Nantes : le squat de la « maison du peuple » menacé d’expulsion

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Installée le 2 juillet par l’extrême gauche dans l’ancien entrepôt et laboratoire d’un traiteur, 15 rue Jules Ferry à Nantes (entre mairie de Doulon et boulevard de Doulon), la « maison du peuple » est sous le coup d’un arrêté d’expulsion, au grand soulagement des riverains. Problème : outre les militants d’extrême gauche, elle abrite aussi des migrants en situation irrégulière, principalement des femmes et des enfants.

Ce bâtiment sans douche a d’abord abrité une quinzaine de sans-abris et les activités d’une centaine de militants d’extrême gauche, bien implantés dans le quartier Doulon, surtout à Dalby et autour de la Moutonnerie. Peu de rapport avec les « Gilets jaunes » qu’ils sont censés représenter : pour entrer dans la Maison du peuple, il faut appartenir à ce certain peuple qui fait partie des milieux et des collectifs d’ultra-gauche, militants ou pro-migrants.

Depuis, avec la complicité des collectifs de soutien aux migrants, des femmes et des enfants migrants ont été installés dans la Maison du peuple, au grand dam des riverains. « Le bâtiment est certes grand [1 200 m²] mais insalubre, amianté et bourré de polystyrène. Quand ça brûle, ça dégage des gaz nocifs », explique un voisin. « Ce bâtiment ne convient pas du tout pour l’hébergement, et c’est même une sorte de bombe à retardement pour le quartier s’il venait à brûler à cause de branchements défectueux ou d’une bouteille de gaz mal branchée ».

Le 3 octobre, l’expulsion de la Maison du peuple a été ordonnée par le juge, avec un délai de 48 heures pour quitter les lieux, dont le propriétaire a toujours refusé l’occupation, engageant une procédure d’expulsion dès que possible. Les militants ne se sont pas exécutés et se maintiennent dans le squat.

« Même si l’expulsion est prononcé, celle ci ne se déroulera pas immédiatement car cela prend du temps à mettre en œuvre et qu’elle ne peut être faite qu’a la demande du propriétaire, qui a ce jour ne l’a pas encore faite. Si celle ci est faite rapidement cela prouvera encore une fois que l’État à travers le préfet et sa chaîne de commandement (directeur de la sécurité publique et le commissaire divisionnaire de Nantes) se fiche de la condition humaine [sic] », écrivent les squatteurs dans le compte-rendu de l’AG du 4 octobre. Néanmoins, ils se préparent à l’inéluctable : « dans cette optique […] nous allons rencontrer le propriétaire dès ce lundi [7 octobre] afin de négocier un délai pour préparer le déménagement [sic] ».

Par ailleurs, ces derniers jours, un squat a été expulsé au sud-est de Nantes, à Basse-Goulaine. L’installation électrique bricolée d’une maison squattée à Bellevue, à l’ouest de la ZAD de Notre-Dame des Landes, a mis le feu à un matelas ce 2 octobre vers 21 heures, blessant légèrement un homme qui a tenté d’éteindre l’incendie.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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