Rennes, Malika Fathi.

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