À la suite de la publication le 10 novembre dernier de notre article sur l’usure générale du marché de Talensac, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais aussi au contexte général – avec la proximité des municipales en mars prochain – il semble que la mairie de Nantes ait compris l’intérêt de passer un coup de propre à Talensac. Ce qui a été commencé, mais il y a encore beaucoup de travail.

Lundi dernier, plusieurs hommes et trois nacelles de la société Yanet avaient commencé à aspirer toiles d’araignées et poussières sur le dessus des bâches qui protègent les bancs ainsi que les fermes sous le plafond du marché. Le travail continuait encore ce lundi 25 et devrait se poursuivre la semaine prochaine. Entre temps, ce lundi 25, plusieurs personnes installaient des décorations de Noël, dorées dans le marché et argentées au-dehors.

Cependant, le nettoyage des auvents – dont les plafonds sont sales et couverts de toiles d’araignées – n’est pas prévu. Le nettoyage réalisé par Yanet était cependant nécessaire : lundi 18, on voyait poussière et toiles d’araignées tomber en cascade. « Ça n’a pas été fait depuis au moins cinq ans », estimait un des nettoyeurs.

« Maintenant qu’ils ont accroché des décorations, on va devoir lever la tête… et voir la saleté du plafond. Un coup de peinture s’impose », remarque un vendeur. Un des installateurs passe la main sur une des barres de fer au-dessus des bancs… et la retire toute noire. À côté, des toiles d’araignée bien poussiéreuses couvrent une ombrière entre deux bancs – avec ses encoches, c’est un bon ramasse-poussière.

Dehors, les tags sur les viols, signés d’un A cerclé anarchiste, ont été recouverts de peinture grise. Visiblement posée à la va-vite puisqu’elle cloque, et qu’une partie de la zone concernée – l’auvent des producteurs, tout en haut – n’a même pas été couverte. Au-dessus, les briques ont été lavées sur 80 centimètres. « Au moins ces tags montrent que le marché a bien besoin d’être lavé », remarque un riverain.

Il reste aussi beaucoup de choses à rénover et à remettre au goût du jour. Dans le marché, les baffles de la sonorisation sont pendues, comme des boîtes de conserve, au-dessus des allées. Leur alimentation, des fils oranges – peu discrets – sont attachés tant bien que mal aux projecteurs, pendus sous les fermes du plafond. D’autres bricolages électriques épars parsèment le marché.

« Quand on sait que c’est un marché alimentaire, et même le grand marché alimentaire de Nantes, c’est vraiment la honte de voir l’état dans lequel Talensac est », relève un ouvrier. « Par rapport aux marchés couverts sur la côte, Talensac n’est plus aux normes, et même indigne de Nantes », relève un commerçant.

« On a une municipalité qui veut claquer 35 millions dans un Arbre aux Hérons dont l’utilité pose clairement question et qui a tellement d’argent qu’elle peut se permettre d’abandonner et de laisser cramer à Bellevue une voiture avec un arbre dedans, donc y en a certainement pour donner un bon coup de ménage et repeindre les murs ! » Vox populi, vox dei… surtout en période d’élections.

Louis Moulin

Crédit photos : Breizh-info.com
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