Nantes sacrifie son Auberge de Jeunesse au profit des migrants

Émotion ce lundi matin rue Moquechien à Nantes, à deux pas de la préfecture de Loire-Atlantique : la police évacuait les migrants qui squattaient un vaste gymnase depuis le début de l’année. Mais pas question de les mettre sur le trottoir, encore moins de renvoyer chez eux ceux qui ne disposent pas d’un titre de séjour en règle.

Prévenus par affichettes dès le 13 novembre, déménagés avec égards, les occupants illicites ont été relogés à l’ancienne Auberge de Jeunesse de Nantes. Celle-ci était installée depuis près de quarante ans dans les locaux de l’ancienne manufacture des tabacs, boulevard de Stalingrad. Un bâtiment rénové à grand frais par la ville de Nantes afin d’accueillir de nombreuses activités municipales et associatives. Pour une auberge de jeunesse, l’emplacement, à deux pas de la gare, était idéal.

Affilié à la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ), l’établissement proposait des lits en petits dortoirs à des conditions très économiques (dernier tarif : 22,65 euros la nuit). Il a décompté 16 000 nuitées l’an dernier. Mais sa réputation avait fléchi depuis deux ou trois ans. Les commentaires de voyageurs devenaient franchement négatifs. L’état des sanitaires, notamment, appelait des travaux de rénovation. La fermeture de l’Auberge pour cause de confinement, en mars 2020, aurait été l’occasion de les engager. Mais la Ville de Nantes avait manifestement une autre idée en tête. Le bail de la FUAJ s’achevait en novembre 2020. Il n’était pas question de le renouveler. « On a surtout compris que la ville voulait récupérer les locaux », déclarait David Le Carré, délégué général de la Fuaj, à Frédéric Brenon, du quotidien 20 Minutes, voici quelques semaines. « On n’a même pas tenté de discuter. »

Les migrants préférés aux jeunes voyageurs

L’objectif inavoué de Johanna Rolland était clair : il s’agissait d’installer dans les lieux quelque 120 migrants. Oh ! pas dans les conditions dégradées imposées ces derniers mois aux jeunes touristes. L’auberge de jeunesse a été très correctement retapée pour y installer les clandestins bien plus confortablement que dans le gymnase squatté.

Depuis près de vingt ans, Nantes voudrait devenir une ville touristique de première importance. Elle consacre à cet objectif des budgets importants – et pas toujours bien gérés. Mais quand l’occasion s’en présente, elle se met en quatre non pour des visiteurs intéressés par la ville et son histoire mais pour des « touristes » qui se fichent d’elle comme d’une guigne. Ils ne paieront même pas les 22,65 euros du tarif Auberge de jeunesse, et il faudra les nourrir par-dessus le marché ! Quant aux jeunes touristes authentiques, ils seront priés d’aller déposer leur sac à dos dans d’autres villes.

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4 réponses

  1. Cela n’est pas le pire.

    A^près 16h, passez voir à l’hôtel Cardinal, l’hôtel de la Gare, l’hôtel Terminus et autres, près de la gare,
    au Campanile à Rezé,
    et tant d’autres (Saint Herblain ouest notamment)…
    Disons 50euro la nuitée.
    Depuis des années, les gérants de ce genre d’hôtel sont bien contents de percevoir une recette régulière
    qui compense les fluctuations de fréquentation (surtout durant cette pandémie).

    Donc, pour chaque « mineur étranger isolé », au minimum 50euro x 30 (dont petit-déj) + 60 chèques déjeuner + 270euro de pécule…
    Ca fait ? PLUS DE 2000euro par individu chaque mois.
    C’est ainsi que la Ville de Nantes, faute de foyers,
    paie l’hébergement de plusieurs centaines de jeunes « mineurs »
    dont beaucoup ont de la barbe au menton, des Nike et un Samsung Galaxy,
    et dont 15% deviennent dealers.
    Estimations publiées par Ouest France.

    Dans les établissements précités,
    le jeune africain « migrant » (dont le pays n’est souvent ni en guère ni en situation de famine)
    est plus avantagé que la femme de chambre nantaise.

  2. …Précision utile, pour compléter mon avis plus haut,
    quant au nombre mensuel d’arrivants en Loire Atlantique…
    Il y a trois ans, Ouest France l’estimait à 500.
    Nous disons bien « Loire Atlantique ».
    Guemené Penfao ? Riaillé ? Pontchâteau ? Legé ?
    Nenni…
    Rien n’est trop beau pour ces « migrants » ; alors à Nantes, bien sûr.
    Alors, pour poursuivre le calcul…
    Si tous étaient logés dans des hôtels,
    cela représenterait AU MINIMUM 500 x 2000 € =, 1.000.000 € CHAQUE MOIS.
    Heureusement, nous n’en sommes pas là.

    Cependant…
    Retour au quotidien.
    Le visiteur sort de la gare SNCF nord.
    À gauche : la faune des hôtels douteux, puis le carré Feydaux, le Bouffay, Commerce (alias Dealers),
    la Petite Hollande, le Quai de la Fesse (surnom nantais), et autres joyeusetés.
    À droite : la Manufacture, Dalby et autres secteurs pas très sécures, jusqu’à Doulon, le Pin Sec.
    Et la mère Rolland ose parler d’attirer le touriste ?
    Le seul tourisme qu’on ait actuellement, hélas, c’est le tourisme sanitaire.

    Ayant dit,
    nedeleg laouen.

Les commentaires sont fermés.

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