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L’Office Public de la Langue Bretonne a fait le point sur la rentrée scolaire de l’enseignement bilingue breton-français dans les établissements de la région. Des chiffres encourageants masquant mal une inquiétude de fond.
Comment se porte l’enseignement bilingue en Bretagne ?
Après avoir évoqué le cas particulier du réseau d’enseignement Diwan voilà quelques jours, quel bilan tirer plus généralement de la rentrée 2020 concernant l’enseignement bilingue breton-français ?
L’Office Public de la Langue Bretonne (OPLB) s’est attelé à la tâche et, en préambule, rappelle que la préparation de cette nouvelle rentrée a été très fortement perturbée par le confinement du printemps mais aussi par la mise en place de mesures sanitaires adaptées dans le contexte du Covid-19. En outre, cette situation exceptionnelle a eu pour conséquence une diffusion de l’information plus compliquée auprès des familles des élèves apprenant le breton.
Malgré cela, l’OPLB indique que la rentrée 2020 « confirme la dynamique de l’enseignement bilingue breton-français en pleine expansion ». Ainsi, belle récompense pour les défenseurs de la langue bretonne, la barre des 20 nouvelles ouvertures de classes a été franchie pour la première fois en ce mois de septembre dans le premier degré, toutes filières confondues, sur l’ensemble du secteur associatif, public, et privé.
Des ouvertures qui ont eu lieu sur l’ensemble des cinq départements bretons.
Langue bretonne : le point sur les ouvertures de classes
Quant à la répartition de ces ouvertures de nouvelles classes bilingues, le Finistère voit l’Éducation nationale élargir son offre d’enseignement public aux communes de Rosporden, RPI de La Feuillée/Brennilis/Loqueffret, Brest (5ème site public) et Plourin-lès-Morlaix. Dans le même temps, l’enseignement catholique ouvre de nouvelles filières dans le premier degré à Plouedern et Trégunc. Enfin, une troisième école du réseau Diwan a ouvert ses portes à Quimper.
Dans le Morbihan, l’enseignement public ouvre deux nouvelles filières à Lauzach et Ploemeur (2ème site public). L’école catholique n’y est pas non plus en reste avec, elle aussi, deux ouvertures à Monterblanc et Kervignac.
Du côté des Côtes-d’Armor, ce même enseignement catholique ouvre une classe à Plérin en cette rentrée 2020 tandis que le public ouvre à Ploubezre et à Prat dans le Trégor.
En Ille-et-Vilaine, la commune de Mordelles voit aussi l’enseignement catholique ouvrir une classe bilingue. Un dynamisme général de ce dernier relevé par l’OPLB puisque celui-ci note que « cela faisait 15 ans que l’enseignement catholique n’avait pas ouvert autant de nouvelles filières à l’occasion d’une seule rentrée scolaire ». Concernant l’enseignement public, 3 nouvelles filières voient le jour à Rennes (5ème site public), Vitré et Pleurtuit.
Enfin, la Loire-Atlantique répond elle aussi présente puisque l’Éducation nationale vient d’ouvrir deux nouvelles filières à Nantes (3ème site public) et à Saint-Nazaire. Là encore, l’Office Public de la Langue Bretonne se veut optimiste en relevant que « jamais l’Éducation nationale n’avait ouvert 2 nouveaux sites publics en une seule rentrée » en Loire-Atlantique. En 2019, c’est à Blain qu’une filière publique d’enseignement du breton avait été mise en place.

Source : OPLB
Un second degré qui se renforce
Au niveau de l’enseignement dans le second degré, c’est l’ouverture d’un deuxième lycée Diwan à Vannes qui retient l’attention en cette rentrée 2020. Un second degré qui totalise six nouvelles filières créées pour ce mois de septembre en Bretagne.
Les élèves du collège de Callac, dans les Côtes-d’Armor, se voient eux aussi proposer une nouvelle filière bilingue breton-français par l’Éducation nationale.
Pour sa part, l’enseignement catholique ouvre quatre nouvelles filières pour cette rentrée dans le secondaire. Sont concernés les collèges de Fouesnant, Carhaix et Vitré, ainsi que le lycée de Sainte-Anne-d’Auray.
Au total, un peu plus de 19 000 élèves sur l’ensemble du primaire et du secondaire devraient apprendre le breton lors de cette nouvelle année scolaire. Soit une hausse estimée entre 500 et 600 élèves par rapport aux effectifs de l’année 2019 selon l’OPLB. Le fruit d’un travail conséquent d’une multitude d’acteurs mais qui interroge toutefois : cela suffira-t-il à sauver la langue bretonne compte tenu du déclin du nombre de locuteurs, du manque de politiques ambitieuses de la part des différents exécutifs et des obstacles régulièrement posés par l’Éducation nationale ?
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

2 réponses à “Langue bretonne. Les filières d’enseignement bilingue se développent mais…”
Tout ceci est très encourageant. Il y a là une dynamique que rien ne semble pouvoir arrêter. Bien sûr, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais d’autres signes qui, bien que passés presque inaperçus, autorisent les plus grands espoirs, apparaissent çà et là. Ainsi, il y a deux ans, a paru, en un volume très élégant, une Bible complète en breton, ce qui ne s’était pas produit depuis la publication de la Bible de Le Gonidec, il y a presque deux cents ans. Quand on connaît l’influence qu’a exercée la traduction de Luther sur le devenir de la langue allemande ou celle de King James sur celui de la langue anglaise, ou encore celle dite de Gustave Vasa sur celui de la langue suédoise, on se dit que la parution de la Bible en breton des éditions Penkermin est une excellente nouvelle et pas seulement pour les croyants !
Marcel Texier, auteur de « La Bretagne n’a pas dit son dernier mot » (éditions Yorann Delacour)
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Bennozh Doue deoc’h mignoned ker!
Ne bevan ket ken e Breizh ha ne bevan ket ken e Bro C’hall ivez ; abaoe pell zo!
E Vro Italia bevan bremañ, e-kichen Bro Suis Romaneg ( »Suisse romanche » e galleg)).
Hiziv Bro C’Hall ne blij ket ken din tamm ebet … Echu!!!!!
Met plijout a ra din kalz gomzit brezhoneg …Un teñzor zo gant ar Brezhoneg!
Ober a ran gwellañ gourc’hemennoù deoc’h.
Ganeomp holl asambles e chomo bev ur yezh hag e oa prientet dezhi, re abred, un interamant a gentañ klas!
Nann, ar brezhoneg ne varvo ket, bev eo ar brezhoneg!
A galon.