Nantes. Après la marche blanche pour le jeune tué aux Dervallières, des riverains dénoncent « une fumisterie »

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Ils ne décolèrent pas – après la marche blanche des proches du jeune Abdelghani , 15 ans, tué le 11 janvier dernier suite à une fusillade au 12, rue Edmond Bertreux, un point de deal juteux et disputé, les riverains dénoncent une «fumisterie » et appellent au secours. Leur immeuble – et le quartier tout entier est pris dans l’étau d’une lutte entre gangs – du Breil et de Bellevue, deux quartiers « sensibles » voisins et ils craignent que le sang ne coule à nouveau.

« Cette marche blanche, c’est du foutage de gueule », tempête un habitant d’un immeuble voisin. « On fait passer ce jeune pour victime d’une balle perdue alors qu’il rentrait de l’école, en bas de chez lui. Il s’en est pris quatre – dont une à l’œil et la carotide – il était clairement visé, c’était à 500 m de chez lui, une demi-heure après le couvre-feu ».

Selon nos informations, le jeune en question s’en était vertement pris à un riverain qui lui reprochait de participer au deal. « La maire ne connait rien des tenants et des aboutissants, et s’est prêtée au cinéma fait par la famille. C’est une vraie fumisterie, au Building les gens ne sont pas dupes et n’en peuvent plus qu’on nous ignore et qu’on se fiche de notre gueule », clame encore un habitant, excédé.

«  Elle est où Johanna Rolland ? Elle est où la police ? »

« On est traumatisés par ces coups de feu à répétition, y compris en plein après-midi, à cause de leur trafic de merde, on peut se faire tuer en sortant de chez nous pour travailler ou faire les courses. Elle est où Johanna Rolland ? Elle est où la police ? Ils sont où les élus, en-dehors des élections ? A quoi ils servent ? Ceux qui commandent dans ce quartier, au point d’avoir droit de vie et de mort sur nous tous, ce sont les dealers. C’est eux qui gouvernent, et que les habitants se prennent des balles, tout le monde s’en fout, Johanna en tête », poursuit-il.

« Si les Dervallières étaient un pays,  il y aurait une kalachnikov sur le drapeau officiel, comme sur celui du Mozambique », ironise un étudiant qui loue dans le quartier, « attiré par le faible loyer, je comprends pourquoi maintenant et je vais me tirer d’ici au plus vite. Le seul avantage ici, c’est que si tu fumes des joints, t’as pas loin à aller pour la came. Aussi, pour mourir, il suffit de traverser la rue, ça Macron ne l’avait pas prévu, lui ».

Un homme, originaire d’Afrique du nord qui connait la famille tente de donner quelques éléments d’explication : « c’est une famille de blédards, première génération en France. Ils sont de Kabylie, là où le gamin sera enterré d’ailleurs. Il vaut mieux pour eux dire que leur gamin a pris une balle perdue, même si c’est quatre et que visiblement elles n’étaient pas arrivées par hasard ».

« Dans le quartier et parmi les trafiquants, le nom du tireur est déjà connu »

Un autre habitant du quartier note « l’ironie de demander justice pour lui devant le Palais de Justice alors que dans le quartier et parmi les trafiquants, le nom du tireur est déjà connu, ainsi que son quartier d’origine. Dans ce contexte, les manifestants ont demandé que le prix du sang soit versé, ce n’est pas de la justice, c’est de la vengeance privée. Un appel au meurtre quoi, dans une manif autorisée. On nage en plein surréalisme ».

Certains habitants du quartier ont des raisons de douter de l’Histoire « officielle » du gamin mort en rentrant de l’école. Selon nos informations, une famille d’un dealer arrêté récemment dans le cadre d’un autre trafic de drogue, dans le même quartier des Dervallières, vient d’acquérir deux biens au Maroc, leur pays d’origine. « Seulement dans cette famille, personne n’a de travail… officiellement du moins ».

Aristide Saccard

Crédit photo : DR
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