Environnement. Le débat public sur le parc éolien entre Groix et Belle-Île est ouvert

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Un débat public portant sur la construction d’un parc éolien flottant en Bretagne sud est ouvert depuis le 20 juillet. La zone concernée se situe entre l’ouest de Belle-Île-en-Mer et le sud de l’île de Groix.

Parc éolien : quel projet ?

Un débat public a été lancé le 20 juillet dernier concernant la construction d’un parc éolien flottant en Bretagne sud. Deux ensembles d’une puissance de de 250 mégawatts (MW) pour le premier (lequel sera attribué à un développeur éolien en 2021) et jusqu’à 500 mégawatts (MW) pour le second (affecté à partir de 2024). La zone d’étude se situe plus précisément à l’ouest de Belle-Île-en-Mer et au sud de l’île de Groix.

Ce nouveau débat public, censé s’achever le 30 novembre prochain, est le 10e du genre à porter sur la question d’un parc éolien en mer. Pour sa part, la présidente de la Commission nationale de débat public Chantal Jouanno, présente à Lorient le 20 juillet pour annoncé le calendrier du projet, a estimé que « cette consultation publique […] est une étape normale et souhaitée dans le cadre de tous les projets nationaux d’envergure qui touchent à l’environnement ».

Et nul doute que la consultation, destinée à recueillir les avis et remarques des citoyens, risque de susciter de l’intérêt sur le littoral de Bretagne sud. Le projet prévoit l’installation de 60 éoliennes de plus de 200 m de haut, réparties dans une zone de 600 km2.

Le débat public sur l'éolien flottant en Bretagne s'ouvre

La Bretagne terre d’éoliennes…

La concrétisation du projet, piloté par le ministère de la Transition écologique, la Région Bretagne et RTE (réseau de transport d’électricité), est envisagée pour 2025 selon les dernières annonces. Autre particularité de ce dispositif issu du Pacte électrique breton, il s’agira du premier parc éolien commercial flottant.

Le Conseil régional, par l’intermédiaire de Gaël Le Saout, présidente de la commission Économie, agriculture et mer, Europe, et spécifiquement en charge de la délégation énergies marines renouvelables, considère que ce projet éolien « est le fruit d’un travail partenarial réalisé au sein de la Conférence régionale mer et littoral qui réunit une centaine d’usagers de la mer ».

Sur le plan politique, rappelons à ce titre que les élus régionaux ont voté, en 2018, à l’unanimité la candidature à un appel d’offres européen de ce site en Bretagne sud pour l’installation d’un parc éolien flottant.

Dans le même temps, dans la Baie de Saint-Brieuc, un autre projet éolien, non-flottant celui-là, est l’objet de vives polémiques depuis de nombreuses années et est notamment critiqué par les pêcheurs locaux.

Des enjeux énergétiques contestés

Si les arguments anti-éoliennes ne manquent pas, tant sur le plan environnemental qu’énergétique, quels sont ceux des porteurs de ce nouveau chantier en Bretagne sud ? L’ambition, selon Gaël Le Saout, est « de couvrir d’ici 2030, un tiers des besoins électriques locaux en provenance des énergies marines et éoliennes flottantes ». Dans le même temps, elle a mis l’accent sur les enjeux économiques impliqués avec la création d’emplois, de marchés et de formations dédiés à l’éolien flottant : « J’en veux pour preuve les investissements engagés et les emplois générés avec le projet en cours en baie de Saint-Brieuc ». Là encore, pro et anti se feront leur propre idée…

Quant au débat public en lui-même, des réunions publiques sur les territoires concernés de Groix, Belle-Ile, Quiberon, Pays de Lorient et La Turballe vont être organisés durant la période d’ouverture. Ainsi que des sondages auprès des touristes durant cet été. Une campagne d’informations via une distribution papier dans les boites aux lettres est aussi prévue. De même que des stands d’animation sur les places publiques. Un site internet dédié doit également voir le jour.

Enfin, la préfète de la région Bretagne a, elle aussi, un avis sur ce possible futur parc éolien flottant : « c’est un projet de territoire et qui sera consensuel avec l’ouverture de ce débat public et démocratique. » En cas d’avis favorable, les premières études techniques et environnementales seront réalisées en juin 2021.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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