Terrorisme économique aux États-Unis. Quand banques et entreprises se détournent de Donald Trump…

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Après les GAFA l’ayant chassé de l’espace médiatique, Donald Trump doit désormais faire face à une pression économique avec la perspective de voir des banques et des entreprises le boycotter lui ainsi que la Trump Organization.

Les ressources financières de Donald Trump ciblées

C’est une intense campagne d’attaques contre Donald Trump qui s’est mise en place depuis les évènements du Capitole le 6 janvier dernier. Après la suspension des comptes du président des États-Unis sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook dans un premier temps, il n’y a pas que sa capacité à communiquer avec ses électeurs et partisans qui est visée : il est désormais également attaqué sur le plan économique. Après le terrorisme médiatique, voici venu le temps de la tentative d’étouffement financier…

Nous relations ainsi le 11 janvier que la plateforme de paiement en ligne Stripe avait à son tour décidé de bloquer les dons concernant la campagne de Donald Trump aux USA. Ce qui a pour conséquences d’empêcher désormais les acteurs de la campagne de Donald Trump d’accepter les dons par carte de crédit.

Autre société à compliquer la tâche économique du clan Trump, la plateforme de commerce électronique Shopify a interdit la boutique en ligne TrumpStore.com en argumentant sa décision par le fait que « Shopify ne tolère pas les actions qui incitent à la violence »…

Au tour de Deutsche Bank de fausser compagnie au président US ?

Mais la série ne semble pas vouloir s’arrêter là puisque le 12 janvier, c’est cette fois Deutsche Bank qui a annoncé sa volonté de boycotter Donald Trump. Si la banque est le principal créancier de la Trump Organization, elle souhaite lui tourner le dos suite à l’invasion du Capitole. La dirigeante de la filiale américaine de la banque, Christiana Riley, avait ainsi condamné l’action des supporters du candidat républicain la semaine passée sur le réseau professionnel LinkedIn, dénonçant « un jour sombre pour l’Amérique et (sa) démocratie ». Et d’ajouter : « La violence n’a pas sa place dans notre société et les scènes qui se sont déroulées sont une honte pour la nation tout entière ».

Cet abandon de la part de la Deutsche Bank ne concerne pas que la seule personne de Donald Trump mais aussi toutes ses entreprises. La décision intervient alors que la Trump Organization (conglomérat dirigé par les deux fils de Donald Trump) doit encore 340 millions de dollars de prêts à la banque pour un terrain de golf à Miami et des hôtels à Washington et Chicago. De quoi entretenir encore un certain temps la relation malgré tout…

Des firmes se détournent des républicains

À la suite de la Deutsche Bank, la banque américaine Signature Bank, où a siégé au conseil d’administration par le passé Ivanka Trump, a elle aussi choisi de prendre ses distances. Selon le New York Times, relayant les confidences d’un porte-parole de l’établissement, deux des comptes personnels (abritant environ 5,3 millions de dollars) de Donald Trump devraient bientôt être fermés.

Cherchant visiblement à souffler dans le sens du vent, Signature Bank s’est aussi engagée, toujours selon le porte-parole, « à ne plus collaborer à l’avenir avec aucun des membres du Congrès ayant voté contre » la certification de l’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis le 6 janvier.

Outre les établissements bancaires, plusieurs firmes ont décidé elles aussi de cibler Donald Trump et ses alliés en annonçant la suspension des donations au Parti républicain. C’est notamment le cas d’Amazon, General Electric, AT&T, Dow, Comcast, Verizon, American Express, Airbnb, Best Buy et Mastercard. Certaines entreprises, comme Hallmark, ont même demandé à deux sénateurs républicains de « rendre l’argent ».

Les prochaines semaines auront au moins un avantage pour Donald Trump : ce sera l’occasion pour lui de compter ses fidèles.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 Commentaires

  1. ce qui se passe aux usa est la copie conforme de ce qui se passait en union sovietique
    les dissidents y étaient traité de la même façon ; l’oligarchie qui détient la presse et le numérique , outre la finance et l’économie , détruit socialement les dissidents
    le totalitarisme d’Orwell en « live ».

  2. Le « sanctionneur » sanctionné !…
    Intéressant que vous titriez « Terrorisme économique ».
    Je ne me souviens pas d’une telle réaction à propos des sanctions imposées par les USA de Donald Trump à l’Iran, la Syrie, par exemple, ou à un grand nombre d’autres pays… Un trou de mémoire ?

  3. On peut saluer les colonnes de Breizh-info, qui soulignent -pour les aveugles, ou les persifleurs- des éléments les invitant à quitter les « Pravda », bien citées par Poutine.
    Le Trump bashing a en effet fait long feu, face aux cartes biseautées exposées au fil des jours, par l’ensemble des pouvoirs interlopes corrompus.
    Les terrorismes religieux, politiques et économiques sont, et demeurent, de sinistre mémoire, et il est salutaire de les pointer du doigt avant qu’il ne soit trop tard… sauf pour les étourdis, rêvant de vivre actuellement en Syrie ou en Iran…

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