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En Flandre, la section jeunesse du Vlaams Belang lance une campagne contre le couvre-feu instauré depuis quatre mois par le gouvernement fédéral. Une mesure jugée « inconstitutionnelle » par les jeunes militants flamands.
Le Vlaams Belang Jongeren en lutte contre le couvre-feu
Après la levée du couvre-feu ordonnée aux Pays-Bas le 16 février par un tribunal de La Haye, cette mesure de restriction est également très mal perçue en Flandre voisine par les jeunes nationalistes flamands. En effet, le Vlaams Belang Jongeren (VBJ), à savoir la section jeunesse du Vlaams Belang, a lancé une campagne au slogan explicite : « Arrêtez le couvre-feu ».
Selon Filip Brusselmans, président du VBJ, « avec le couvre-feu, le gouvernement fédéral montre sa propre impuissance ». Et il ne manque pas d’imager son propos : « C’est comme s’il interdisait les voitures pour éviter les infractions routières ». Il décrit ce couvre-feu comme étant une mesure « absurde », représentant une « violation de la liberté du bon citoyen et de la jeunesse ! »
Een avondklok om de coronamaatregelen af te dwingen, is zoals alle auto’s verbieden om ervoor te zorgen dat niemand nog door het rood rijdt. Weg ermee! https://t.co/hZsdom3lQG pic.twitter.com/iztI5FrQnw
— VBJ (@vbjongeren) February 17, 2021
Une pétition en ligne contre une mesure « inconstitutionnelle »
En parallèle, le Vlaams Belang Jongeren a aussi lancé une pétition en ligne pour demander la levée du couvre-feu. De plus, les jeunes nationalistes flamands ont à opposer au gouvernement fédéral que ces mesures restrictives appliquées depuis désormais quatre mois seraient « sans effets démontrables » sur la pandémie de Covid-19.
Le VBJ critique aussi l’absence de cadre juridique clair autour de la mise en place de ce couvre-feu, considérant ce dernier comme étant « inconstitutionnel », tandis qu’aucune date de fin n’est pour l’heure communiquée.
Pour les jeunes du Vlaams Belang, « la mesure la plus appropriée, cependant, s’applique déjà : l’interdiction de se réunir. ». Et Filip Brusselmans d’inciter le gouvernement fédéral à appliquer fermement cette règle « au lieu d’intimider les non-contrevenants ».
Les militants du VBJ ont annoncé par ailleurs que la campagne sur les réseaux sociaux s’accompagnera de plusieurs actions. À ceux qui leur reprocherait une supposée irresponsabilité, ils rétorquent : « Nous n’appelons pas à la violation des lois et en tant que parti responsable, nous comprenons que des mesures fortes soient nécessaires dans une crise grave, mais fortes ne doivent pas nécessairement signifier absurdes ou inconstitutionnelles. » Un bon sens qui fait cruellement défaut aux autorités, tant en Belgique qu’en France…
Crédit photo : vlaamsbelang.org (photo d’illustration)
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