Nantes. Florian Le Teuff se voit négocier avec Macron…

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Il n’y a pas que le drapeau breton à installer à l’hôtel de ville qui mobilise les militants bretons de Nantes. Il y a également la réunification. Si Johanna Rolland peut leur donner satisfaction sur le premier point – ça ne mange pas de pain -, elle fera preuve de moins d’empressement pour le second. En effet elle ne peut pas se mettre à dos les élites nantaises (milieux d’affaires, hauts fonctionnaires, vieux crabes jacobins du PS) qui ont inventé les Pays de la Loire.

Un adjoint d’un genre un peu particulier

Au sein du conseil municipal de Nantes existe, depuis les récentes élections municipales, un adjoint aux « enjeux bretons ». Concession accordée par Johanna Rolland (PS) à ses alliés écologistes favorables à la Bretagne en général et à la réunification en particulier. À la vérité, Florian Le Teuff est un adjoint d’un genre un peu particulier. Activiste « footeux », « il a été le fer de lance de la contestation du projet de nouveau stade de football (nom de code : Yellopark), dont rêvait Waldemar Kita, président du FC Nantes, au cours du mandat écoulé. Projet initialement défendu par le maire, Johanna Rolland, avant d’être abandonné en rase campagne » (Presse-Océan, samedi 10 octobre 2020).

Mais aussi activiste « breizhou ». Il compte attaquer rapidement sur la question de la Bretagne. « Primo : obtenir un vœu du conseil municipal de Nantes demandant à l’État d’organiser un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Idéalement avant la fin de l’année. Secundo : créer une instance pérenne, dont il assurera la présidence, destinée « à mener la discussion avec l’État, définir les modalités de ce référendum et son périmètre opportun. » (Presse-Océan, samedi 10 octobre 2020). Optimiste, Florian Le Teuff espère obtenir la tenue d’un référendum d’ici la fin du mandat.

Secouer le cocotier

À la vérité, on voit mal Macron se lancer dans une opération ne présentant aucun intérêt national à moins de deux ans de l’élection présidentielle ; il aura d’autres chats à fouetter. Mais reconnaissons à Le Teuff la volonté de secouer le cocotier même si « seule une loi peut changer les limites régionales », comme le rappelle Patrick Mareschal, ancien président socialiste du département de Loire-Atlantique et défenseur de la Bretagne à cinq (Ouest-France, Loire-Atlantique, vendredi 9 octobre 2020).

Le bouillonnement breton qui se manifeste depuis quelque temps à Nantes montre qu’une nouvelle génération militante est apparue, moins culturelle que le Mouvement breton traditionnel mais davantage portée sur les questions institutionnelles. Florian Le Teuff en est un bel exemple, ainsi que Christophe Prugne, président de l’association «  À la bretonne ! ».

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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5 Commentaires

  1. Si Macron veut, il peut … mais je pense qu’il ne mesure même pas ce que ça pourrait lui rapporter que de réunifier la Bretagne … Malheureusement …
    Il ne pense qu’aux élites, aux riches etc et s’est détourné du peuple et de ses souhaits depuis bien longtemps … d’ailleurs, il n’en vient même pas … mais c’est dommage qu’il faille encore se battre bec et ongles contre une décision initialement allemande/nazie/pétainiste, rappelons-le …

    • et oui,on marche toujours au bruit des bottes..Pétain ne peut être oublié tant que la Bretagne ne sera pas réunifiée 👍😷

  2. Permettez nous de relever deux erreurs et une expression dévalorisante dans ce texte.
    Première erreur quant à la décision de séparer
    la Loire Atlantique de l’ensemble breton du point de vue juridique. Etant donné que les lois et décrets pris sous le régime de Vichy ont été considérés comme nuls en 1945, la Loire Atlantique ( Loire Inférieure à l’époque) restait donc incluse dans l’ensemble breton. Ce n’est qu’en 1955 que ce département a été inclus dans un autre espace « d’action régionale » , séparation confirmée par un autre acte juridique en 1960.
    Seconde remarque. Parler de RETOUR de la Loire Atlantique dans la Bretagne plutôt que de rattachement serait plus exact sur le plan sémantique.
    Enfin on peut s’étonner de l’utilisation faite du terme « breizhou » , terme assez péjoratif couremment utilisé par ceux qui dénigrent toute valeur à ce qui a trait à la question bretonne bretonne.

    A greiz kalon

  3. le concept de région Bretagne est dépassé réveillez-vous, on est au 21e siècle. Les régions Bretagne et Pays de la Loire sont très étroitement liées depuis plus de 50 ans, à tous les niveaux. Il y a interdépendance de ces 2 régions sur le plan économique. Enormément de relations entre Angers et nantes ou Laval et Rennes, sans parler de la Vendée avec Nantes et le Choletais. Bref faire une région Bretagne à 5 n’a aucun sens. C’est une Région Loire-Bretagne qu’il faut construire, la seule qui a la taille critique mais aussi une vraie cohérence territoriale.

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