Après la présidentielle américaine. Vers la sécession aux États-Unis ?

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Nous vous proposons ci-dessous un article extrait du site le Saker francophone, particulièrement intéressant au sujet d’un mouvement d’exode des conservateurs américains hors des États majoritairement à gauche. Avec des perspectives de sécession aux USA qui pourraient prendre de l’ampleur dans les mois, dans les années à venir, eu égard aux tensions politiques, culturelles, ethniques. 

Les signes ont vraiment commencé à se manifester à la fin du mois de janvier 2020 ; un exode de personnes se préparait, et il galvanisait les craintes des deux côtés du spectre politique. La situation de pandémie est citée par les principaux médias comme la cause première, mais en réalité la migration avait commencé au moins 3 ans plus tôt. Les Américains quittaient certains États et villes par dizaines de milliers, des endroits majoritairement à gauche dans leurs politiques et leur population, Californie, New York, Illinois, New Jersey, Maryland, Massachusetts, Connecticut, etc. ; tous ces États progressistes saignent leurs habitants depuis 2017, la pandémie n’ayant fait qu’accélérer la situation.

Un certain nombre de raisons sont avancées pour expliquer ce déplacement spectaculaire de population, mais deux raisons spécifiques se détachent du lot : l’économie et les idéaux politiques. La pandémie elle-même n’est qu’un facteur de motivation mineur. Il suffit de penser au fait que les habitants de la Californie ont quitté l’État en masse pour le Texas au cours de l’été, malgré le problème des pics d’infection de la Covid dans les principales zones métropolitaines du Lone Star State. Les gens ne s’en souciaient pas, ils voulaient juste quitter la Californie le plus vite possible.

Là encore, une des principales raisons invoquées par les anciens Californiens était la politique. Ce sont des conservateurs ou des modérés qui se sentaient isolés ou piégés dans un cloaque d’extrême gauche et ils ont réalisé que leurs perspectives d’avenir dépendaient de leur transplantation dans un endroit plus libre et moins bureaucratique.

Les conservateurs craignaient que la pandémie n’emporte les gauchistes hors de leurs ruches et qu’ils ne s’étendent à des régions plus conservatrices et ne « prennent le dessus ». Cela ne semble pas être le cas. En fait, il semble que la plupart des gauchistes refusent obstinément de reconnaître que leur État est en train de mourir et défendent activement les politiques de l’État sur le web. Regardez les commentaires furieux et délirants des progressistes californiens sur cet article d’opinion en Arizona leur disant de laisser derrière eux leurs politiques ratées s’ils s’installent dans cet État.

Ces personnes souffrent d’un grave aveuglement, et le fait qu’elles tentent encore de prétendre que des États comme la Californie sont économiquement stables montre à quel point elles sont vraiment délirantes. Les États conservateurs n’ont pas à s’inquiéter – les gauchistes sont trop bêtes pour se délocaliser. Ils vont s’asseoir parmi les cadavres en décomposition des États qu’ils ont détruits et prétendre que ça sent la rose. C’est ce qu’ils font ; quand ils ont tort ou quand ils ont échoué, ils doublent et triplent la mise. C’est leur caractéristique principale.

Dans mon État du Montana, les achats de biens immobiliers ont augmenté en flèche au cours de l’année dernière. Selon des données récentes, le nombre d’inscriptions dans les écoles a augmenté de 15 à 20 % dans des villes comme Missoula. Ce chiffre comprend les nouveaux élèves des écoles publiques ainsi que ceux inscrits à l’école à domicile, et c’est un pic énorme pour la région. La majorité des nouveaux élèves sont des greffés récents venus d’autres États. J’ai parlé personnellement avec des centaines de ces personnes et TOUTES m’ont dit qu’ils déménageaient au Montana parce qu’ils étaient conservateurs, beaucoup d’entre eux étaient des survivalistes et beaucoup d’entre eux voulaient être avec d’autres conservateurs au cas où le monde continuerait sa spirale descendante actuelle.

Ils mentionnent parfois la situation du coronavirus, mais ils ne s’inquiètent généralement pas du virus lui-même. Ils sont plutôt préoccupés par la réponse politique au virus. Cela signifie qu’ils veulent conserver leurs libertés, qu’ils n’aiment pas les restrictions draconiennes mises en place dans leurs anciens États et qu’ils essaient d’échapper au verrouillage des entreprises qui tue les économies locales.

Certains États comme la Californie ont réagi comme le font généralement les gauchistes, en cherchant à punir les gens qui s’éloignent du collectif. Une nouvelle loi sur l’impôt sur la fortune est notamment en préparation, qui obligerait les personnes à hauts revenus, comme les propriétaires d’entreprises quittant la Californie, à continuer de payer des impôts à l’État pendant dix ans, même s’ils n’y vivent plus. En d’autres termes, les propriétaires d’entreprises prospères qui quittent la Californie devront payer des impôts à deux gouvernements d’État distincts en même temps.

Le député californien Rob Bonta, l’un des partisans de la proposition d’impôt sur la fortune, affirme que la pandémie est à l’origine des difficultés économiques de la Californie, notamment d’une augmentation considérable de la population des sans-abri. Cependant, la montée en flèche de la pauvreté et du nombre de sans-abri s’est accentuée bien avant l’apparition du coronavirus. C’est la politique de la gauche dure du gouvernement de l’État qui a causé ce gâchis ; on ne peut pas tout mettre sur le dos de la Covid, même si des escrocs comme Bonta vont certainement essayer.

Le fait que les États de gauche soient sur le point d’instituer des sanctions ou des mesures dissuasives pour ceux qui seraient incité à partir (ce qui est d’ailleurs anticonstitutionnel), montre à quel point la migration est devenue néfaste pour eux. Franchement, il faut donner une leçon à ces gouvernements d’État, et l’une des seules leçons qu’ils comprennent est la perte de recettes fiscales.

Il n’est pas du tout surprenant que les conservateurs se précipitent vers la sortie, ces lieux sont en feu et les législateurs progressistes lancent des cocktails Molotov pour faire bonne mesure. Je suis seulement surpris par la vitesse et l’ampleur de la migration, tout se passe si vite que ça vous fait tourner la tête.

Ce que je veux dire, c’est que la migration est très réelle. Personne ne peut plus nier qu’elle a lieu. Mais qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir de l’Amérique ?

Comme je l’ai noté dans de précédents articles, à mon avis, le meilleur scénario que nous puissions espérer en tant que conservateurs est une balkanisation des États-Unis fondée sur des idéaux et des principes. D’après les données économiques et les bouleversements sociaux que je constate, je pense qu’il y a peu de chances que nous puissions sauver l’ensemble du pays à court terme. Au contraire, les conservateurs qui s’organisent au niveau régional sont les mieux placés pour mettre fin aux changements anticonstitutionnels généralisés de nos lois et à l’usurpation de notre culture.

Dans les zones rurales en particulier, nous jouissons d’une liberté bien plus grande et la majorité des gens n’ont aucun intérêt à respecter les restrictions de confinement. Nous les ignorons. Un de mes amis a récemment reçu la visite d’une famille de Californie et ils ont été étonnés de constater à quel point la vie quotidienne était « normale » dans le Montana. Ils m’ont dit que le simple fait de pouvoir aller au restaurant et d’y manger, ou d’entrer dans un magasin sans être obligé de porter un masque était un sentiment étrange, comme s’ils visitaient une nation étrangère.

Cela m’attriste. Le coronavirus ne vaut certainement pas cette perte de liberté.

Je soupçonne que la migration conservatrice entraînera des effets secondaires intéressants. Avant tout, il y aura des tentatives continues pour l’arrêter. À terme, des États comme la Californie essaieront de mettre en place des mesures allant au-delà de la simple sanction fiscale. Ils pourraient même essayer d’exploiter la pandémie pour justifier le verrouillage des frontières de l’État au nom de la « protection de la santé des citoyens ». Je ne serais pas surpris que les États très à gauche tentent activement d’empêcher physiquement les résidents de déménager.

Alors que l’économie continue de décliner et que la stagflation frappe, probablement très durement en 2021, quel que soit le président qui occupe le siège de la Maison Blanche (vous pouvez remercier la Réserve fédérale pour cela), les hausses de prix finiront par empêcher les Américains de pouvoir déménager de toute façon. Mais, pour les six prochains mois au moins, je pense que la migration va continuer à s’amplifier.

La congrégation actuelle des conservateurs est peut-être la première depuis longtemps qui cherche à construire un front unifié pour préserver le mode de vie américain, sans grand gouvernement, sans bureaucratie et sans subversion socialiste. Sans cette migration, nous n’avons aucune chance d’y parvenir, mais certains s’y opposeront.

J’ai remarqué que certains conservateurs et modérés prétendent qu’en quittant des endroits comme la Californie ou New York, le mouvement « abandonne la lutte » et expose ces régions à une prise de contrôle complète. Flash Info pour ces gens : vous avez déjà perdu ces États. Vous avez perdu ce combat. Ils ont été pris en main. Et, si vous comprenez un tant soit peu la stratégie, vous vous rendrez compte de la nécessité d’un retrait stratégique afin de pouvoir vivre pour mener d’autres batailles gagnables un autre jour.

Cette mentalité me rappelle celle des personnes qui disaient que les conservateurs ne devraient pas lancer leurs propres plate-formes de médias sociaux « parce que le vrai combat est sur Twitter et Facebook ». C’est une pensée naïve. Ces plates-formes sont la propriété de l’extrême gauche, et personne sur ces sites web ne sera convaincu par vos arguments, même s’ils sont raisonnables ou factuels. Il est temps de construire des alternatives plus libres et d’arrêter de gaspiller nos énergies pour des lemmings qui ne peuvent être sauvés.

Ce que je trouve le plus fascinant dans la migration actuelle, c’est qu’elle rassemble des conservateurs et des modérés ou des « libéraux classiques » qui ont été aliénés par les mouvements modernes de justice sociale. À mon avis, la plupart des libéraux modérés sont en fait des conservateurs ou des libertaires et ils ne sont pas encore prêts à l’admettre, mais je suis heureux de voir ces personnes travailler ensemble.

Le combat qui s’annonce va nous obliger à nous allier avec des gens qui ne partagent pas nécessairement TOUTES nos opinions, et c’est bien ainsi. L’objectif est d’arriver à la vérité, d’utiliser ce qui fonctionne le mieux et de maintenir un ensemble de principes culturels communs qui valorisent la liberté. Les Américains ne se délocalisent plus par commodité ou pour des raisons économiques – c’est en fait plutôt gênant et coûteux de se délocaliser de nos jours. Ils ne déménagent pas en raison du climat, de la disponibilité des emplois ou des salaires. Ils déménagent parce qu’ils ont un désir commun d’être libres. C’est vraiment aussi simple que cela.

Et plus vite les peuples libres se regrouperont, plus nous serons à l’abri des adeptes d’un État fort et des tyrans du monde. Si cela signifie que les États-Unis sont séparés pendant un certain temps, alors qu’il en soit ainsi. C’est mieux que de voir le pays tout entier s’effondrer parce que des gens rationnels ont été isolés les uns des autres.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

4 Commentaires

  1. Les Américains qui quittent les Etats de gauche pour des régions plus sereines ne sont pas uniquement des conservateurs. Des progressistes en font autant — j’en connais. Comme en France, les « progressistes » sont souvent des privilégiés qui ont les moyens de choisir leur résidence. Ils professent des idées pourries, mais ils ne sont pas idiots, ils savent bien que ces idées pourraient au bout du compte leur coûter cher, y compris physiquement. Un seul progressiste qui déménage pour le Colorado est plus significatif que cent conservateurs !

  2. Il me semble que cet éditorialiste américain fait un peu la même erreur d’analyse profonde que nos « penseurs » nationaux. Ce ne sont pas des forces de gauche, du « progrès », comme on dit, qui sont à la manœuvre, ces forces sont, en réalité, les otages, les outils inconscients des grands financiers mondialistes qui se servent d’eux pour bâtir des stratégies « sociales » qui leur permettent de mieux exploiter et museler les peuples. Les grands leaders démocrates ou républicains aux US appartiennent souvent aux mêmes réseaux, comme la Trilatérale et, en Europe, Bilderberg, où l’on retrouve des leaders dits de droite comme de gauche, avec les Think-tanks propagandistes qui vont bien. Soros, par exemple, n’est ni démocrate ni républicain, c’est un mondialiste dans la mouvance capitalo-neolibérale. C’est ainsi qu’en France, des bobos croient Macron de gauche alors qu’il n’est ni de l’un ni de l’autre mais affidé du système (notamment atlantiste) qui l’a mis en place. Il est là pour bâtir une UE fédérée, sans Nations, réduite à un système marchand, sans réelle souveraineté ( même si ce n’est pas tout à fait ce qu’il dit, parfois). Il faut donc se méfier de ces réactions apparemment intéressantes, surtout si elles vont dans le sens qui nous convient, car le piège est réel et c’est cela qu’il faut dénoncer « bruyamment »…Toutefois, il semblerait que les peuples, justement (grâce notamment aux réseaux…), commencent à comprendre le danger de ce mondialisme qui s’impose à eux. Alors, oui, un éclatement aux US, et non seulement celui-là mais aussi celui qui peut provenir du »conflit » ethnique, deviendrait possible. Mais alors, cela pourrait se traduire par une perte d’influence géopolitique, de la puissance militaire, des US; quid des réactions de la Chine? Devant de telles problématiques, la création d’une confédération Européenne, avec la Russie en alliance, devient plus que nécessaire.

  3. Bien sûr que par gauche libérale libertaire il faut entendre bobos mondialistes . La vraie droite étant assimilée aux conservateurs et ceux-ci aux souverainistes/identitaires.
    L a France n’est pas une nation fédérale mais la migration vers des territoires régionaux identifiés conservateurs déséquilibrerait le prisme politique et économique. C’est une piste à creuser devant la gestion de villes comme Paris ou les grandes villes tombées dans l’escarcelle EELV.

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