Brest. « Sans langue bretonne, pas de Bretagne » : retour sur la mobilisation pour Diwan [Vidéo]

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Les défenseurs de la langue bretonne étaient entre 1500 et 2 000 le 20 février à Brest pour protester contre la réduction du volume horaire d’enseignement du breton par l’Éducation nationale. Retour sur une journée de mobilisation qui s’avère plutôt être un succès pour Diwan compte tenu du contexte sanitaire et météorologique.

À Brest, Diwan mobilise ses soutiens

Malgré le vent et la pluie, malgré le contexte sanitaire et une annonce de rassemblement faite seulement quelques jours auparavant, Diwan, réseau associatif d’enseignement en langue bretonne, a pu compter sur une base certaine de soutiens samedi 20 février, place de la liberté à Brest. Entre 1 500 et 2 000 personnes s’étaient effectivement déplacées à l’appel de Diwan et Kevre Breizh, coordination des associations culturelles bretonnes, pour protester contre la modification du nombre d’heures d’enseignement du breton.

L’Éducation nationale ayant ainsi décidé de ne plus calculer ce volume horaire par classe mais par niveau à partir de la rentrée 2021. Une mesure absurde dont nous évoquions les conséquences déplorables pour les élèves scolarisés à Diwan voilà quelques jours :

Écoles Diwan. L’Éducation nationale souhaite réduire le nombre d’heures de breton

De la Bretagne à la Corse, les langues régionales attaquées

Avec un nombre d’heures d’enseignement du breton étant susceptible d’être divisé par trois pour les élèves de certains établissements du secondaire à la suite de cette modification, difficile de ne pas y voir là une attaque en règle contre le breton dans les collèges Diwan de la part de l’État. Autre conséquence de ce changement, certains enseignants pourraient voir leur poste disparaître.

Le sentiment de colère et d’injustice régnant chez les élèves, parents d’élèves et enseignants de Diwan est aussi partagé par Kevre Breizh, qui considère que « cette attaque contre le breton dans les collèges Diwan s’inscrit dans une politique plus générale du ministre de l’Éducation nationale contre les langues régionales, contrairement à ce qu’il affirme avec un aplomb surprenant ».

La coordination des associations culturelles bretonnes souligne également que la réforme du lycée du baccalauréat par le ministre Jean-Michel Blanquer a entraîné « une chute des élèves en option langue régionale dans toutes les académies de France depuis 2018. » Un constat qui est aussi fait par les défenseurs de la langue corse, signe que le jacobinisme sourd et aveugle n’épargne aucune identité régionale dans l’Hexagone.

« Sans langue bretonne, pas de Bretagne ! »

En amont de ce rassemblement du 20 février, les élèves du collège Diwan du Relecq-Kerhuon s’étaient notamment attelés à préparer des banderoles pour le jour J. Dont certaines étaient destinées à rappeler à l’Éducation nationale quelques évidences : « Hep Brezhoneg, Breizh ebet ! », « Sans langue bretonne, pas de Bretagne ! ». Il n’est pas dit cependant que Jean-Michel Blanquer voit les choses pareillement…

À Nantes, la Vice Présidente de Nantes Métropole et conseillère municipale à la Culture Aziliz Gouez avait aussi appelé à rejoindre la manifestation brestoise :

Retour en images sur la mobilisation de Diwan :

Diwan
Source : page Facebook Diwan

Diwan
Source : page Facebook Diwan

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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1 COMMENTAIRE

  1. Plijout a ra din kalz gomzit brezhoneg: Un teñzor zo gant ar Brezhoneg!
    Ganeomp holl asambles e chomo bev ur yezh hag e oa prientet dezhi, re abred, un interamant a gentañ klas!
    Nann, ar brezhoneg ne varvo ket, bev eo ar brezhoneg!
    A galon.

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