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Des citoyens persuadés de la « juste cause » de l´énergie verte, se font encore berner par des aigrefins profitant de la « vague verte ». Des projets de financements participatifs fleurissent encore dans l’éolien en Bretagne et ailleurs.
En France, nous n’avons pas encore connu un désastre aussi spectaculaire qu’en Allemagne avec la faillite en 2014 du fabricant d’éoliennes Prokon qui était financé par des « participations citoyennes ». Créé en 1995, cette entreprise avait la particularité d’avoir été financé par 75 000 petits investisseurs privés. Elle les avait alléchés avec un investissement présenté comme « éthique », et accompagné d’intérêts élevés (de 6 % à 8 %). Ce dépôt de bilan s’est soldé par de « gross » pertes pour de nombreux petits épargnants et a poussé le gouvernement allemand à demander aux autorités des marchés financiers (Bafin) un contrôle plus strict de ce type d’investissement… à haut risque.
En 2018, les faillites continuent… malgré le durcissement des règles après la celle retentissante de Prokon.
Mais, le modèle du « financement citoyen » de l’éolien (comme Prokon) est admiré… en Bretagne.
Le 13 juin 2014, « Les Echos » titraient « La Bretagne défriche le financement par les particuliers » au sujet d’un parc éolien à Béganne (Morbihan). Malgré les aides publiques puisées dans les poches des contribuables et la caution morale d’élus, le titre aurait dû être « La Bretagne s’engage dans les pièges à gogos ».
Les Bretons, ainsi que les éventuels émules partout en France, devraient être prévenus des risques. Les services de l´Etat seraient bien inspirés de mieux surveiller le secteur des énergies renouvelables (notamment éolien et photovoltaïque) considéré au-dessus de tout soupçon puisque c’est « pour sauver la planète ».
La loi de Transition énergétique sert de toile de fond à des affairistes sans scrupules. Voilà vers quel Nirvana socio-économique, « pourvoyeur de milliers d’emplois renouvelables et non délocalisables » Nicolas Hulot et bien des élus prétendent mener la collectivité française…
Qu’on se le dise !
Michel Gay
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